Phone Game

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Phone Game

Titre québécois La cabine
Réalisation Joel Schumacher
Scénario Larry Cohen
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Sortie 2002
Durée 81 minutes (1 h 21)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Phone Game (Phone Booth ; La cabine au Québec) est un thriller américain de Joel Schumacher.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Stuart Shepard est un attaché de presse new-yorkais particulièrement menteur et vantard. Tous les jours, vers la même heure, il téléphone à Pam, une jeune actrice avec qui il désire coucher et à qui il n'a pas dit qu'il était marié à Kelly. La particularité de ce coup de fil quotidien : il le passe toujours de la même cabine téléphonique à pièces dans une rue proche de Times Square et ôte presque systématiquement son alliance.

Peu après que Stu ait raccroché, le téléphone sonne. Il décroche et un homme le menace : soit Stu s'amende de toutes ses fautes, soit son interlocuteur l'abat à l'aide d'un fusil à lunettes ; il lui rappelle également la mort de deux hommes d'affaires new-yorkais qu'il a abattus après un chantage téléphonique, l'un car il était pédophile, l'autre car il avait ruiné de petits actionnaires.

Le sniper explique à Stu que la prise d'otage s'achèverait s'il avouait tout à sa femme et s'il avouait tous ses mensonges à ses clients. Mais la situation s'envenime lorsque le videur d'une boîte de striptease veut déloger Stu pour que ses employées puissent téléphoner à leurs clients. Pendant l'altercation, l'interlocuteur anonyme de Stuart tire et tue le videur, les stripteaseuses accusent alors Stu et font appeler la police. Le capitaine Ramey essaye de négocier la reddition de Stu, mais comprend que soit son attachement à ce combiné téléphonique est psychologiquement important, soit cet appel cache quelque chose…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Phone Booth (littéralement : Cabine téléphonique), exploité sous ce titre dans le reste du monde.
  • Titre au Québec : La Cabine
  • Titre en France : Phone Game (littéralement : Jeu du téléphone ou Jeu téléphonique)

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a eu lieu à Los Angeles. Pour le décor réalisé en quatre jours, une partie de la 5e rue à Los Angeles a été maquillée pour ressembler à une rue de New York avec des boutiques sordides (dont une boîte de strip tease importante dans l'intrigue). Pour recréer l'impression d'être au pied de très hauts immeubles qui renvoient la lumière du soleil sur la rue, les machinistes ont monté des rampes de projecteurs au sommet des immeubles et fixé des rideaux blancs sur plusieurs façades. Pendant le tournage, ces rampes et rideaux étaient rapidement escamotables pour permettre de filmer des plans de coupe.

Le tournage a été réalisé en douze jours seulement (contre plus d'un mois habituellement). Les scènes de cette fiction en temps réel étaient tournées dans l'ordre chronologique, et par plusieurs caméras simultanément (jusqu'à quatre) ; cela pour compenser le faible temps de tournage[1].

Sortie du film[modifier | modifier le code]

Initialement prévue aux États-Unis en 2002, la sortie a été repoussée plusieurs fois pour éviter une coïncidence avec l'actualité de deux snipers terrorisant la région de Washington DC : John Allen Muhammad et Lee Boyd Malvo.

Analyse[modifier | modifier le code]

  • Le film introduit plusieurs thèmes de réflexion :
    • l'introduction rappelle l'importance prise par la téléphonie dans les années précédentes, et notamment, du téléphone mobile. Elle se conclut par une note nostalgique sur les cabines téléphoniques ;
    • l'histoire brouille les repères de bien et de mal du spectateur en faisant du personnage omniprésent à l'écran un menteur sans éthique qui espère tromper sa femme, et de son opposant un simple citoyen vengeant la société par l'assassinat ;
    • l'influence des médias par leur présence sur les lieux d'un fait divers.
  • Un clin d'oeil au rappeur Eminem est présent dans le film : dans l'une des premières séquences, un petit rappeur blond et agressif, entouré de deux garde du corps afro-américains, profère des injures dont le célèbre "Suce le diable" l'une des plus célèbres chansons du rappeur.
  • Il existe un autre film ayant utilisé un meurtrier justifiant ses meurtres par la morale : Se7en.
  • À droite de la cabine, il y a une inscription « Who do you think you are? » (« Pour qui te prends-tu ? »), qui résume bien la pensée du tireur au sujet de Stuart.
  • L'organisation du film fait penser à 24 heures chrono : on peut en effet voir différentes fenêtres dans une scène du film montrant une vue d'ensemble de la scène ainsi que les protagonistes. D'ailleurs, on s'aperçoit à la toute fin du film que le rôle du sniper est joué par Kiefer Sutherland, qui est l'interprète de Jack Bauer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche et critique du film, sur filmdeculte.com.

Liens externes[modifier | modifier le code]