Pierre Demours

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Pierre Demours

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Pierre Demours, pastel de Quentin de La Tour

Naissance 1702
Marseille (France)
Décès Juin 1795
Champs Ophtalmologie
Zoologie
Traduction
Diplôme Avignon

Pierre Demours, né en 1702 à Marseille et mort en 1795[1], est un oculiste, traducteur et zoologiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Demours est le fils d'un pharmacien de Marseille[2]. On ne doit pas le confondre avec son fils, Antoine Pierre Demours, qui a également laissé son nom en médecine oculaire[3] et dont l’œuvre reconnaît celle de son père[4].

Il étudie la médecine à Avignon puis à Paris, où il devient licencié. C'est à Avignon qu'il obtient son doctorat en médecine. Il retourne se perfectionner à Paris, où Duverney le prend comme assistant. À la mort de Duverney en 1730 il est choisi par Pierre Chirac pour lui succéder comme démonstrateur au Jardin du Roi. Mais quand Chirac meurt, on renverse beaucoup de ses attributions de poste[5], dont celle de Demours. Il songe à retourner à Avignon ; Antoine Petit le choisit alors comme assistant[6].

Petit lui conseille de se consacrer au traitement des maladies des yeux, ce qui est déjà un centre d'intérêt pour Demours. Il y obtient bientôt un grand succès et enrichit de plusieurs découvertes la chirurgie oculaire.

En zoologie Demours est le premier à décrire et expliquer le mode de reproduction particulier du crapaud alyte accoucheur (Alytes obstetricans). Toutefois il ne vainc pas le scepticisme de ses contemporains et ce n'est qu'en 1872 qu'Arthur de l'Isle du Dréneuf fait revivre ses observations.

On lui doit de nombreuses traductions de l'anglais vers le français.

Demours meurt en 1795. Il était membre de l'Académie des sciences, membre de la Royal Society, oculiste du roi et garde du cabinet d'histoire naturelle du Jardin du roi[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Domaine Titre Année Étendue
Traduction William Burdon, Le manuel du cavalier 1737 Livre
Médecine Observations concernant l'histoire naturelle, et les maladies des yeux 1740 Livre
Traduction
Médecine
Essais et observations de médecine de la Société d'Edinbourg : ouvrage […] augmenté par le traducteur d'observations concernant l'histoire naturelle, et les maladies des yeux (OCLC 1909981) 1740–1747 Livre
Zoologie « Observations sur le crapaud mâle accoucheur de la femelle[8] »

Histoire de l'Académie royale des sciences, hist. 28

1741 Article
Médecine Sur la structure cellulaire du corps vitré 1741
Médecine Observations sur la cornée 1741
Traduction E. Hales[9], Description du ventilateur, par le moyen duquel on peut renouveler facilement et en grande quantité, l'air des mines, des prisons, des hôpitaux, des maisons de force, et des vaisseaux…, disponible sur e-rara : DOI:10.3931/e-rara-14066 1744 Livre
Traduction Henry Baker, Essai sur l'histoire naturelle du polype, insecte[10] 1744
Traduction John Ranby, Méthode de traiter les plaies d'armes à feu…[11] 1745
Compilation Table générale des matières contenues dans l'histoire et les mémoires de l'Académie royale des sciences, t. 5–9, sur Gallica 1747-1786 Livre
Traduction Transactions philosophiques de la Société Royale de Londres. Années 1737 à 1746 1759–1761[8]
Traduction Essais et observations physiques et littéraires de la société d'Édimbourg 1761 Livre
Controverse
Descemet
Lettre à M. Petit, en réponse à sa critique d'un rapport sur une maladie de l’œil survenue après l'inoculation de la petite vérole, contenant de nouvelles observations sur la structure de l'œil et quelques remarques générales de pratique relatives aux maladies de cet organe disponible sur Gallica 1767
Controverse
Descemet
« Nouvelles réflexions sur la lame cartilagineuse de la cornée » 1770 Article[12]
Zoologie « Observations au sujet de deux animaux dont le mâle accouche de la femelle », dans Histoire de l'Académie royale des sciences, p. 13–19[8] 1778 Article

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Éponymie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Feller
  2. Éloy
  3. La confusion se rencontre (2013) dans le catalogue de certaines bibliothèques.
  4. Antoine Pierre Demours, Traité des maladies des yeux, Paris, 1818
  5. Chirac est décrit comme vaniteux et ambitieux. Après sa mort, on travailla à effacer l'effet de son influence.
  6. Michaud
  7. Demours a été chansonné (livre rare). Il a lui-même transcrit une chanson de 120 vers dont le début est :

    Je suis un oculiste habile
    Mais je dois mon malheur à l'étude des yeux
    L'espérance d'en sauver deux
    M'en a fait crever plus de mille
    Je pleure ceux que j'ai sauvés
    Et non pas ceux que j'ai crevés

  8. a, b et c Dezeimeris
  9. « E. » veut dire « Étienne » = « Stephen ».
  10. Fiche SUDOC.
  11. Fiche SUDOC.
  12. Journal de médecine, nov. 1770. Existe aussi en tiré-à-part (19 p.). La réplique de Descemet est : « Réponse de M. Descemet… à la lettre de M. Demours, insérée dans le Journal de médecine du mois de novembre dernier [sur la priorité de sa découverte de la membrane de l'humeur aqueuse] », Paris, Vincent, 40 p. 
  13. Article du Dictionnaire sansagent.com
  14. Il y a eu une querelle de priorité entre Demours et Descemet : Louis-Gabriel Michaud, « Descemet (Jean) », dans Biographie universelle, ancienne et moderne[…], vol. 62
  15. Promenade anecdotique au faubourg du Roule et alentour – Pierre-Demours (rue) (PDF; 1,8 MB), site apophtegme.com