Pie-d'Orezza

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Pie-d'Orezza
U Pedorezza
Vue de Pie-d'Orezza
Vue de Pie-d'Orezza
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Orezza-Alesani
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Jean-Paul Martinetti
2014-2020
Code postal 20229
Code commune 2B222
Démographie
Population
municipale
36 hab. (2012)
Densité 6,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 22′ 22″ N 9° 21′ 20″ E / 42.3727777778, 9.3555555555642° 22′ 22″ Nord 9° 21′ 20″ Est / 42.3727777778, 9.35555555556  
Altitude 633 m (min. : 541 m) (max. : 1 766 m)
Superficie 5,79 km2
Localisation

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Pie-d'Orezza (U Pedorezza en langue corse) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la collectivité territoriale de Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pied'Orezza

Situation[modifier | modifier le code]

Pie-d'Orezza est une commune située au cœur de la Castagniccia, une microrégion au sud de l'agglomération bastiaise, entre Casinca, Giovellina, Cortenais, Costa Serena et la mer Tyrrhénienne. Elle fait partie de l'ancienne pieve d'Orezza et du territoire de vie Castagniccia du parc naturel régional de Corse.

Pie-d'Orezza est l'une des 23 communes du canton d'Orezza-Alesani.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents San-Lorenzo San-Lorenzo, Campana Piedicroce Rose des vents
San-Lorenzo
Carticasi
N Piedicroce
O    Pie-d'Orezza    E
S
Carticasi Piedipartino Stazzona
Piedipartino

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Pie-d'Orezza se situe dans le « Deçà des monts » (Cismonte en corse) ou « Corse schisteuse » au nord-est de l'île, dans le prolongement de l'arête schisteuse du Cap Corse qui se poursuit avec le massif du San Petrone et se termine au sud de la Castagniccia. Ce massif est un bloc de schistes lustrés édifié au tertiaire lors de la surrection des Alpes sur un socle hercynien, de la fin de l'ère primaire.

La commune occupe les flancs montagneux au sud-est du Monte San Petrone (1 767 m), plus haut sommet du massif éponyme, schisteux.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Grâce à l'altitude moyenne élevée de son territoire, Pie-d'Orezza est une commune riche en eau.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Située à plus de 600 mètres d'altitude, la commune de Pie-d'Orezza s'étend également sur l'ancien village de Campodonico.

Pie-d'Orezza[modifier | modifier le code]

Le village est construit en un habitat groupé, sur une arête de montagne, à une altitude moyenne supérieure à 600 m.

Campodonico[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui hameau, ce dernier, situé à 900 mètres d'altitude, est la plus haute bourgade de la contrée. Accroché à un replat de la falaise, les quelques maisons dominent un ravin théâtre. Célèbre pour sa vue panoramique exceptionnelle sur la vallée d'Orezza et point de ralliement de nombre de randonneurs, Campodonico est aussi le point de départ du sentier permettant l'ascension du monte San Petrone (1 767 m) et menant vers les Caldane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Pas de découverte de site pré-historique sur le territoire de la commune, alors que dans les pievi voisines de Rostino et Valle Rustie ont été découvertes des statues menhirs, des inscriptions et des sites fortifiés (tel le menhir de Bocca al Prato - Quercitello)

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'histoire de la communauté de Pie-d'Orezza remonte loin dans le temps. Avec Ptolémée, on apprend que sur le territoire de l'actuelle Castagniccia, vivaient deux tribus : les Macrini, en Casinca et en Ampugnani, et les Opini, plutôt dans l'Orezza, le Bozio et l'Alesani, et ceci 3 siècles av. J.-C.

Faisant partie de l'antique pieve d'Orezza, elle regroupait sur le territoire actuel de la commune, plusieurs communautés, vivant dans un habitat dispersé.

De la période romaine peu de renseignement sont parvenus jusqu'à nous. La tradition orale dit que les Romains auraient apprécié l'eau ferrugineuse, abondante dans la région.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, ce territoire appartenait au domaine "Cortinco". La région fait son apparition dans les documents de l'époque.

Entre l'an 1000 et l'an 1300 environ, la région est le fief des Cortinchi, descendants de Guiglielmo de Cortone, en Toscane, eux-mêmes marquis de Massa. Guiglielmo s'implanta en Corse grâce à son oncle, évêque d'Aleria. On l'appela Cortinco et ses descendants les Cortinchi.

En 1299 les seigneurs d'Orezza, Opizzo, Alberto, Ugo, Manente, et Ansaldo, prêtent serment de fidélité à Gênes, dans le château d'Aléria.

À la fin du XIIIe siècle, les Cortinchi sont remplacés par les Obertinghi, descendants d'Oberto, fils d'Alberto Rufo. Les régistres des tailles de ces époques nous révèlent que cinq communautés occupaient le territoire actuel de la commune, les communautés de Pie d'Orezza, Campodonico, Poggiale, Zilevra et Pozzolo. Ces 3 derniers toponymes figurent toujours comme lieux-dits sur le cadastre de la commune. Les habitants sont principalement des bergers et des marchands ambulants, qui s'approvisionnent sur le continent italien, et rayonnent sur toute la Corse.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres du XVIe siècle, le village prend le parti de Sampiero, et fournit des contingents de soldats sous les ordres de Luciano de Campodonico, neveu de Piero de Piedipartino, capitaine et ami intime de Sampiero. Alphonse d'Ornano, fils de Sampiero, poursuivra la guerre dans la région où il fit restaurer le Castelluccio, petit fortin au-dessus de Campodonico.

