Photographie plasticienne

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L'expression française[1] « photographie plasticienne », forgée par la critique d'art Dominique Baqué en 1998[2] et rapidement répandue sur le marché de l'art[3], désigne les productions artistiques contemporaines qui non seulement utilisent la technique photographique mais jouent aussi sur l'autonomie dont jouit ce médium dans la critique d'art française depuis les années 1970[4]. Elle reste cependant contestée dans sa légitimité à désigner un ensemble consistant[5].

Évolution du statut de la photographie à la fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Trois manifestations entérinent l'effacement de la frontière entre la photographie pure et les arts plastiques au cours des années 1970 sous l'effet de l'approche barthésienne du médium. En 1980, c'est d'abord Michel Nuridsany qui organise à Paris l'exposition « Ils se disent peintres, ils se disent photographes ». Puis en 1989, Jean-François Chevrier organise coup sur coup deux expositions-manifestes : « Une autre objectivité » à Paris et « Photokunst » à Stuttgart.

Quelques artistes[modifier | modifier le code]

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sur la « photographie plasticienne » 
  • Dominique Baqué, Photographie plasticienne, l'extrême contemporain, Éditions du Regard, 2004.
plus généralement, sur le rôle de la photographie pour l'art contemporain 
  • Charlotte Cotton, La photographie dans l'art contemporain, Thames & Hudson, 2004 ; édition revue et augmentée, 2010.
  • André Rouillé, La photographie, entre document et art contemporain, Gallimard, 2005.
  • Michael Fried, Why photography matters as art as never before, Yale University Press, 2008.
  • Sylvain Maresca, La photographie sous la férule de la critique, version actualisée (2008) d'un article initialement paru dans La Recherche photographique, n° 19, automne 1995, p. 76-84, en ligne sur le site de l'EHESS.
  • Photographie contemporaine et art contemporain, sous la direction de François Soulages et Marc Tamisier, éditions Klincksieck, 2012.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Elle n'a d'équivalent ni en anglais ni en allemand ou dans une autre langue du monde de l'art contemporain. L'idée de « photographie plasticienne » recouvre bien autre chose que celle de « photographie artistique » (creative photography) ou de pictorialisme.
  2. Avec la publication de la première version de son livre La photographie plasticienne, sous-titré alors : Un art paradoxal.
  3. Cf. le Guidargus de la peinture 1999, qui contient une section intitulée : « La photographie plasticienne, un nouveau segment du marché de l'art ».
  4. Sur cette autonomie nouvelle, sensible jusque dans les « pages culture » des grands quotidiens français, cf. Robert Pujade, Art et photographie, Paris, 2005.
  5. Lire le compte rendu du livre de Baqué par Michel Poivert.