Pierre-Louis-Marie Cortet

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Pierre-Louis-Marie Cortet
Image illustrative de l'article Pierre-Louis-Marie Cortet
Buste de Mgr Cortet dans l'église Saint-Romain de Château-Chinon
Biographie
Naissance 7 mars 1817
Château-Chinon (Ville) (France)
Ordination sacerdotale 11 octobre 1840
Décès 16 février 1898 (à 80 ans)
Cannes (France)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 30 novembre 1875 par
Mgr Victor-Félix Bernadou
Dernier titre ou fonction Évêque de Troyes
Évêque de Troyes
30 novembre 187516 février 1898
Précédent Mgr Jules Emmanuel Ravinet Mgr Gustave-Adolphe de Pélacot Suivant
Autres fonctions
Fonction religieuse
De ? à ? : vicaire général de Nevers

Blason
Omnia vincit amor
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Pierre-Louis-Marie Cortet est un évêque catholique français né le 7 mars 1817 à Château-Chinon (Ville) (Nièvre), fils de Jean Cortet et de Marie Buteau. Il est décédé le 16 février 1898 à Cannes (Alpes-Maritimes). Il fut évêque de Troyes de 1875 jusqu'à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Louis-Marie Cortet est né le 7 mars 1817 à Château-Chinon (Nièvre). Il est le fils de Jean Cortet et de Marie Buteau qui se marièrent le 11 Frimaire an 13 (2 décembre 1804) à Château-Chinon (Nièvre). Jean Cortet était lui-même fils de Claude Cortet, propriétaire, et de Jeanne Chagnot, et Marie Buteau, fille de Guy Buteau et de Magdelaine Prévotat. Il fut ordonné prêtre le 11 octobre 1840. Aumônier de l'Armée de la Loire, il fut successivement vicaire général de Nevers (Nièvre) (fonction au cours de laquelle il a l'occasion de bénir le barrage du lac des Settons (Nièvre) le 13 mai 1858) puis de La Rochelle[1].

Il est consacré 99ème évêque de Troyes à Paray-le-Monial le 30 novembre 1875, en remplacement de Mgr Guillaume Meignan. Il occupa cette fonction jusqu'à son décès, le 16 février 1898, à Cannes (Alpes Maritimes).

Il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur le 11 août 1860.

C'est Mgr. Pierre-Marie Cortet qui, le 27 août 1876, reçoit la profession religieuse du Père Louis Brisson, futur Vénérable de l'Église, des autres premiers novices de la nouvelle Congrégation des Oblats de Saint François de Sales et en accueille aussi quatre nouveaux. Mgr. Cortet, homme très autoritaire, au bon cœur, mais d’un caractère détestable, montre tout de suite, envers le Père Brisson et ses deux Congrégations, une grande bienveillance, mais il appartient quand même à ce groupe d’évêques français qui, avec un fond de gallicanisme, considèrent le décret du Saint-Siège pour les congrégations comme un simple encouragement, sans aucune conséquence canonique. Bien ouvertement, Mgr.Cortet spécifie qu’il veut bien que les Oblats se développent, mais à condition qu’ils restent liés au diocèse, afin d’en être lui seul le supérieur et le décideur. Le Père Brisson conteste cette façon d’interpréter un acte du Saint Siège et s’installe ainsi entre l’évêché et la congrégation une mésentente qui durera pendant dix longues années et parfois se transformera en vrai lutte incompréhensible. La paix finalement rétablie entre l’Evêque de Troyes et le Fondateur des Oblats, par la volonté de SS le Pape Léon XIII, un nouveau climat de confiance se manifeste dans les relations entre l’évêché et la congrégation.

Le 19 décembre 2011, SS le pape Benoît XVI signe le décret de Béatification du Père Louis Brisson. Le 22 septembre 2012, il est béatifié dans la Cathédrale de Troyes, par le Cardinal Angelo Amato, préfet de la Sacré Congrégation pour la Cause des Saints, représentant du Pape Benoît XVI.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "La Semaine religieuse du diocèse de Tulle", 9 février 1884, n° 6, p. 90.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • (en) Fiche sur catholic-hierarchy.org