Pendant la période 1637/1647, Gênes met en place la "Cultivazione". Les plantations de châtaigniers, oliviers, figuiers et vigne, sont subventionnées. Plusieurs hectares de châtaigniers sont plantés, la commune en sera transformée. Les villages prendront l'aspect qu'ils ont de nos jours. La société composée de bergers et marchands, sera constituée d'éleveurs, d'agriculteurs, et d’artisans. Le XVIIe siècle sera l'âge d'or ; une bourgeoisie locale émergera, qui participera et orientera les luttes du XVIIIe siècle, et les révolutions de Corse.

Ces conditions de vie se poursuivront pendant tout le XIXe siècle et jusqu'au milieu du XXe siècle.

  • 1789 - La Corse appartient au Royaume de France. Survient la Révolution française qui supprime les juridictions royales. La Constituante divise la France en 83 départements.
  • 1790 - Le département de Corse est créé avec Bastia pour préfecture.
  • 1791 - Corte est le chef-lieu du département et le siège de l’évêché fixé à Aiaccio.
  • 1793 - An II. la Convention divise l'île en deux départements : El Golo (l'actuelle Haute-Corse) et Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. La commune qui porte le nom de Piedorezza, se trouve dans le canton d'Orezza, dans le district de Corte et dans le département d'El Golo.
  • 1801 - Sous le Consulat[Note 1], au Bulletin des Lois, la commune porte toujours le nom de Piedorezza, dans le canton d'Orezza, l'arrondissement de Corte, et le département d'El Golo. Piedorezza devient Pie-d'Orezza.
  • 1811 - Les départements d'El Golo et du Liamone sont fusionnés pour former le département de Corse.
  • 1828 - Pie-d'Orezza passe du canton d'Orezza à celui de Piedicroce[1].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les différentes guerres, la période coloniale, les conditions de vie au village, ont été la cause d'un exode important. La châtaigneraie a été peu à peu abandonnée, l'artisanat et le commerce ont disparu, le village s'est installé dans une léthargie, pour ensuite décliner, et en arriver à la situation actuelle proche de la désertification.

  • 1973 - Pie-d'Orezza passe dans le canton d'Orezza-Alesani, nouvellement créé avec la fusion imposée des anciens cantons de Piedicroce et Valle d’Alisgiani.
  • 1975 - L'île est à nouveau divisée en deux départements, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1949 - 1983 Joseph Raffalli DVG
1983 - 2010 Luc-Antoine Marsily DVD Conseiller général depuis 2001 et vice-président du conseil général
2010 - en cours Jean-Paul Martinetti SE
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Sa richesse en pierre de construction lui permet d'accueillir sur son territoire une importante carrière de pierre.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 36 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
262 395 288 316 327 314 318 330 328
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
340 353 346 333 360 357 375 301 330
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
307 310 210 268 292 287 155 108 68
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 -
58 55 43 39 25 33 35 36 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Comme toutes les communes corses de l'intérieur, Pie-d'Orezza connait un processus de désertification qui semble néanmoins se ralentir notablement depuis une décennie.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pie-d'Orezza, dont le saint patron est Saint Antoine, possède trois églises sur son territoire :

Église paroissiale Saint-Antoine de Padoue[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Antoine, dans le cœur du village. L'édifice est repris à l'inventaire général du patrimoine culturel[3] ;

Chapelle Santa-Maria-Assunta[modifier | modifier le code]

La chapelle romane Santa Maria Assunta, petit bijou du XIe siècle, ancien lieu de pèlerinage, est rénovée depuis les années 1990. La chapelle est classée Monument historique[4]. Le petit édifice n'a pas de clocher, mais quatre poutres soutiennent une paire de cloches dont le son aigrelet s’étend dans tout le pays bas. Elle est à côté du cimetière.

Chapelle de l'Annonciation[modifier | modifier le code]

Elle se trouve au hameau de Campodonico. la chapelle est mentionnée dans la relation de visite apostolique effectuée en 1587 par Monseigneur Mascardi qui en souligne le dénuement et le mauvais état. La chapelle est reprise à l'inventaire général du patrimoine culturel[5] ;

Chapelle de l'Assomption[modifier | modifier le code]

Proche du village, c'est un édifice moyenâgeux qui forme l'une des annexes de l'église piévane Saint-Pierre et Saint-Paul d'Orezza, comme le note Monseigneur Mascardi dans sa relation de visite apostolique du diocèse d'Aléria effectuée en 1587. La chapelle a été restaurée. Elle est reprise à l'inventaire général du patrimoine culturel[6].

