Pierre III d'Aragon

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Pierre III d'Aragon
Pierre III le Grand(Nuova cronica, f° 123v, ms. Chigiano, v. 1315, Bibliothèque vaticane).
Pierre III le Grand
(Nuova cronica, f° 123v, ms. Chigiano, v. 1315, Bibliothèque vaticane).
Titre
Souverain de la couronne d'Aragon
27 juillet 12762 novembre 1285
Prédécesseur Jacques Ier
Successeur Alphonse III
Roi de Sicile
30 août 12822 novembre 1285
Prédécesseur Charles Ier
Successeur Jacques II
Biographie
Titre complet Roi d'Aragon, comte de Barcelone, roi de Valence
Dynastie Maison d'Aragon
Date de naissance été 1240
Lieu de naissance Valence
Date de décès 2 novembre 1285
Lieu de décès Vilafranca del Penedès
Sépulture monastère de Santes Creus
Père Jacques Ier
Mère Yolande de Hongrie
Conjoint Constance II de Sicile
Enfant(s) Alphonse III
Jacques II
Isabelle de Portugal
Frédéric II

Pierre III d'Aragon
Souverain de la couronne d'Aragon

Pierre III d'Aragon dit le Grand (en catalan Pere el Gran, en castillan Pedro el Grande), né en juillet ou août 1240 à Valence et mort le 11 novembre 1285 à Vilafranca del Penedès[1], fut roi d'Aragon et comte de Ribagorce de 1276 à 1285 sous le nom de Pierre III d'Aragon, comte de Barcelone, de Gérone, d'Osona, de Besalú et de Pallars Jussà de 1276 à 1285 sous le nom de Pierre II de Barcelone, roi de Valence de 1276 à 1285 sous le nom de Pierre Ier de Valence et roi de Sicile (insulaire) de 1282 à 1285 sous le nom de Pierre Ier de Sicile[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Premier fils du second mariage du roi Jacques Ier le Conquérant avec Yolande de Hongrie Arpad, il reçoit dans un premier projet de partage daté de 1241 l'héritage de Valence, des Baléares, du Roussillon et de la Cerdagne. Après la mort de sa mère en 1251, il est confié aux soins de Jaspert IV, vicomte de Castelnou, de Guillaume de Castelnou, frère du précédent, de Gilabert de Cruïlles et d'Alón de Hostes.

En 1262, il épousa Constance de Sicile, fille et héritière de Manfred de Hohenstaufen. Après les Vêpres siciliennes (30 mars 1282), il s'empara de l'île de Sicile et devint roi de Sicile (Pierre Ier) de 1282 à 1285.

Les rapports entre Pierre (Pere) III d'Aragon, l'aîné, et Jacques (Jaume) Ier de Majorque, le cadet, tous deux fils de Jacques Ier le Conquérant, furent toujours tendus. Le roi d'Aragon voyait les terres de son frère (Roussillon et Baléares, la capitale étant située à Perpignan) comme une verrue dans les siennes, alors que le roi de Majorque y voyait une entité cohérente.

La guerre contre Charles Ier d'Anjou, replié à Naples, continua jusqu'en 1285. Cette année-là, le roi de France Philippe III le Hardi mena une expédition appelée croisade d'Aragon, visant à remettre à Charles, son propre fils de quinze ans, le trône d'Aragon. Cette croisade fut un échec pour le roi de France. La maladie décima son armée. Lui-même, atteint de dysenterie, arriva à Perpignan, la capitale de son allié Jacques Ier de Majorque, pour y mourir. Malgré ce succès, Pierre III, miné par les guerres continuelles de son règne, mourut quelques mois après.

Après sa mort, il laissa l'Aragon, Valence et Barcelone à son fils aîné Alphonse III, roi de 1285 à 1291, tandis que le cadet, sous le nom de Jacques Ier, recevait la Sicile.

La mort précoce d'Alphonse III, en 1291, fit revenir l'Aragon, Valence et Barcelone dans les mains de son frère, qui devint roi sous le nom de Jacques II le Juste (1291-1337)

Le premier alpiniste ?[modifier | modifier le code]

Vers 1280 : Première ascension attestée du pic du Canigou (pic emblématique des Catalans de 2784 m, situé dans le Roussillon) par Pierre III. Cette ascension est évoquée dans une chronique épique d'un moine italien du XIIIe siècle, Fra Salimbene. Il semble cependant que le monarque ne soit pas allé jusqu'au sommet du pic. En effet, le chroniqueur franciscain écrit que Pierre III vit au sommet un dragon sortant d'un lac. Cette indication pourrait correspondre au lieu-dit "les estanyols" (les étangs), environ 500 m en contrebas.

Un roi troubadour[modifier | modifier le code]

Peire roi d'Aragon est l'auteur d'au moins deux coblas

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (ca) Armand de Fluvià (préf. Josep M. Salrach), Els primitius comtats i vescomptats de Catalunya : Cronologia de comtes i vescomtes, Barcelone, Enciclopèdia catalana, coll. « Biblioteca universitària » (no 11),‎ avril 1989, 238 p. (ISBN 84-7739-076-2), p. 31
  • (ca) Jaume Sobrequés i Callicó et Mercè Morales i Montoya, Contes, reis, comtesses i reines de Catalunya, Barcelone, Editorial Base, coll. « Base Històrica » (no 75),‎ avril 2011, 272 p. (ISBN 978-84-15267-24-9), p. 99-102

Lien externe[modifier | modifier le code]