Pierre-Hugues Boisvenu

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Pierre-Hugues Boisvenu
Fonctions
Sénateur de La Salle
En fonction depuis le 29 janvier 2010
Prédécesseur Marcel Prud'homme
Biographie
Date de naissance 12 février 1949 (65 ans)
Parti politique Parti conservateur du Canada

Pierre-Hugues Boisvenu (né le 12 février 1949) est un politicien canadien engagé dans la cause des droits des victimes. Il a été nommé sénateur le 29 janvier 2010[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

M. Boisvenu est le fondateur de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD) qu'il a fondé en 2002 après le meurtre par un récidiviste de sa fille Julie[2],[3]. Il est aussi cofondateur du centre Le Nid, un refuge pour les femmes abusées à Val-d'Or, et d'un camp pour les jeunes défavorisés en Estrie[4]. Le 26 février 2010 avec l'accord du conseil d'administration, il quitte la présidence de l'AFPAD tout en restant conseiller spécial[5]. Professionnellement, Boisvenu est un ancien fonctionnaire provincial, et fut directeur régional pour le Ministère du Loisir, des jeux et des pêcheries et pour le Ministère de l'Environnement avant de devenir sous-ministre des régions. Boisvenu a un baccalauréat en psychopédagogie de l'Université de Montréal et une maîtrise en administration de l'École nationale d'administration publique.

Positions[modifier | modifier le code]

Même si sa fille a été assassinée, Pierre-Hugues Boisvenu est en faveur de l'abolition du registre des armes à feu, car il juge que ce registre n'est pas efficace. Selon lui à peine 2 % des homicides ont été commis avec des armes de chasse et 97 % des armes saisies au Canada dans les groupes criminalisés ne sont mêmes pas enregistrées. Il croit donc qu'il est faux de croire qu'un registre québécois des armes à feu réussirait à baisser les homicides et les suicides[6]. D'ailleurs deux tueries ont eu lieu dans la ville de Montréal à la suite de l'adoption de ce registre. Toutefois, sa position contredit les associations de victimes des massacres de la Polytechnique qui avaient milité pour l'instauration de ce registre.

Controverses[modifier | modifier le code]

Le sénateur Boisvenu a plongé les conservateurs dans l'embarras en déclarant publiquement le 1er février 2012 :

« Moi, je dis toujours, dans le fond, il faudrait que chaque assassin aurait (sic) le droit à sa corde dans sa cellule, il décidera de sa vie. »

Toutefois, il s'est rétracté en disant qu'il n'aurait pas dû faire une telle déclaration publiquement et qu'il était allé un peu loin. Il a également publié un communiqué, dans lequel il dit trouver son « commentaire inapproprié »[7].

Le sénateur s'est mérité un prix citron pour ses propos controversés vis-à-vis les personnes vivant avec un problème de santé mentale. Le sénateur a déclaré : « Ces gens ne prennent pas leurs médicaments, consomment boisson, drogue et deviennent des bombes ambulantes[8]. » Le prix citron de l'association des groupes d'intervention en défense de droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ) lui a été décerné pour ces propos qui nuisent, selon l'AGIDD-SMQ et ses membres, aux droits fondamentaux.

Références[modifier | modifier le code]