Philosophie de l'esprit

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Philosophie de l'esprit (spiritualisme).
Coupe du cerveau humain[1].

La philosophie de l'esprit est l'étude philosophique de la nature de l'esprit (psyché)[2], des événements, des fonctions et des propriétés mentales, de la conscience, et de leurs rapports avec le corps[3], particulièrement avec le cerveau. Le problème corps-esprit, c'est-à-dire la relation de l'esprit au corps, est communément considéré comme la question centrale de la philosophie de l'esprit, bien que d'autres interrogations sur la nature de l'esprit ne concernent pas le corps physique. Le dualisme et le monisme sont les deux principales écoles de pensée qui ont tenté de résoudre le problème corps-esprit. La conception dualiste se retrouve déjà chez Platon, chez Aristote, et chez les écoles Sâmkhya et Yoga de philosophie āstika, mais elle fut formulée plus précisément par René Descartes au XVIIe siècle. Les dualistes de substance soutiennent que l'esprit est une substance existant indépendamment du corps, tandis que les dualistes de propriétés maintiennent que l'esprit est un groupe de propriétés indépendantes qui émergent du cerveau sans pouvoir y être réduites, mais qu'il ne constitue pas une substance indépendante. Antonio Damasio, dans son livre L'erreur de Descartes, montre que le corps et l'esprit fonctionnent de manière indissociable et il explique que le raisonnement ne peut pas se faire sans les émotions[4].

Le monisme affirme que l'esprit et le corps ne sont pas deux sortes ontologiquement distinctes d'entités. Cette position fut d'abord prônée dans la philosophie occidentale par Parménide au Ve siècle avant J.-C., puis fut plus tard adoptée par Baruch Spinoza, rationaliste du XVIIe siècle. Les physicalistes soutiennent que n'existe que ce qui est postulé par une théorie physique, et que l'esprit sera un jour entièrement expliqué en termes de telles entités grâce à l'évolution des théories physiques. Les idéalistes maintiennent que l'esprit constitue tout ce qui existe et que le monde extérieur est soit lui-même mental, soit une illusion créée par l'esprit. Les monistes neutres considèrent quant à eux qu'il existe une autre substance, neutre, et que la matière et l'esprit sont deux propriétés issues de cette substance inconnue. Les monismes les plus courants aux XXe siècle et XXIe siècle ont tous été des variations du physicalisme, incluant le béhaviorisme, la théorie de l'identité, le monisme anormal et le fonctionnalisme.

La plupart des philosophes modernes adoptent une position physicaliste, réductrice ou non, soutenant chacun à sa manière que l'esprit n'est pas séparé du corps. Ces approches ont été particulièrement influentes en science, particulièrement en sociobiologie, en informatique, en psychologie évolutionniste et dans les diverses neurosciences. D'autres philosophes prônent cependant une position non-physicaliste, récusant l'idée que l'esprit soit une construction purement physique. Les physicalistes réducteurs affirment que toutes les propriétés et états mentaux seront finalement expliqués grâce aux progrès scientifiques dans la compréhension des processus et états physiologiques. Les physicalistes non-réducteurs soutiennent que même si le cerveau est tout ce qui existe de l'esprit, le vocabulaire utilisé dans les descriptions et explications de phénomènes mentaux est indispensable, et ne peut être réduit au langage et aux explications de la physique. Le progrès neuroscientifique a aidé à clarifier certaines de ces questions. Cependant, elles sont encore loin d'être résolues, et les philosophes de l'esprit modernes continuent de se demander comment les qualités subjectives et l'intentionnalité des états mentaux et de leurs propriétés pourraient être expliquées en termes naturalistes.

Problème corps-esprit[modifier | modifier le code]

Le problème corps-esprit consiste dans la détermination des relations entre l'esprit, ou les processus mentaux, et les états ou processus corporels. Bien que ce problème soit apparu quasiment dès les débuts de la philosophie (cf. Platon), il est reconnu depuis le XXe siècle (surtout depuis Gilbert Ryle, La Notion d'esprit) comme une question fondamentale, voire comme la question centrale de la philosophie de l'esprit sous l'expression anglaise de Mind-body problem. L'objectif principal des philosophes qui travaillent dans ce domaine est de réussir à cerner la nature de l'esprit et des processus et états mentaux, et la façon dont la pensée - si elle agit bien ainsi - affecte et peut être affectée par le corps. Il est par exemple pour l'humain évident que les expériences sensorielles trouvent leur origine dans des stimuli, qui lui parviennent du monde extérieur par le moyen de se organes sensoriels, et que ces stimuli produisent des modifications des états mentaux, causant en fin de compte la perception de sensations qui peuvent être agréables ou déplaisantes. Il semble également évident que le corps peut se mouvoir en sorte de satisfaire un besoin ou un désir. Pourtant, « comment se peut-il que l'expérience consciente puisse naître d'une masse de matière grise, dotée uniquement de propriétés physico-chimiques ? Comment peut-on vouloir être la cause du fonctionnement des neurones et de la contraction des muscles, de sorte qu'ils réalisent ce que nous nous proposons de faire ? » Ce sont là quelques-unes des énigmes principales auxquelles se sont confrontés les épistémologues et philosophes de l'esprit, depuis Descartes.

