Pińczów

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Pińczów
Blason de Pińczów
Héraldique
Drapeau de Pińczów
Drapeau
Vue de la ville depuis la Chapelle St Anne
Vue de la ville depuis la Chapelle St Anne
Administration
Pays Drapeau de la Pologne Pologne
Maire Włodzimierz Stanisław Badurak
Code postal 28-400
Démographie
Population 11 303 hab. ((2010))
Coordonnées 50° 32′ N 20° 32′ E / 50.533333333333, 20.53333333333350° 32′ Nord 20° 32′ Est / 50.533333333333, 20.533333333333  

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Pińczów

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Pińczów

Pińczów est une ville de Pologne, dans la voïvodie de Sainte-Croix et dans le powiat de Pińczów. Elle s'étend sur une surface de 14,32 km2 et comptait 12 304 habitants en 2005. Pińczów fait partie de la province historique de la Petite-Pologne. Cette ville est située dans la vallée de la Nida, et est proche de la chaine de montagnes de Sainte Croix.

Histoire[modifier | modifier le code]

De la création de la ville à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, sur l’emplacement de l’actuelle Pińczów se trouvait une carrière. Les mineurs travaillant à la carrière résidaient dans un grad, détruit en 1241 lors de l’invasion mongole de la Pologne. Durant la première moitié du XIVe siècle, un château gothique a été érigé sur l’ancien emplacement du grad.

Au pied du château, un village apparut, appelé d’abord Piedziców, Pandziczów puis en 1470, Pyandzyczów. Le nom Pińczów a été utilisé depuis le XVIe siècle. Le nom des premiers seigneurs des lieux n’est pas connu.

En 1424, il appartenait à la puissante famille des Oleśnicki, qui ont construit leur résidence à cet endroit, et a fondé un monastère de Paulins (1449).

Le 21 septembre 1428 à Lublin, le roi Ladislas II Jagellon reconnut officiellement à Pińczów le statut de ville.

Au milieu du XVIe siècle, Pińczów devint un des plus importants centres de la réforme protestante en Petite Pologne. Le seigneur calviniste Nicholas Olesnicki expulsa les moines catholiques de Pińczów en 1550 à l’instigation de l’ex-prêtre italien Francesco Stancaro. Un centre calviniste est créé, où les Synodes de Pińczów eurent lieu entre 1550 et 1563. Pińczów est parfois appelée l’Athènes Sarmate pour son association avec l’académie calviniste fondée par Francesco Lismanino, à laquelle des universitaires comme le grammairiste français Pierre Statorius fut invité.

Panorama de Pińczów en 1657.

La ville fut aussi le lieu où fut traduit la Bible de Brest (première bible protestante traduite en polonais) entre 1558 et 1563. Cette bible est parfois appelée Bible de Pińczów.

En 1586, l’évêque de Cracovie Piotr Myszkowski acquit la ville et lança un programme de contre réforme. Les moines Paulins revinrent à Pińczów, et à la fin du XVIe siècle, la famille Myszkowski rénova le château et en fit sa résidence.

En 1592, Zygmunt Myszkowski fonda la ville de Mirów, qui fut absorbé par Pińczów en 1612.

La ville possédait un mur défensif, avec quatre portes, et de nombreux artisans, notamment italiens, écossais, allemands et français y travaillaient.

En 1657, Pińczów fut détruit par les soldats suédois (le « Déluge polonais »), et pendant la grande guerre du nord, la ville fut prise à nouveau par les Suédois. Le roi Charles XII de Suède resta quelque temps à Pińczów après la bataille de Kliszów. À la fin du XVIIIe siècle, Pińczów fut racheté par la famille Wielkopolski, et après la partition de la Pologne, Pińczów échut à l’Empire des Habsbourg (1795). En 1815, Pińczów devint une partie intégrante du Royaume du Congrès, royaume polonais sous allégeance russe.

Dans les années 1820, la ville comptait environ 4 000 habitants. En 1867, les russes créèrent le comté de Pińczów.

Durant la Deuxième République de Pologne, la ville fut rattachée à la voïvodie de Kielce. Durant les années 1920, la seconde légion d’infanterie polonaise était basée à Pińczów, avant d’être déplacée à Sandomierz.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pinczow fut détruit par les troupes allemandes en septembre 1939, et presque tous les juifs, qui avaient pourtant compté jusqu’à 70 % de la population de la ville) furent tués ou déportés dans le camp d’extermination de Treblinka. Quelques uns survécurent en se cachant dans les forêts alentours, et d’autres, bien que très peu, furent cachés par des fermiers polonais des environs jusqu’à la fin de la guerre.

Synagogue de Pińczów.

Le cimetière juif fut également détruit. Les restes de ce cimetière sont visibles près de la synagogue, qui peut également se visiter. Les morceaux des pierres tombales, ornées de symboles religieux et des noms en hébreux ont été utilisées après la guerre pour construire un muret d’enceinte autour de la synagogue.

La République de Pińczów est un élément fameux de l’histoire de la ville et de sa proche région. En juillet-aout 1944, des unités de maquisards de l’Armia Krajowa (Armée de l’intérieur) et de groupes affiliés repoussèrent l’armée allemande d’un territoire de 1 000 km2 autour des villes de Pińczów jusqu’à Działoszyce, et de Nowy Korczyn jusqu’à Nowe Brzesko, avant d’être écrasés par une concentration de troupes de la Wehrmacht et victime du manque de ravitaillement. La résistance fut également vive dans la région, deux attaques furent menées contre la prison de la Gestapo, permettant la libération de centaines de prisonniers.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La chapelle St Anne.

Il est intéressant de visiter à Pińczów le palace du XVIIIe siècle de la famille Wielkopolski, ainsi que les églises et les monastères, certains datant du XVe siècle, la chapelle St Anne, sur la colline surplombant Pińczów.

Après la visite du musée de la ville, situé dans l’ancien monastère Paulin qui parle de la région de Pińczów et d’Adolf Dygasiński, enfant du pays et poète naturaliste, il est possible de visiter la synagogue à quelques centaines de mètres.

Il est aussi possible de visiter les ruines du château du XIIIe siècle. À noter quelques tombes remarquables du XIXe siècle dans un carré du cimetière de Pińczów.

À Mirów, proche de Pińczów, il est également possible de visiter un monastère Franciscain, fondé en 1587 par l’évêque Piotr Myszkowski. Il y a également dans cette ville une maison qui a servi d’imprimerie calviniste, et qui est actuellement utilisée comme branche locale des archives nationales polonaises.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville accueille un club sportif, le « Nida Pińczów », fondé en 1946

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]