Piéride du chou

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Pieris brassicae

La Piéride du chou (Pieris brassicae) est une espèce d'insectes lépidoptères de la famille des Pieridae de la sous-famille des Pierinae et du genre Pieris. C'est un migrateur au vol puissant et rapide.

Génétique et évolution de l'espèce[modifier | modifier le code]

La Piéride du chou était présente dans toute la France métropolitaine depuis le paléolithique [1].

Description[modifier | modifier le code]

La Piéride du chou est un papillon blanc marqué de noir au bord de l'apex des ailes antérieures, au dimorphisme sexuel marqué: un point chez le mâle, deux chez la femelle.

La longueur de l'aile antérieure de la Piéride du chou varie de 28 à 33 mm. Sa taille importante permet de la distinguer des autres Pieris. Elle est de couleur assez blanche et possède une grande tache apicale noire de forme concave. Chez le mâle, seul l'apex des ailes antérieures est marqué de noir tandis que la femelle porte en plus deux points et une strie de couleur noire[2].

Œuf, chenille, et chrysalide[modifier | modifier le code]

Les œufs qui ressemblent à une sorte de citron miniature sont posés en groupes contrairement aux autres Pieris et ont un temps d'incubation de 4 à 10 jours. Les chenilles, vert jaune et couvertes de points et de stries noirs, gourmandes et vivant en groupes, sont présentes d'avril à novembre sur des Brassicacées sauvages ou cultivées. Le papillon est présent de mars à novembre en deux à quatre générations[2].

Biologie[modifier | modifier le code]

Période de vol et hibernation[modifier | modifier le code]

La Piéride du chou vole d'avril à octobre en deux à quatre générations.

Elle hiverne à l'état de chrysalide.

Plantes hôtes[modifier | modifier le code]

Les plantes hôtes de la chenille sont des Brassicacées, surtout les choux cultivés.

Parasitisme[modifier | modifier le code]

Les chenilles sont souvent parasitées par diverses espèces d'hyménoptères, dont Apanteles glomerulus et Microgaster granulatus[3]. Ces guêpes pondent leurs œufs dans la chenille, les larves la mangent en se développant puis la quittent à sa mort pour se nymphoser en cocons se disposant autour de sa dépouille.

Écologie et distribution[modifier | modifier le code]

La Piéride du chou est présente naturellement en Europe, au Maghreb, jusqu'en Asie et a été naturalisée au Chili. Elle est présente dans tous les départements de France métropolitaine[4].

Un moment introduite en Australie, elle y a été éliminée par la guèpe parasitoïde Cotesia glomerata. Le papillon apprécie les jardins et les prairies jusque 2 000 mètres d'altitude. Elle peut parfois effectuer des migrations en nombre[2].

La Piéride du chou est un migrateur au vol puissant et rapide. Des migrations en très grand nombre ont été rapportées en Angleterre en 1508, 1911 et 2009[5] .

Biotope[modifier | modifier le code]

La Piéride du chou fréquente tous les types de milieux fleuris et même tous les genres de milieux lors de ses migrations.

Systématique[modifier | modifier le code]

L'espèce Pieris brassicae a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758, sous le nom initial de Papilio brassicae [6].

  • La localité type est la Suède.

Synonymie[modifier | modifier le code]

  • Papilio brassicae Linnaeus, 1758
  • Pontia chariclea Stephens, 1827 [7]
  • Ganoris wollastoni Butler, 1886 [8]

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Liste des sous-espèces
  • Pieris brassicae brassicae (Linné, 1758) Europe et Afrique de Nord
  • Pieris brassicae nepalensis Gray, 1846[9]
  • Pieris brassicae ottonis (Ruber, 1907)[10].

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

La Piéride du chou se nomme en anglais Large White, Große Kohlweißling en allemand, Groot koolwitje en néerlandais, Mariposa de la col en espagnol et Cavolaia maggiore en italien.

La Piéride du chou et l'Homme[modifier | modifier le code]

Protection[modifier | modifier le code]

Aucun statut de protection particulier.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. INPN archéologie
  2. a, b et c (fr) Tristan Lafranchis, Les Papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Éditions Biotope,‎ 2000 (ISBN 2-9510379-2-9), p. 148
  3. papillons du Poitou-Charentes
  4. lepinet
  5. butterflies of Europe
  6. Linnaeus, 1758; Syst. Nat. (Edn 10) 1 : 467
  7. Stephens, 1827; Ill. Br. Ent. (Haustellata) 1 (1): 17, pl. 3, f. 1-2
  8. Butler, 1886; Ann. Mag. nat. Hist. (5) 17 (101) : 430
  9. Gray, 1846; Descr. lep. Ins. Nepal : 9, pl. 6, f. 1, 3
  10. Ruber, 1907, Seitz, Grossschmett. Erde 1 : 45

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tom Tolman, Richard Lewington, Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, Delachaux et Niestlé, 2010 ISBN 978-2-603-01649-7
  • M. Chinery et P. Leraut, Photoguide des papillons d'Europe, Delachaux et Niestlé, ISBN 2-603-01114-6.
  • (en) John Feltwell, Large White Butterfly: The Biology, Biochemistry, and Physiology of Pieris Brassicae (Linnaeus), Springer Science & Business Media, coll. « Entomologica Series, volume 18 »,‎ 1982, 535 p. (ISBN 9789061931287, ISSN 0924-4611)..