Piège de l'éléphant

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a b c d e f g h
8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Fou noir sur case noire f8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Cavalier noir sur case blanche d7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Cavalier noir sur case noire f6
Cavalier blanc sur case blanche d5
Fou blanc sur case noire g5
Pion blanc sur case noire d4
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche e2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Cavalier blanc sur case noire g1
Tour blanche sur case blanche h1
8
7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
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Après 6.Cxd5??

Aux échecs, le piège de l'éléphant est une tentative incorrecte des Blancs de gagner un pion dans une variante d'ouverture populaire du gambit dame. De nombreux amateurs sont tombés dans ce piège. La première partie où il figure semble être celle livrée entre Carl Mayet et Daniel Harrwitz, à Berlin en 1848 :

1. d4 d5
2. c4 e6
3. Cc3 Cf6
4. Fg5 Cbd7

Cette suite de coups indique généralement que les Noirs ont l'intention de jouer la défense Cambridge-Springs avec 5.Cf3 c6 6.e3 Da5, mais elle peut aussi mener à la défense orthodoxe si les Noirs jouent ...Fe7. La défense Cambridge-Springs n'avait pas encore été mise au point au moment de la partie Mayet-Harrwitz.

Les Noirs ont tendu un piège : si les Blancs tentent de gagner un pion avec

5. cxd5 exd5
6. Cxd5?? (1er diagramme)

Les Blancs pensent que le Cf6 est cloué, et ne peut donc pas reprendre.

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8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Fou noir sur case blanche c8
Fou blanc sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Cavalier noir sur case blanche d7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Cavalier noir sur case blanche d5
Fou noir sur case noire b4
Pion blanc sur case noire d4
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche e2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Cavalier blanc sur case noire g1
Tour blanche sur case blanche h1
8
7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
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Après 7...Fb4+
6. ... Cxd5!
7. Fxd8 Fb4+ (2e diagramme)

Les Noirs récupèrent la dame car les Blancs n'ont qu'un coup légal :

8. Dd2 Fxd2+ (Harrwitz a joué le tout aussi bon 8...Rxd8, avec 9...Fxd2+ à suivre)
9. Rxd2 Rxd8

et les Noirs ont gagné une pièce.

Il existe de nombreuses variations plus raffinées basées sur ce mécanisme, comme l'indique une partie (non répertoriée dans la base de données ChessBase) attribuée par Albéric O'Kelly de Galway[1] à Reuben Fine (jouant avec les Blancs) contre Mikhaïl Ioudovitch et qui aurait été jouée vers 1938 en URSS[2]. Quoi qu'il en soit, la partie donnée par O'Kelly de Galway transpose à partir du 7e coup blanc avec la partie (authentique) suivante :

Bachar Kouatly-Emmanuel Preissmann, Sainte-Maxime (France), 1982 :

1. d4 Cf6 2. c4 e6 3. Cf3 c5 4. Cc3 cxd4 5. Cxd4 d5 6. Fg5 e5 7. Cdb5 a6! 8. Cxd5? axb5!! 9. Cxf6+ Dxf6!! 10. Fxf6 Fb4+ 11. Dd2 Fxd2+ 12. Rxd2 gxf6 0-1.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. dans son ouvrage Les leçons d'un champion : Progresser rapidement, Grasset/Europe Échecs, 1984, p. 92-93
  2. (en) Fine-Ioudovitch 1937 sur ChessGames.com

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]