Pierre-François Percy

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Baron Pierre-François Percy

alt=Description de l'image Pierre-François Percy.jpg.
Naissance 1754
Montagney
Décès 1825 (à 71 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession médecin, chirurgien
Distinctions

Pierre-François Percy, né à Montagney (Haute-Saône) le 28 octobre 1754 et mort à Paris le 10 février 1825, est un médecin français, chirurgien en chef des armées sous la Révolution et l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tombe de Pierre-François Percy

Pierre-François est le sixième enfant d'une fratrie de dix, fils de Claude Percy, chirurgien militaire, ayant servi dans le régiment d'infanterie Tallard, et d'Anne Guillemin. Claude espère qu'aucun de ses fils épousera sa carrière et il oriente Pierre-François vers le génie, discipline qu'il abandonne en raison de son piètre goût des mathématiques. En 1775, il est reçu docteur à Besançon et il se rend à Paris où il fait la connaissance du chirurgien Antoine Louis, secrétaire de l'Académie royale de chirurgie. Il entre dans la gendarmerie l'année suivante et il est affecté à Lunéville comme aide-major de la compagnie écossaise. En août 1782, il est Béthune puis à Strasbourg en qualité chirurgien-major dans le régiment de cavalerie de Berry. En 1785, Percy remporte le premier prix du concours de l'Académie royale de chirurgie qui porte sur l'amélioration des bistouris. Il obtient de nombreux titres dont un sur l'allaitement des nouveau-nés. Il obtient en 1789 un brevet de chirurgien en chef puis entre à l'armée du Rhin. En 1794, il publie un ouvrage sur la cautérisation.

Il est nommé inspecteur général du service de santé des armées en l’an XII. Le 1er juin 1802, il épouse Rosalie-Claudine Wolff. En 1804, il est de la première promotion de la Légion d'honneur. Il est élu membre de l’Académie des sciences en 1807. Commandant de la Légion d'honneur après Eylau, il est nommé baron de l’Empire après Wagram, en 1809.

Une ophtalmie grave l'éloigne de l'armée, il devient alors professeur à la Faculté de Médecine de Paris. En 1814, il soigne 12 000 malades et blessés, russes et prussiens abandonnés, en transformant en hôpital les abattoirs de Paris et reçoit les distinctions honorifiques les plus élevées de Bavière, de Prusse et de Russie (Ordres de Sainte-Anne de Russie, de l'Aigle rouge de Prusse, du Mérite de Bavière).

Au cours des Cent-Jours, il est élu membre de la chambre des représentants par le grand collège de Haute-Saône (70 voix sur 131 votants)

Le retour de la monarchie en 1815 le contraint à la retraite. Il est cependant nommé membre honoraire de l’Académie de médecine en 1820.

Il meurt à Paris le 18 février 1825 et est inhumé dans la 18e division du Cimetière du Père-Lachaise[1] où son monument porte la mention : « Il fut le père des chirurgiens militaires ».

Contributions à la chirurgie[modifier | modifier le code]

Le baron Percy fit le premier la résection de la tête de l'humérus, inventa le tire-balles et le carquois chirurgical.

Il inventa également le "würst", un grand caisson attelé chargé de matériel médical et chirurgical sur lequel étaient transportés les officiers de santé afin de se rendre le plus rapidement possible auprès des blessés.

Ses mémoires ont été publiés et constituent une source sur la médecine militaire au début du XIXe siècle.

Hommage[modifier | modifier le code]

Son nom a été donné à l’Hôpital d'instruction des armées Percy à Clamart et il est gravé sur la 10e colonne (pilier nord) de l’Arc de Triomphe de l’Étoile.

Publication[modifier | modifier le code]

  • P.F. Percy, Pyrotechnie chirurgicale pratique ou l'Art d'appliquer le feu en chirurgie, Chez Méquignon l'aîne, père, Libraire de la Faculté de Médecine, 1811 (Texte intégral.)

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Armes de Pierre-François Percy, Baron de l'Empire :

Écartelé : au I, d'or à la lampe antique de sable allumée de gueules ; au II, du quartier des Barons Officiers de Santé attachés aux Armées ; au III, d'azur au miroir d'argent en pal accolé d'un serpent tortillant d'or, se mirant dans la glace ; au IV, d'or à la main de carnation ailée d'azur tenant un scalpel de sable et entourée d'une couronne de chêne de sinople.[2],[3],[4],[5]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Pierre-François Percy », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition]
  • L'introduction d'Emile Longin dans Journal des campagnes du baron Percy, chirurgien en chef de la Grande Armée de Pierre François Percy, Plon-Nourrit, Paris, 1904.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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