Pierre Laprade

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Femme accoudée, collection privée

François Pierre Laprade est un peintre français né en 1875 à Narbonne et mort à Fontenay-aux-Roses en 1931.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu bourgeois et cultivé, fils d'un procureur de la République[1], il fréquente l'atelier de Bourdelle à l'âge de vingt-et-un ans et bien que voué à la magistrature, le sculpteur l'encourage dans la voie artistique. Il entre à l'école des Beaux-Arts et n'y reste pas, préférant le travail solitaire. En 1900, Ambroise Vollard lui achète sa première œuvre et rencontre Henri Matisse à L'Académie Carrière et les futurs Fauves auprès desquels il exposera en 1905 au Salon d'automne. Il participe au Salon des indépendants de 1901 et a une exposition particulière chez Ambroise Vollard. Il travaille avec le céramiste André Methey ( 1871-1920) et réalise pour Eugène Druet des lithographies pour une édition de Manon Lescaut.

En 1906, il voyage en Italie et en Hollande et expose en groupe chez Berthe Weill. Il a une première exposition chez Druet et participe à la Libre Esthétique à Bruxelles en 1907. En 1911, il exécute la première série des Pantins et se marie avec Christiane de Gourcuff. En 1913, il expose à l'« Armory Show » à New-York et à Chicago. Engagé durant la guerre de 1914-1918, il est décoré de la Croix de Guerre. Membre fondateur du Salon des Tuileries, il y expose jusqu'en 1930. En 1925, c'est la série des Églises et des Cathédrales, il décore un service de table et en 1926 expose à la « Jeune peinture contemporaine » chez Bernheim-jeune et chez Katia Granoff. Jusqu'en 1930, il illustre des œuvres littéraires notamment : Vers et Prose de Paul Valéry, Les fêtes galantes de Verlaine, Un amour de Swann de Marcel Proust.

La poésie de Laprade apparaît dans ce désir de rendre impalpable l'air qui circule entre toutes choses, celle du lieu, son ambiance, faite de nostalgie et d'incertitude. Il aime les harmonies douces et blondes, c'est une invitation à une autre vision, celle de l'extérieur. Ses paysages en effet sont souvent des vues plongeantes prises du haut d'un balcon, d'une terrasse ou d'une colline, nostalgie de l'infini...Sa touche suggère plus qu'elle ne décrit. La matière s'exprime dans un sfumato de blancs crémeux teintés de gris verts, sans s'éloigner trop de cette école française du paysage, de cette douce rêverie...

Certaines de ses œuvres sont visibles en France au musée du Luxembourg, au Petit Palais, aux musées de Lyon et de Toulouse, etc.

Quelques-unes de ses œuvres...[modifier | modifier le code]

  • Intérieur à la fenêtre ouverte, huile sur toile, 73 × 60 cm, Troyes, Musée d'art moderne
  • Bouquet de fleurs des champs, huile sur toile, 61,5 × 38 cm, Musée André Malraux, Le Havre
  • Saint-Trojan, terrasse, huile sur toile, 60 × 73 cm, Musée André Malraux, Le Havre
  • Nature morte aux fleurs, huile sur toile, 48 × 30 cm, Musée national d'art occidental, Tōkyō
  • Bal Masqué, huile sur toile, 60 × 73 cm, Collection Particulière, Paris
Bal masqué hst Paris

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Raymond Coffinhal-Laprade

Sources[modifier | modifier le code]

  • Catalogue : Fenêtre sur..., Musée des Beaux-Arts de Roanne, 2002
  • De Courbet à Matisse, Donation Senn-Foulds, Somogy éditions d'art, 2005

Lien externe[modifier | modifier le code]

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