Pierre Banel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pierre Banel
Portrait de Pierre Banel, par Justin Nichaud, salle des Illustres, Lectoure
Portrait de Pierre Banel, par Justin Nichaud, salle des Illustres, Lectoure

Naissance 30 juillet 1766
Lectoure (Gers)
Décès 13 avril 1796 (à 29 ans)
Cosseria (Italie)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade général de brigade
Années de service 17841796
Hommages Arc de triomphe de l'Étoile, 28e colonne.

Pierre Banel, né le 30 juillet 1766 à Lectoure et mort le 13 avril 1796, lors de l’attaque du château de Cosseria (Ligurie), est un général de brigade de la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Dominique Banel, cordier au faubourg Saint-Gervais de Lectoure, et de Marie Laguillermie. À dix-huit ans, en 1784, il entre dans l'armée, soldat dans le régiment de Vintimille. Il est nommé caporal le 1er juin 1788, fourrier le 4 juin 1789 et sergent peu de temps après, le 16 juin. Il quitte le service et revient à Lectoure.

Son retour à la vie civile dure peu : il s'engage dans la Garde nationale, comme caporal, puis major. Le 30 juin 1792, il s'enrôle dans le 2e bataillon de volontaires du Gers, en même temps que ses compatriotes, presque tous devenus généraux. Adjudant-major en entrant, il est nommé lieutenant-colonel le 1er juin 1793. Il commande un régiment de grenadiers dans les Pyrénées-Orientales, combat à Orles et à Peyrestortes. Il est nommé chef de brigade le 11 octobre 1793. Après l'attaque de Villelongue-dels-Monts, il est nommé général de brigade le 25 décembre 1793.

En 1795, il sert dans l'armée d'Italie sous les ordres d'Augereau. Il est blessé par un coup de feu à Loano. À peine remis, il combat avec une rare bravoure, aux côtés de Lannes et de Dupin, ses compatriotes, au vieux château de Cosseria, où les Autrichiens et Sardes sont retranchés. Trois colonnes doivent monter à l'assaut de la butte, conduites par les généraux Quesnel, Joubert et Banel. Alors que chaque colonne escalade chacun des contreforts qui mènent au sommet, Joubert fait faire halte à ses hommes pour reprendre haleine. Banel et Quesnel font de même. Les défenseurs, pensant que les assaillants hésitent, en profitent pour faire rouler sur eux d'énormes rocs qui font des dégâts considérables : Banel est tué avec un millier hommes. Banel n'avait pas trente ans. Joubert atteint les murailles avec sept hommes, mais il est blessé et doit se replier. Ce n'est que le lendemain qu'Augereau obtiendra la reddition des assiégés.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de Lectoure : avant-propos par Maurice Bordes et Georges Courtès, Auch, imprimerie Bouquet, 1972
  • Paul Jeannin-Naltet : Mémoires de la Société historique du Gers 4e trimestre 1959