Pierre Benoît Soult

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Pierre-Benoît Soult
Armes du baron Soult et de l'Empire
Armes du baron Soult et de l'Empire

Naissance 19 juillet 1770
Saint-Amans-La-Bastide
Décès 7 mai 1843 (à 72 ans)
Tarbes
Origine Drapeau de la France France
Grade général de division
Années de service 1788 – 1836
Distinctions grand-croix de la Légion d'honneur
chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Autres fonctions baron de l'Empire
Famille Familles de Grenier, frère puîné du maréchal Soult.

Pierre-Benoît Soult, (né le 19 juillet 1770 à Saint-Amans-La-Bastide, mort le 7 mai 1843 à Tarbes), frère du maréchal Soult, est un général de division.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

« Fils de Jean Soult, notaire, et de dame Marie-Brigitte De Grenier  » et frère puîné du maréchal-duc de Dalmatie, Pierre-Benoît dut autant son avancement dans l'armée à la puissante protection dont l'entoura le maréchal, son frère, qu'à sa bravoure et à ses talents personnels. Il entra au service comme soldat le 28 septembre 1788, dans le régiment de Touraine-infanterie (33e), devenu 66e demi-brigade de ligne, et fut nommé caporal-fourrier le 24 mars 1791.

Carrière sous la Révolution française[modifier | modifier le code]

Après avoir fait les campagnes de l'armée de Rhin-et-Moselle, de 1792 et 1793, il passa à l'état-major de l'avant-garde de cette armée, sous les ordres du général Lefebvre, assista à la bataille de Fleurus, et fut nommé aide de camp de son frère, qui venait d'être promu au grade de général de brigade. Il servit à l'armée de Sambre-et-Meuse, de l'an II à l'an VI. Passé sous-lieutenant dans la 66e demi-brigade de ligne, par arrêté du Directoire, il obtint l'emploi titulaire d'aide de camp, et prit une part glorieuse à l'affaire qui eut lieu à Dietz, au passage de la Lahn. Il reçut à cette occasion des témoignages de satisfaction du gouvernement. À l'affaire de Steinberg, avec 30 hommes, il désarma 300 hussards autrichiens, et fut nommé Lieutenant sur le champ de bataille le 20 avril 1797.

Passé dans le 6e régiment de chasseurs à cheval le 1er janvier 1798 suivant, il continua ses fonctions d'aide-de-camp auprès de son frère, et fit avec lui la campagne de l'an VII aux armées d'Angleterre et du Danube. Il obtint, par ancienneté, le 22 octobre de cette même année, le grade de capitaine. Le 4 juin 1799, à la défense du camp de Zurich, il eut un cheval tué sous lui dans une charge de cavalerie et fut fait prisonnier, pour rester avec son frère grièvement blessé et tombé en leur pouvoir. Le général en chef Masséna l'avait nommé chef d'escadron sur le champ de bataille, grade dans lequel il fut confirmé peu de temps après.

Du Consulat au Premier Empire[modifier | modifier le code]

Du siège de Gênes à la campagne de Pologne[modifier | modifier le code]

Rentré des prisons de l'ennemi, il fit les campagnes des ans VIII et IX avec l'armée chargée de la défense de Gênes. Il se fit remarquer sur le Monte-Faccio, où il eut un cheval tué sous lui et où il fut fait prisonnier avec son frère. La victoire de Marengo le rendit à la liberté le 28 prairial de la même année. Nommé chef de brigade du 25e régiment de chasseurs à cheval, par arrêté des consuls le 30 décembre 1802, il reçut la décoration de membre de la Légion d'honneur et celle d'officier. Passé aide-de-camp de son frère le 12 mars 1807, il prit, peu de temps après, le commandement de la cavalerie légère du IVe corps de la Grande Armée, et fut nommé général de brigade le 11 juillet suivant.

