Pic du Balaïtous

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Pic du Balaïtous
Le massif du Balaïtous vue de l'ouest
Le massif du Balaïtous vue de l'ouest
Géographie
Altitude 3 144 m
Massif Massif du Balaïtous
Pyrénées
Coordonnées 42° 50′ 19″ N 0° 17′ 24″ O / 42.83861, -0.29 ()42° 50′ 19″ Nord 0° 17′ 24″ Ouest / 42.83861, -0.29 ()  [1]
Administration
Pays Drapeau de la France France
Drapeau de l'Espagne Espagne
Région
Communauté
Midi-Pyrénées
Aragon
Département
Province
Hautes-Pyrénées
Huesca
Ascension
Première 3 août 1825 par Peytier et Hossard
Voie la plus facile Glacier de Las Néous côté français
Géologie
Roches Granites, calcaires

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

(Voir situation sur carte : Hautes-Pyrénées)
Pic du Balaïtous

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Pic du Balaïtous

Le Balaïtous, massif granitique pyrénéen, se situe à la frontière entre la France et l'Espagne. Il marque le début, en venant de l'ouest, des Hautes-Pyrénées. Le pic du Balaïtous (3 144 m) est le premier pic de la chaîne dépassant l'altitude de 3 000 m depuis la côte Atlantique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le mot Balaïtous vient probablement de l'occitan vath (pron. bat), vallée et leitosa (pron. léytouse), de lèit, lait donc laiteuse. Le nom peut signifier la « vallée laiteuse », en raison du glacier situé dans cette vallée orientée vers le nord-est et à laquelle le nom s'applique[2],[3]. Il a été avancé ces deux autres significations qui sont nettement moins plausibles : la « vallée qui donne du lait » en raison de la couleur du torrent issu du glacier de Las Néous, chargé de boues blanchâtres provenant de la décomposition des feldspaths du granite et s'écoulant en outre en cascades et rapides successifs[réf. nécessaire]. Une autre interprétation proposée est la « vallée avalancheuse », de vath et lieitosa venant de lieit signifiant lit ou couloir d'avalanche.[réf. nécessaire]

Le nom de ce massif (et donc du sommet principal) a eu de nombreuses appellations jusqu'au début du XXe siècle[4] : Badescure (Henri Reboul), Balaïtous (Henry Russel), Baletous (cartes Cassini), Balétous (Henri Saget), Bat-Laetouse (anciennes cartes d'État-Major), Bat-Létouse (anciennes cartes d'État-Major), Batlaytouse (Aymar de Saint-Saud, Alphonse Meillon, ancien cadastre), Casterrille (cartes Cassini), Costerillou (Vincent de Chausenque), Montagne de La Bassa (Henri Reboul, Louis Ramond de Carbonnières), Maou-Muret signifiant « mauvais » (Ludovic Fontan de Négrin), Marmurè (George Cadier, qui met parfois un accent aigu, parfois un accent grave), Marmuré (Henri Saget, George Cadier, les Azunois, anciennes cartes d'État-Major), Murmuré (anciennes cartes d'État-Major), Pico de los Morros (pour les Espagnols), Soum de Séoube (Louis-Philippe Reinhart Junker), Mur-Muré (Édouard Wallon), Bat Laiteux (Charles Packe), Grand Pic (Jean-Pierre Picqué), Montagne comme un touet de « toit de maison » (Louis-Philippe Reinhart Junker), Pic qui marmure, Pic qui murmure (Roger de Bouillé), Pic des Baïletous de « gendarmes » (Gustave Cadier, un très probable parent des 5 frères Cadier).

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Il se trouve au fond du Val d'Azun.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le massif du Balaïtous est un massif granitique, faisant partie intégrante du massif granitique voisin de Cauterets. On trouve cependant à son sommet des roches calcaires dans lesquelles sont incrustés des fossiles d'animaux marins.

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La première ascension du Balaïtous fut réalisée le 3 août 1825 par les officiers géodésiens Pierre Peytier et Paul-Michel Hossard. Ces derniers sont chargés d'établir la nouvelle carte d'état-major de la zone, ils effectuent auparavant et par erreur la première ascension du pic Palas à cause du brouillard.

La deuxième ascension est le fait du grand pyrénéiste Charles Packe en 1864, qui parvient après plusieurs échecs au sommet en septembre, persuadé de réaliser là une première. Sa surprise est totale quand il trouve les marques évidentes de 1825.

Voies d'accès[modifier | modifier le code]

De nombreux itinéraires existent de nos jours pour l'ascension, mais aucun n'est vraiment facile, en particulier en raison du dénivelé, qui est supérieur à 1 500 m à partir de tout point accessible en voiture. Les itinéraires les plus fréquentés empruntent le glacier de Las Neous. Certaines voies, amenant au sommet par le versant espagnol, font emprunter la grande diagonale curiosité géologique caractéristique du Balaïtous. Les refuges français de Larribet (2 060 m), du Balaïtous (G. Ledormeur) (1 970 m) ou d'Arrémoulit (2 305 m) sont des points de départ possibles. Du côté espagnol on pourra utiliser le refuge de Respumoso.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Géoportail
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194),‎ 1996, 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne), p. 1147, notice 21473
  3. Marcellin Bérot, Centre régional des lettres de Midi-Pyrénées, La vie des hommes de la montagne dans les Pyrénées racontée par la toponymie, Éditions Milan, 1998, parc national des Pyrénées (ISBN 2841137368)
  4. Frères Cadier, Au pays des isards ; réédité en 2003 par les éditions Monhelios (ISBN 2914709137)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]