Pierre Bézoukhov

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pierre Bézoukhov
Personnage de fiction apparaissant dans
Guerre et paix.

Origine Russie
Sexe Masculin
Caractéristique(s) Comte. Naissance en 1780.
Entourage Natacha Rostova, André Bolkonsky, Hélène Kouraguine, Anatole Kouraguine, Basile Kouraguine, Dolokhov, Anna Mikhaïlovna Droubetskaïa, Nicolas Rostov

Créé par Tolstoï
Interprété par Henry Fonda, Serge Bondartchouk, Anthony Hopkins, Alexander Beyer
Roman(s) Guerre et paix

Le comte Piotr Kirillovitch Bézoukhov (russe : Пьер Безухов, Пётр Кириллович Безухов) est le héros principal de Guerre et paix de Léon Tolstoï. Il correspondrait le plus au caractère de l'auteur.

Fils illégitime du comte Bézoukhov, c'est à travers sa lente recherche de lui-même que le récit se déploie.

Personnage fragile, parfois faible et souvent hésitant, ce qui l'oppose en quelque sorte à son ami André Bolkonsky. De sa jeunesse en Europe, il garde un enthousiasme pour les idées révolutionnaires (on le prend pour un Jacobin inoffensif) et une certaine admiration pour Napoléon, tout au moins au début du roman.

Il hérite d'une fortune colossale. Son mariage malheureux avec Hélène Kouraguine, son duel avec Dolokhov, ainsi que sa vie dissolue qui le dégoute de lui-même, n'ont pas raison cependant de son désir sincère de devenir un homme meilleur. Sa décision d'assassiner Napoléon nous offre l'un des moments les plus importants du roman, au milieu de Moscou dévasté par les flammes.

Il parviendra à trouver une relative paix intérieure, notamment par des rencontres essentielles bonnes ou mauvaises (le franc-maçon Bazdéïev et le soldat Platon Karataïev). Mais c'est la découverte de son amour pour Natacha Rostova qui le sortira de sa confusion.

Héros visionnaire, Tolstoï semble en faire l'un des instigateurs du coup d'État des décabristes en décembre 1825.

« Tandis qu’au-dehors on entendait des pleurs et des cris dans le lointain, et que, par les fentes des planches mal jointes de la baraque, passait la lueur sinistre de l’incendie, à l’intérieur tout était sombre, calme et tranquille. Pierre fut longtemps à s’endormir : les yeux grands ouverts dans les ténèbres, il écoutait machinalement les ronflements sonores de Platon, et il sentait que le monde de croyances qui s’était écroulé dans son âme renaissait plus beau que jamais en lui et reposait sur les bases désormais inébranlables. » (Livre 4)

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]