Phytoncide

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Le terme phytoncide est le nom donné[1] à des molécules excrétées dans l'air par les arbres et les forêts. Ces molécules semblent à la fois jouer un rôle de défenses (bactéricides, fongicides) et de communication (phytohormones).

Elles sont réputées avoir un rôle positif sur la santé, notamment lorsque produites par les pins maritimes, les peuplements d'eucalyptus et forêts méditerranéennes claires enrichies en labiées et espèces odorantes de la strate herbacée (garrigues à romarin, thym, maquis avec myrte, lavande, etc.).

Ainsi dans l'ex-URSS, Vlaskov (V.H) a montré que les environnements de pin, mélèze, sapin, bouleau ou peuplier avaient une efficacité très différente pour détruire des souches de mycobactéries et d'Escherichia coli (expériences réalisées en mai et juin 1967, citée par Georges Plaisance[1]).

Limites[modifier | modifier le code]

Les résineux produisant des taux d'ozone significatif, aux limites des normes admissibles, voire légèrement au-delà, des médecins russes (Sokolov, Carmazinu) qui, dans les années 1980 proposaient des cures de sylvothérapie, recommandaient d'éviter les forêts comprenant plus de 25 % de résineux, en raison des taux d'ozone qui sont trop élevés.

Le tchèque Zachar cité par G. Plaisance estime que dans ce pays la forêt peut produire de 100 à 500 kg/ha de substances volatiles, mais qu'au-delà de 300, l'air peut avoir des effets négatifs pour les malades qui y sont exposés. Il estime cependant que le vent et l'arrivée d'air marin peuvent atténuer ces concentrations et leurs effets.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (fr)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Michel, M.F. (INRA, UR0589, Station de sylviculture, Recherches forestières, Centre de recherche d'Orléans, Olivet, 45160, France), Forêts, microbes et pollution. Le problème épidémiologique ; Ouvrage non édité, disponible à l'INRA (Station de recherches sur la forêt et l'environnement Orléans), publié en 1977, 29 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b par exemple par Georges Plaisance, dans son ouvrage "Forêt et santé", éd. Dangles 1985