Pierre Heymann

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« Une allée dans la forêt, une nef naturelle sans doute à l'origine des architectures de nos cathédrales gothiques.»

Pierre René Heymann, né le 10 avril 1950 à Paris, est un artiste peintre français. Dès 1972 il travaille sur une dialectique de la forme et de la couleur.

Autodidacte de vocation, il n'a jamais voulu subir un enseignement dirigiste. À partir de mai 1968, porté par le mouvement Hippie, se voulant citoyen du monde, il voyage et gagne son pain en faisant des portraits ou autres petits boulots. [réf. nécessaire]

Il se stabilise à Paris en 1971 et entre comme secrétaire à la Galerie Simone Heller spécialisée dans l'art moderne et notamment ceux qu'on a appelé les "petits cubistes" tel Albert Gleizes, Auguste Herbin, Jean Metzinger, Auguste Harzic, les abstraits comme Jacinto Salvado, Otto Nebel, Sigismond Kolos-Vary, Paul Szasz, Julien Dinou, et les constructivistes tel César Domela, Vincent Batbedat (...)[1].

Parallèlement il suit les cours d'histoire de l'art et fréquente le Cabinet des dessins du musée du Louvre. Il participe activement aux sessions de modèle vivant de l'Atelier Visconti animée par Henri de Montrond, élève d'Albert Gleizes. Dans le courant des années 1980-1990 il en devient animateur[2].

Refusant de payer pour montrer son travail, il expose pour la première fois en 1975 à l'école International House une série de 40 dessins, gouaches, aquarelles, acryliques et huiles. Dans les années qui suivent ses travaux se retrouvent exposés à la Galerie Simone Heller, à l'Atelier Visconti, à la Société générale, à l'Institut national des industries d'art graphique (INIAG), au Crédit agricole, au mensuel L'Impatient, à un hôpital de la Croix-Rouge, aux restaurants À Parts égales, à la Domus medica, à l'Assemblée nationale française, au Ministère de l'Économie solidaire et en divers endroits d'Île-de-France.[réf. nécessaire]

Il expose aussi au Salon Jeune Peinture en 1986, au Salon de mai (Grand Palais) en 1987, à la grande halle de la Villette pour l'exposition "89 Avant Première" en 1988, puis fixe son choix sur le Salon Art Sacré expression spirituelle en 1989[3].

D'autres activités notoires complètent les travaux de Pierre Heymann

  • participe au renouvellement de la station de radio FIP par l'ORTF devenue Radio France en 1974 ;
  • le schéma original de la voiture « monospace » telle qu'elle existe aujourd'hui. En 1982 lorsqu'il travaillait à l'Institut national de la consommation (INC), sur les essais comparatifs d'automobiles, l'idée lui vint de la voiture idéale. Il en fit une esquisse et la transmis à Alain Dubois Dumée, alors directeur de la communication de la régie Renault. Deux ans plus tard, en 1984 sorti de ses usines le premier "Espace" mis au point par Matra.[réf. nécessaire]
  • la fondation du CREST en 1985. Le CREST (Centre de recherches et d'études sur les stratégies et les technologies) de l'École polytechnique par François Mitterrand en 1987[4]. Devenu CCREEST - Centre culturel de rencontres esthétiques, éthique, scientifique et technique en 2001, cet organisme continue ses activités sur Internet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Galerie Simone Heller, 33, rue de Seine, Paris VIe (1954/1978)
  2. Atekier Visconti, 4 rue Visconti, Paris VIe
  3. Ce salon fondé par Joseph Pichard avec les pères dominicains Marie-Alain Couturier et Pie Raymond Régamey en 1951, veut revivifier le domaine du sacré. Soutenu par André Malraux dans les années soixante, ce salon artistique a connu son heure de gloire avec le parallèle Salon Art et matière, réservé a une spiritualité dite profane. En 1991 Pierre Heymann reprend les rênes de ce dernier salon qui en était à sa 40e session. Sans aucune subvention, il propose le SAESAM dont il organisera trois expositions : en 1994 et 1995 au théâtre Trianon à Montmartre, puis à la galerie de Nesle en janvier 2001.
  4. CREST de Polytechnique sous la présidence de Thierry de Montbrial. Organisme qui a évolué en Centre de recherche en économie et statistique.