Pierre-Hugues Boisvenu

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Pierre-Hugues Boisvenu
Illustration.
Fonctions
Sénateur de La Salle
En fonction depuis le
Prédécesseur Marcel Prud'homme
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Parti politique Parti conservateur du Canada

Pierre-Hugues Boisvenu (né le ) est un politicien canadien engagé dans la cause des droits des victimes. Il a été nommé sénateur le 29 janvier 2010[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

M. Boisvenu est le fondateur de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD) qu'il a fondé en 2002 après le meurtre par un récidiviste de sa fille Julie[2],[3]. Il est aussi cofondateur du centre Le Nid, un refuge pour les femmes abusées à Val-d'Or, et d'un camp pour les jeunes défavorisés en Estrie[4]. Le 26 février 2010 avec l'accord du conseil d'administration, il quitte la présidence de l'AFPAD tout en restant conseiller spécial[5]. Professionnellement, Boisvenu est un ancien fonctionnaire provincial, et fut directeur régional pour le Ministère du Loisir, des jeux et des pêcheries et pour le Ministère de l'Environnement avant de devenir sous-ministre des régions. Boisvenu a un baccalauréat en psychopédagogie de l'Université de Montréal et une maîtrise en administration de l'École nationale d'administration publique.

Positions[modifier | modifier le code]

Même si sa fille a été assassinée, Pierre-Hugues Boisvenu est en faveur de l'abolition du registre des armes à feu, car il juge que ce registre n'est pas efficace. Selon lui à peine 2 % des homicides ont été commis avec des armes de chasse et 97 % des armes saisies au Canada dans les groupes criminalisés ne sont mêmes pas enregistrées. Il croit donc qu'il est faux de croire qu'un registre québécois des armes à feu réussirait à baisser les homicides et les suicides[6]. D'ailleurs deux tueries ont eu lieu dans la ville de Montréal à la suite de l'adoption de ce registre. Toutefois, sa position contredit les associations de victimes des massacres de la Polytechnique qui avaient milité pour l'instauration de ce registre.

Controverses[modifier | modifier le code]

Le sénateur Boisvenu a plongé les conservateurs dans l'embarras en déclarant publiquement le  :

« Moi, je dis toujours, dans le fond, il faudrait que chaque assassin aurait (sic) le droit à sa corde dans sa cellule, il décidera de sa vie. »

Toutefois, il s'est rétracté en disant qu'il n'aurait pas dû faire une telle déclaration publiquement et qu'il était allé un peu loin. Il a également publié un communiqué, dans lequel il dit trouver son « commentaire inapproprié »[7].

Le sénateur s'est mérité un prix citron pour ses propos controversés vis-à-vis les personnes vivant avec un problème de santé mentale. Le sénateur a déclaré : « Ces gens ne prennent pas leurs médicaments, consomment boisson, drogue et deviennent des bombes ambulantes[8]. » Le prix citron de l'association des groupes d'intervention en défense de droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ) lui a été décerné pour ces propos qui nuisent, selon l'AGIDD-SMQ et ses membres, aux droits fondamentaux.

Références[modifier | modifier le code]