Phototropisme

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Exemple de phototropisme : les feuilles poussent vers la lumière et les racines s'en éloignent.

Le phototropisme est la capacité d'un organisme (ex: plantes, papillon, plancton) à s'orienter par rapport à (tropisme) la lumière. Le phénomène inverse est la photophobie

En biologie, certaines espèces ou certains organes font preuve d'un phototropisme marqué. C'est le cas des organes aériens des végétaux.

Histoire de la découverte et compréhension du phototropisme[modifier | modifier le code]

Une expérience historique pour démontrer l'existence du phototropisme consiste à laisser germer une pomme de terre à l'intérieur d'une sorte de labyrinthe, avec une seule source de lumière. Au cours de la croissance, la plante suivra le plus court chemin vers la source de lumière. L'intérêt fonctionnel du phototropisme est de permettre aux plantes d'accéder au meilleur ensoleillement possible pour assurer la photosynthèse.

Le phototropisme a été pour la première fois décrit par Darwin qui avait démontré ce phénomène avec des coléoptiles de poacées.

il a ensuite été montré chez les plantes que certains organes et une hormone spécifique, l'auxine jouent un rôle important dans le phototropisme.

Rôle de l'auxine chez les plantes[modifier | modifier le code]

Les auxines induisent l'élongation des cellules des plantes supérieures et il semblerait que la synthèse d'auxines soit inhibée par la lumière. Ainsi, une élongation cellulaire se localise du côté le moins illuminé, ce qui engendre une incurvation du tissu végétal vers la source lumineuse.

La répartition inégale des auxines dans les tissus, conséquences d'un éclairage anisotrope (inégal, orienté) permet la croissance orientée. La quantité d'auxine plus importante dans les cellules de la face non éclairée d'un végétal permet une élongation plus importante de ces cellules par rapport à celle de la face éclairée : le végétal se penche alors vers la lumière.

Dans le monde animal[modifier | modifier le code]

Il existe aussi un phototropisme chez de nombreux animaux, dont au stade larvaire, ou chez des organismes aquatiques (parmi le plancton notamment).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Viaud, G. (1948). Le phototropisme animal: aspects nouveaux de la question (Vol. 10). J. Vrin.