Phocas de Sinope

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Phocas de Sinope
Décès ca. 303[1] 
Vénéré par l'Église catholique romaine
l'Église orthodoxe
Fête 22 septembre,
23 juillet,
5 mars
Saint patron Jardiniers, ouvriers agricoles, fermiers,
marins, navigateurs,
hospitaliers.
Sujets controversés Vienne et Antioche prétendent posséder ses reliques
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Phocas de Sinope, appelé parfois Phocas le jardinier, est un martyr reconnu saint par l'Église catholique romaine et l'Église orthodoxe. Il est possible que sa vie et sa légende soient en réalité la fusion de trois personnages du même nom : Phocas d'Antioche (martyr noyé dans un bain vers 520), Phocas évêque de Sinope, martyr sous Trajan en 117[2], et Phocas le jardinier[3].

Selon la tradition chrétienne, Phocas était un jardinier vivant à Sinope, au bord de la mer Noire en Turquie, qui nourrissait les pauvres avec ses récoltes et qui a aidé des chrétiens persécutés. Au cours des persécutions ordonnées par l'empereur Dioclétien, il a offert l'hospitalité aux soldats chargés de l'exécuter, et proposé de les aider dans leurs recherches. Ignorant son identité, les soldats ont accepté l'invitation. Pendant la nuit, il a creusé sa propre tombe, a prié pour lui-même, puis au réveil des soldats leur a révélé son nom. Ceux-ci ont alors hésité, proposant de mentir à leur commandement et dire qu'ils ne l'avaient pas trouvé, mais Phocas a refusé, présenté son cou pour être décapité. Il fut enterré dans la tombe qu'il avait creusée lui-même.

Tradition[modifier | modifier le code]

Les premières traces de son nom sont présentes dans les écrits d'Astérios d'Amasée (vers 400). En grec ancien, Phocas signifie phoque, ce qui explique peut-être que Saint Phocas soit le saint patron des marins et pêcheurs. Selon la tradition, les marins mettent de côté une part de chaque plat, appelée la portion de Saint Phocas. Cette portion est vendue à un des voyageurs, et le prix est remis au capitaine. De retour au port, l'argent est distribué aux pauvres en remerciement d'être rentrés sains et saufs. Cette tradition dérive probablement d'une tradition plus ancienne de la mer Noire basée sur l'esprit invisible de Klabautermann[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sa mort est parfois située en 117, sous le règne de Trajan.
  2. Bénédictins de Ramsgate, Dix mille saints, dictionnaire hagiographique, Brepols, 1991
  3. Phocas of Sinope - The Oxford Dictionary of Saints - HighBeam Research
  4. (en) Kirby, David, and Merja-Liisa Hinkkanen (2000). The Baltic and the North Seas. London, Routledge, p. 48–9. ISBN 0-415-13282-7.

Liens externes[modifier | modifier le code]