Guerre d'Espagne[modifier | modifier le code]

Envoyé à l'armée d'Espagne au commencement de cette guerre, il y fit les campagnes de 1808 à 1812, et se signala au passage du Tage, le 8 août 1809. Vers le même temps, Napoléon lui conféra le titre de baron de l'Empire. Le 10 août 1811, il battit complètement l'arrière-garde espagnole à Las Verientes (es), attaqua et défit à Pietra, en octobre 1812, les insurgés des montagnes d'Alpujarras, et fut élevé au grade de général de division le 3 mars 1813. Il reçut, le 25 novembre suivant, la croix de commandeur de la Légion d'honneur. Dès le 7 avril, l'Empereur l'avait attaché à l'armée du Midi pour y commander la cavalerie, sous les ordres du maréchal duc de Dalmatie. En 1814, il donne de nouvelles preuves de valeur et de dévouement au camp retranché de Bayonne, le 27 février à Orthez puis à la bataille de Toulouse.

Première Restauration, Cent-Jours et retour des Bourbons[modifier | modifier le code]

Le général Soult fut créé chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis le 13 août 1814. Le 30 décembre suivant, Louis XVIII le nomma inspecteur-général de cavalerie dans les 9e, 10e, 11e, et 20e divisions militaires. Mis à la disposition du duc d'Angoulême le 6 mars 1815, il ne quitta ce prince qu'après l'entrée de Napoléon à Paris. Le 16 mai 1815, le général Soult fut élu représentant de l'arrondissement de Castres à la Chambre des Cent-Jours par 63 voix sur 878 votants. Le 7 juin suivant, l'Empereur lui donna l'ordre d'aller prendre le commandement de la 4e division du 1er corps de cavalerie de l'armée du Nord. Il assista à la bataille de Waterloo.

Il fut mis en disponibilité sous la seconde Restauration, et resta dans cette position jusqu'à la promulgation de l'ordonnance du 1er décembre 1824, qui mettait à la retraite 1 500 officiers généraux, à partir du 1er janvier 1825, et dans laquelle il se trouvait compris. Le 17 du même mois, Charles X le créa grand officier de la Légion d'honneur. À la suite de la Révolution de Juillet 1830, le maréchal Soult, ayant été appelé au ministère, replaça son frère dans le cadre d'activité. Il eut, l'année suivante, le commandement supérieur des départements des Pyrénées-Orientales, de l'Aude et de l'Ariège. Le ministère du 13 mars décora le général Soult de la grand-croix de la Légion d'honneur le 31 mars 1831. Mis à la disposition du ministre de la Guerre en 1833, il fut envoyé, l'année suivante, dans la 10e division militaire, commandement qu'il conserva jusqu'en 1836, époque à laquelle il fut mis dans la vétérance.

Passé au cadre de non-activité, par l'ordonnance du 28 août de la même année, il fit partie du cadre de réserve institué par la loi du 4 août 1839, et mourut à Tarbes (Hautes-Pyrénées), le 7 mai 1843. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Blason Pierre Benoît Soult (1770-1843).svg
Armes du baron Pierre Benoît Soult et de l'Empire

D'or, à l'écusson de gueules, chargé de trois têtes de léopards du premier, au chef du second chargé de trois étoiles d'argent ; au canton des Barons militaires de l'Empire brochant.[1]


D'or, au comble de gueules chargé de deux étoiles d'argent; en cœur un écusson aux deux têtes de lion léopardées d'or, quartier des barons militaires et pour livrées : les couleurs de l'écu.[2],.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Germain Sarrut, Biographie des hommes du jour : industriels, conseillers-d'Etat, artistes, chambellans, députés, prêtres, militaires, écrivains, rois, diplomates, pairs, gens de justice, princes, espions fameux, savans, H. Krabe,‎ 1837 (lire en ligne) ;
  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 3, Bureau de l'administration,‎ 1844 (lire en ligne) ;
  • « Pierre Benoît Soult », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] , passage SONGEON_SPULLER ;

Notes et références[modifier | modifier le code]