Pierre Barbin

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Pierre Barbin (1926-2014)

Biographie[modifier | modifier le code]

Engagé volontaire dans la campagne d’Allemagne à 19 ans. Études de chimie à Paris. Travailla comme cadre dans une usine d’armements. Marié à 23 ans. Trois fils. Il s'était activement intéressé au cinéma.

Pierre Barbin est le fondateur et délégué général de l'association française pour la diffusion du cinéma, des Journées du Cinéma (de 1951 à 1962), du Festival International du Film de Court-Métrage de Tours (de 1955 à 1968) et des Journées Internationales du Film d’Animation, organisées à Cannes, en 1956 et 1958 et à Annecy, de 1960 jusqu’à 1967. Il est aussi secrétaire général puis Président d’Honneur de l’Association internationale du film d'animation.

En 1968, il est pendant trois mois directeur artistique et technique de la Cinémathèque française, de février à avril, appelé à remplacer Henri Langlois, sur proposition du ministère d'André Malraux. Ce dernier reprochait à Henri Langlois sa gestion de l'institution et la mauvaise conservation des films[1], et souhaitait la réorganiser. Le conseil d’administration de la cinémathèque réuni le 9 février 1968 élut Pierre Barbin directeur artistique et technique par 13 voix pour, 12 abstentions et 1 bulletin nul[2]. Cette nomination déclencha une campagne de presse dès le lendemain[3]. L'initiative de Malraux provoque un émoi dans le monde du cinéma, et une véritable mobilisation contre ce remplacement, et pour le retour d'Henri Langlois. On demande alors la démission du président De Gaulle et du ministre Malraux. C'est un mai 1968 dans les milieux du cinéma, trois mois en avance[4]. Pierre Barbin, vivement attaqué par les protestataires, doit quitter cette fonction bien qu'il n'ait été en rien l'instigateur du renvoi initial d'Henri Langlois[5].

Les années suivantes, on le retrouve notamment au Centre National du Cinéma en tant que chargé de relations cinéma-TV [6], et plus tard comme chargé de mission à la tête de la Mission du Patrimoine Photographique au Ministère de la Culture (1975-1986) où il organise et administre les donations à l’État des œuvres de grands photographes : Jacques Henri Lartigue, André Kertész, Amélie Galup, Studio Harcourt, Willy Ronnis, François Kollar, ... À partir de 1980, il produit et présente de nombreuses expositions sur l'art de la photographie (Centre Pompidou, Grand Palais, Chapelle Saint Louis de la Salpêtrière, Palais de Tokyo, Fondation Dosne-Thiers, entre autres). En 1985, il organise avec le Collège de France (Professeur Jacques Thuillier) un colloque international sur Eugène Atget.

Publications[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Nombreux articles de critique cinématographique dont :

  • La Cinémathèque française dans la revue Commentaire fondée par Raymond Aron aux éditions Plon (publication 2003) republié par la Fédération Internationale des Archives du Film en 2004.

Et dans le cadre de ses recherches sur la vie de Jean Baptiste Gaspard Bochart de Saron :

  • « Jean-Baptiste Gaspard Bochart et le château de Saron », La vie en Champagne (publication des Archives de la Marne),‎ janvier-mars 1996.

Livre[modifier | modifier le code]

La cinémathèque française, Inventaire et Légendes aux éditions Librairie Vuibert septembre 2005. ISBN 2 7117 443 96

Engagements et distinctions[modifier | modifier le code]

Pierre Barbin a reçu la carte no 95452 du C.D.L.R. (Ceux de la Résistance) au titre 1944-1945. Il est par ailleurs Commandeur dans l’Ordre National du Mérite et Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Source : Le Monde, 28.08.1980
  2. Sources : Archives département Art du Spectacle de la Bibliothèque nationale de France, Archives nationales de Fontainebleau
  3. Source : Combat, 10 février 1968, Le Monde 11 &12Février 1968, Minute Février 1968
  4. de Baecque 2003.
  5. Siclier 1987.
  6. Source : Interview dans le Figaro semaine du 12 novembre 1973

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles de journaux[modifier | modifier le code]