Ancienne église paroissiale Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

Il existe également, sur le chemin menant de Pied'Orezza à Campodonico, les ruines d'une église romane dédiée à saint Nicolas. Cet édifice était l'église commune des habitants de Pied'Orezza et de Campodonico. Elle dépendait de la Pievanie de Piedicroce. Elle est reprise à l'inventaire général du patrimoine culturel[7].

Autres patrimoines[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune, se trouvent les ruines d'un baptistère du Ve siècle dédié à saint Léonard. Le village possède plusieurs maisons-tours dont deux sont du XIIe siècle.

Non loin, et au-dessus du hameau de Campodonico, se trouvent les ruines d'un fortin appelé U castellucciu. Ce fortin fut édifié par Vincentello d'Istria au XVe siècle, lorsque ce dernier était vice-roi de Corse. Plusieurs fois détruit, ce fort fut reconstruit pour la dernière fois, au XVIe siècle, par Alphonse d'Ornano, après la mort de son père Sampiero Corso, et alors qu'il était en guerre contre Gênes.

Deux ponts génois du XVIe siècle sont toujours utilisés par les habitants pour traverser le Fium'Alto, l'un sur le chemin menant à Piedipartino, au lieu-dit u pilone, l'autre en aval, sur le chemin menant à Piedicroce, au lieu-dit Zaravilla.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parc naturel régional[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc naturel régional de Corse.

Pie-d'Orezza est une commune adhérente au parc naturel régional de Corse, dans son « territoire de vie » appelé Castagniccia[8].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Hêtraies du massif du San Petrone

La forêt de San Pietro d'Accia est divisée en deux massifs, l'un au nord, concernant Pie-d'Orezza, qui s'étend du col de Prato (985 mètres) jusqu'au sommet du San Petrone (1 767 mètres), point culminant de la Castagniccia, et l'autre au sud qui comprend les crêtes et les versants boisés entre le Monte Calleruccio (1 484 mètres) et la Punta di Caldane (1 724 mètres). Cette forêt communale, soumise au régime forestier, est exploitée localement pour le bois de chauffage. La zone fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004200 - Hêtraies du massif du San Petrone, 2e génération[9].

Châtaigneraies de la petite Castagniccia

La ZNIEFF 940004146 d'une superficie de 10 559 ha, s’étend du nord au sud, du col de Pirello jusqu’au rocher de Muteri, sur une zone dite « petite Castagniccia » qui couvre 43 communes. La végétation est dominée par les châtaigneraies le plus souvent présentes sous forme de vergers ou de taillis[10].

Landes et pelouses sommitales du massif du San Petrone

D'une superficie de base de 1 381 ha, la zone concerne 19 communes de la Castagniccia. Elle est composée de trois unités distinctes, distribuées sur les crêtes du massif de San Petrone.

L'intérêt qu'elle présente porte sur deux espèces déterminantes d'oiseaux : l'Aigle royal (Aquila chrysaetos (Linnaeus, 1758)) et l'Alouette lulu (Lullula arborea (Linnaeus, 1758)[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bienheureux "Nicolao di Pied'Orezza", frère lai capucin, mort en odeur de sainteté le 07/06/1832 au couvent de Vescovato. Béatifié, il est honoré le 7 juin.
  • Luciano de Campodonico, capitaine, neveu de Piero de Piedipartino, lui-même capitaine et ami intime de Sampiero Corso et de son fils Alphonse d'Ornano.
  • Jean-Baptiste Cristofini, né le 27/07/1809 à Pied'Orezza (hameau de Campodonico), décédé le 28/07/1879 à Bellevue-Meudon (S&O). Chef de Bataillon, officier de la Légion d'honneur, inventeur de la "Tente abri" militaire, communément appelée "Marabout".
  • Jean-Pierre Marsily, commissaire divisionnaire, officier de l'Ordre national du Mérite, ayant servi à la direction de la Police judiciaire de 1966 à 2000.
  • Luc-Antoine Marsily, maire de 1983 à 2010, vice-président du conseil général de Haute-Corse.
  • Giovan Filippo Paoli, né le 15/12/1820 à Pied'Orezza, décédé à Bastia, chef de bataillon, chevalier de la Légion d'honneur.
  • Paolo Francesco Paoli, né le 21/02/1747 à Pied'Orezza, capitaine à la 11e Demi Brigade légère. A perdu l'œil droit à la bataille du Moulinet (Italie 1793), a fait la campagne d'Amérique (1781/82), la campagne d'Italie, prisonnier des Autrichiens le 24/07/1793. Retiré dans ses foyers en 1799, il fera construire une maison en 1802.
  • Louis Raffalli, né le 19/10/1875 à Pied'Orezza. Docteur en médecine, chevalier de la Légion d'honneur. Chef de service à l’hôpital de Seillans (Var). Maire de Seillans à partir de 1928.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La loi du 28 pluviôse an VIII (19 février 1800) porte sur l'administration locale. Elle conserve les départements hérités de la Révolution mais elle redécoupe les divisions intérieures. Les districts deviennent des arrondissements, la commune est définie et le canton créé. À chaque niveau on trouve un fonctionnaire public (nommé) ainsi qu'une assemblée consultative (élue)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]