Pierre-Paul de La Grandière

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Pierre-Paul de La Grandière
L'amiral par Mascré-Souville, Musée du quai branly.
L'amiral par Mascré-Souville, Musée du quai branly.

Naissance 28 juin 1807
à Redon
Décès 25 août 1876
à Quimper
Origine Français
Allégeance Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Flag of France.svg Empire français
Grade Vice-amiral
Conflits campagne du Kamtchatka, campagne d'Italie
Commandement Commandement du vaisseau Breslaw en 1859, Commandement de la division navale de Syrie,
Gouverneur de la Cochinchine
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Grand cordon des Ordres du Cambodge et de Siam
médaille de Crimée
et médaille d'Italie
Hommages Un quai de Redon
La Grandière
Autres fonctions gouverneur de Cochinchine
Préfet maritime à Toulon

Pierre, Paul, Marie de La Grandière est un amiral français né le 28 juin 1807 à Redon (Ille-et-Vilaine) et mort à Quimper en 1876.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né au sein d'une vieille famille de marins, il est le fils d'Augustin de La Grandière (1770-1845) et de Michelle Anne Marie Chaillou de l'Étang (1780-1860). Son grand-père paternel, Charles-Marie de La Grandière s'illustre pendant la guerre d'indépendance des États-Unis et parvient au grade de chef d'escadre, avec la Grand-croix de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. C'est en s'appuyant sur les exploits de ce dernier que son père sollicite son admission au collège de la Marine à Angoulême, à titre gratuit[1]. Admis en 1820 et est enseigne à la bataille de Navarin en 1827.

Officier de Marine, il se distingue en Amérique du Sud où il explore le Parana et l'Uruguay (station du Brésil et de La Plata), et se fit remarquer à l'attaque de l'île Martin Garcia et au blocus de Buenos Aires. Il est promu capitaine de frégate en 1840, puis capitaine de vaisseau en 1849.

Après un passage à l'arsenal d'Indret en 1844, il devient aide de camp du préfet maritime de Brest en 1846.

Il commande le Méléagre à Terre-Neuve en 1849 comme capitaine de vaisseau.

Pendant la guerre de Crimée, il reçoit le commandement provisoire d'une division navale 1854 et prend une part active dans les expéditions contre le Kamtchatka, Sitka et dans les mers d'Okhotsk, opérations contre les Russes.

Rentré en France en 1856, il passe au Dépôt des Cartes et Plans puis prend le commandement du vaisseau Breslaw en 1859 en mer Adriatique pendant la campagne d'Italie.

Après avoir reçu en 1860 le commandement en chef de la division navale des côtes de Syrie, il passe contre-amiral le 24 décembre 1861, major général à Cherbourg, puis à Brest en 1862.

Le 1er mai 1863, il succède à l'amiral Louis Adolphe Bonard comme gouverneur de la Cochinchine, en poste à Saïgon, et commandant en chef des forces navales françaises d'Extrême Orient. À ce titre, il signe le traité de Oudong assurant au Cambodge la protection de la France face au Siam et à l'Annam et supervise l'Expédition en Corée du contre-amiral Roze en 1866.

Vice-amiral en 1865, il s'empare, en juin 1867 des trois provinces vietnamiennes de Vĩnh Long, Châu Dôc et Hà-tiên, devenant ainsi le véritable fondateur de la Cochinchine[2].

Il rentre en France en 1868 et devient préfet maritime à Toulon en 1870.

Il s'installe en Bretagne où il avait acheté, en 1851, une propriété campagnarde, le château de Trohanet en Briec et Langolen (Finistère) . Il est conseiller général du canton de Briec; il décède en 1876.

Bâtiments de la Marine française ayant porté le nom de La Grandière[modifier | modifier le code]

  • Chaloupe canonnière La Grandière 1893-1910 : affectée à la mission du Haut Mékong, puis à une mission chargée de faire une étude poussée de la navigabilité du Yang Tsé Kiang (caractéristiques : 26 tonnes ; 120 ch ; 2 canons de 37 mm).
  • Canonnière La Grandière : 1921-1937 affectée à la flottille du Yang Tsé Kiang

Caractéristiques : (caractéristiques : dimensions 29 x 5 m ; tirant d'eau 0,5 m ; déplacement 40 tonnes ; moteur à essence de 220 ch actionnant un arbre d'hélice ; armement 1 canon de 37 mm sous masque à l'avant, 2 mitrailleuses Hotchkiss ; équipage 2 officiers, 2 officiers-mariniers, 13 quartiers-maîtres et matelots).

Caractéristiques : dimensions 103,7 x 12,7 m ; tirant d'eau 4,5 m ; déplacement 1969 tW (2600 pc) ; deux moteurs diesel Burmeister & Wain (Penhoët), 2 x 1 600 ch en deux arbres d'hélice ; vitesse 15,5 nœuds, max. 17,5 ; armement III x 1/138 mm, IV x 1/37 mm, 6 mitrailleuses, 1 hydravion d'observation à flotteurs Gourdou-Leseurre (198 km/h, distance franchissable 500 km). À partir de 1944 : III x 1/138 mm, IV x 1/40 mm AA bofors, XI x 1/20 mm AA Oerlikon, 4 mortiers, 6 grenadeurs (66 grenades x 180 kg d'explosif), un radar SA, un radar SF, un sonar QJA modèle 1942/43 et ASAP (comme les destroyers d'escorte). Équipage : 135 effectif paix, 143 effectif guerre (176/194 guerre avec compagnie de débarquement).

Caractéristiques : 80 x 13 m ; tirant d’eau : 3 mètres ; tirant d’air : 27,10 ; déplacement : 1385 tonnes en charge ; propulsion : 2 lignes d'arbres entrainées par 2 moteurs diesels SACM-Wärtsilä UD 33 V l2 M 4, 2 hélices à pas variable ; vitesse : 16 nœuds, 13 en transit ; armement : 2 affûts de 20 mm Bofors antiaériens, 2 mitrailleuses de 12,7 mm, 2 mortiers de 81 mm, 1 radar Decca 1226 ou Racal-Decca, système de transmissions par satellite Inmarsat ; équipage : 52.

Références[modifier | modifier le code]

Décorations principales[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens/sources externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]