Pièce dans la bouche d'un poisson

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La Pièce dans la bouche d'un poisson est un miracle effectué par Jésus-Christ. Il est raconté dans l'Évangile de saint Matthieu. Il est l'image, entre autres, du don de la vie du Fils de Dieu, venu racheter le pécher des humains.

L'apôtre Pierre payant l'impôt avec la pièce sortie de la bouche du poisson par Augustin Tünger, 1486.

Texte[modifier | modifier le code]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu, chapitre 17, versets 24 à 27 :

« Lorsqu'ils arrivèrent à Capharnaüm, ceux qui percevaient les deux drachmes s'adressèrent à Pierre, et lui dirent: Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes? Oui, dit-il. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint, et dit : Que t'en semble, Simon? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils des tributs ou des impôts? de leurs fils, ou des étrangers? Il lui dit : Des étrangers. Et Jésus lui répondit : Les fils en sont donc exempts. Mais, pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l'hameçon, et tire le premier poisson qui viendra; ouvre-lui la bouche, et tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi. »

Traduction d'après la Bible Louis Segond.

Au bord du lac de Tibériade, quelques restaurants servent le poisson que l'on voit sur cette photo; ils le dénomment "saint-Pierre".

Interprétation[modifier | modifier le code]

Dans son homélie, le Père Joseph-Marie Verlinde parle de la solidarité de Jésus-Christ venu aider l'humanité, solidarité et pour enlever ses péchés en donnant sa vie sur la croix, et pour rétablir les humains comme des fils envers Dieu le Père. C'est l'image du poisson et des drachmes, en quelque sorte, de payer le tribut pour soi et pour ses frères[1]. Jésus pose ainsi les bases de la société judéo-chrétienne actuelle.

Pour saint Jean Chrysostome ce miracle est synonyme que Jésus est bien le Fils de Dieu car il contrôle les éléments et les animaux. Pour l'archévêque, par cette action il montre que la nature est bonne. Enfin le fait que ce soit à l'apôtre Pierre qui paye l'impôt, est le signe avant-coureur que c'est cet homme qui va recevoir les clefs du royaume de Dieu et par la même devenir le premier souverain pontife, le premier "chef" de l'Église humaine et spirituelle [2].

Pour Jacques Ellul, ce "miracle" est en fait le moyen de tourner en ridicule, en dérision, le pouvoir politique et religieux [Jacques Ellul "Anarchie et christianisme" éditions la Table Ronde collection "la petite vermillon" pages 95 -97].

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde du lundi 11 aoüt 2003[1]
  2. Homélie 68 de Jean Chrysostome sur saint Matthieu, chapitres 1 et 2 [2]