Pierre Amidieu du Clos

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Pierre Amidieu du Clos
Pierre Amidieu du Clos en 1929
Pierre Amidieu du Clos en 1929
Fonctions
Parlementaire français
Député 1928-1936
Gouvernement Troisième République
Groupe politique URD (1928-1932)
IAESP (1932-1936)
Biographie
Date de naissance 16 septembre 1881
Date de décès 30 août 1955
Résidence Meurthe-et-Moselle

Pierre Amidieu du Clos, né le 16 septembre 1881 à Longwy en Meurthe-et-Moselle et mort le 30 août 1955 à Nice dans les Alpes-Maritimes, est un ingénieur et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une grande famille florentine du côté paternel, et d'une lignée de maîtres de forges du côté maternel, il devient ingénieur à la demande de ses parents, lui-même souhaitant devenir avocat. En 1924, il se tourne vers la politique en devenant maire de Longwy et vice-président de l'union départementale des maires.

Ancien combattant, titulaire de la croix de guerre, officier de réserve (capitaine en 1928), il préside l'association des officiers de réserve de Longwy-Luxembourg.

En 1928, il se présente aux élections législatives dans la circonscription qu'avait laissée Albert Lebrun quelques années plus tôt en entrant au Sénat. Il se présente sous les couleurs de la Fédération républicaine, très influente en Lorraine, contre les amis de Lebrun, qui appartenait aux Républicains de gauche. Élu au second tour de scrutin, il rejoint le principal groupe parlementaire de la Fédération, l'Union républicaine démocratique. Très vite, il se fait remarquer par des discours qui le situent très à droite. Ainsi, lors d'un débat parlementaire sur la question du chômage, en 1930, ce descendant d'immigrés italiens affirme que « la France ne souffre pas d'une crise du chômage, mais bien d'une crise d'invasion étrangère ». Il est aussi proche des Jeunesses patriotes.

En 1932, il est réélu et choisit de rejoindre la minuscule formation des Indépendants d'action économique, sociale et paysanne. En 1936 en revanche, il est battu par le candidat de gauche, l'avocat Georges Izard, du Parti frontiste.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, contrairement à ses anciens soutiens Louis Marin et François de Wendel, il fait le choix de la collaboration, occupant un temps les fonctions de colonel de la Légion anti-bolchévique. Il semble ensuite connaître une existence misérable à Paris, puis meurt à Nice en 1955.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean Jolly (dir.), Dictionnaire des parlementaires français, notices biographiques sur les ministres, sénateurs et députés français de 1889 à 1940, Paris, PUF, 1960.
  • Ralph Schor, Français et immigrés en temps de crise (1930-1980), Paris, l'Harmattan, 2004.
  • Victor Guillermin, Acteur et témoin des deux guerres mondiales. Cahiers et agendas de 1939-1945, site Internet de l'IHTP.