Pierre-Étienne Poux-Landry

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L'« Ermite de la Citadelle ».

Pierre-Etienne Poux-Landry né à la Chapelle-des-Bois (Doubs) en 1773, mort à Besançon en 1852 où il vécut en ermite de 1835 à sa mort, fait partie des personnages pittoresques de l'histoire bisontine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Étienne Poux-Landry a servi sous le Premier Empire dans la Grande Armée napoléonienne. Rentré dans ses foyers après l'abdication de Napoléon Ier en 1814, il espère, même après les Cent-Jours et comme tous les « demis soldes » de l'époque, un second retour de « l'Idole ». À la mort de ce dernier en 1821 puis de son fils Napoléon II en 1832, cet espoir est anéanti. Il quitte alors son village pour la capitale comtoise et trouve refuge dans un rocher situé sous la Citadelle de Besançon et, à l'âge de soixante-deux ans, construit son logis, creusant jour après jour à même la roche. Quelques Bisontins allaient, de temps à autre, lui rendre visite, et parfois, aussi lui faire une aumône. Quelquefois, les jeunes recrues de l'armée montaient voir « l'ancien », ainsi que l'état d'avancement de son logis. Il passe sur ces lieux les dix-sept dernières années de sa vie, et meurt abandonné, à l'âge de soixante-dix-neuf ans, en 1852, à l'hôpital de Besançon où, malade, il a dû se réfugier.

Le cas de Pierre-Étienne Poux-Landry n'est pas isolé. À cette époque, de nombreux anciens grognards ont fait de même, voulant ainsi garder intact leurs rêves de gloire et se terrèrent ainsi dans des lieux haut comme l'Auvergne, les Pyrénées, le Jura, les Vosges ou autre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • André et Robert Mauer, Promenade dans Besançon sous le Second Empire, Besançon, Cêtre,‎ 1977, 81 p. (ISBN 2901040-02-0)