Solutions dualistes[modifier | modifier le code]

Le dualisme consiste en un ensemble de positions philosophiques à propos de la relation existant entre l'esprit et la matière (ou le corps). Le dualisme débuta avec l'affirmation que les phénomènes mentaux sont, à certains égards, autres que physiques. L'une des premières formulations connues de la conception dualiste de la relation corps-esprit fut proposée par les écoles Sâmkhya et Yoga de la philosophie indienne āstika (aux environs de -650), et divisait le monde en Purusha (substance spirituelle) et Prakriti (substance matérielle). Plus spécifiquement, le Yogasūtra de Patañjali offre une approche analytique de la nature de l'esprit.

Les premières apparitions des idées dualistes dans la philosophie occidentale surviennent dans les œuvres de Platon et d'Aristote. Chacun d'entre eux considérait, pour des raisons différentes, que l'intelligence comme faculté de l'esprit ou de l'âme ne saurait être ni identifiée à des entités physiques, ni expliquée en de tels termes. La conception la plus célèbre du dualisme vient cependant de René Descartes, qui soutient que l'esprit est une substance non physique et non étendue, une res cogitans (substance pensante). Descartes fut le premier à clairement identifier l'esprit à la conscience et à la perception de soi, et à le distinguer du cerveau, siège de l'intelligence ; en conséquence de quoi, il fut le premier à formuler le problème corps-esprit sous sa forme actuelle.

Arguments dualistes[modifier | modifier le code]

L'argument le plus fréquemment utilisé pour justifier le dualisme fait appel au sens commun qui veut que l'expérience consciente soit distincte de la matière inanimée. Interrogée sur la nature de l'esprit, une personne moyenne répond habituellement en l'identifiant à son soi, sa personnalité, son âme ou une entité similaire. Elle refuse presque toujours de considérer que l'esprit est simplement assimilable au cerveau, trouvant l'idée de l'existence d'une unique entité ontologique trop mécaniste, ou même tout à fait inintelligible. De nombreux philosophes[Lesquels ?] de l'esprit considèrent aujourd'hui[Quand ?] que de telles intuitions sont trompeuses, et qu'elles devraient être examinées à la lueur des facultés critiques et des preuves empiriques fournies par la science pour déterminer si leur fondement est bien réel. Les propriétés visiblement différentes, voire irréconciliables, du mental et du physique constituent un autre argument de poids en faveur du dualisme. Les évènements mentaux sont purement subjectifs, les évènements physiques ne le sont pas. Si l'on peut raisonnablement demander à quelqu'un comment on se sent après une brûlure au doigt, à quoi ressemble un ciel bleu ou comment sonne une musique agréable, il est en revanche insensé ou tout au moins étrange sur les sensations procurées par une libération accrue de glutamate dans la région dorsolatérale de l'hippocampe.

Les philosophes de l'esprit appellent les qualités subjectives des évènements mentaux « qualia » ou « sensations brutes ». Cela fait un effet particulier de ressentir de la douleur, d'apercevoir un nuance de bleu familière, etc. Les qualia impliqués dans de tels évènements mentaux semblent difficilement réductibles à n'importe quelle substance physique. Si la conscience (l'esprit) peut exister indépendamment de la réalité physique (le cerveau), il faut expliquer comment des souvenirs physiques peuvent advenir à la conscience. Le dualisme doit par conséquent expliquer comment la conscience affecte la réalité physique. L'une des explications, proposée par Arnold Geulincx et Nicolas Malebranche, requiert une intervention directe de Dieu dans toutes les interactions entre le corps et l'esprit. La position d'Albert Einstein lui est semblable, en ce que le scientifique considère que la faculté mentale de compréhension des impressions sensorielles tient du miracle. Une autre explication possible a été proposée par C. S. Lewis, sous la forme de l'argument découlant de la raison : si, comme le veut le monisme, la totalité des pensées ne sont que les effets de causes physiques, la raison serait explicable par de telles causes. Or vouloir expliquer la raison par des causes matérielles constitue une pétition de principe en présupposant la raison. Par conséquent, le monisme s'auto-réfute.

L'argument du zombie est fondé sur une expérience de pensée mise au point par Todd Moody, et développée par David Chalmers dans son livre L'esprit conscient. L'idée est que l'on peut imaginer un corps, et par conséquent concevoir l'existence d'un corps, dépourvu de tout état conscient. L'argument de Chalmers consiste en ce qu'il semble plausible qu'un tel être puisse exister, puisque tout ce que nécessite la possibilité de cette existence est la validité chez cet être de toutes les caractéristiques d'un zombie telles que décrites par les sciences physiques, et seulement elles. Puisqu'aucun des concepts traités par la physique ne fait référence à la conscience ou à d'autres phénomènes mentaux, et que par définition toute entité physique peut être décrite scientifiquement par la physique, la distance entre la concevabilité et la possibilité de l'existence du zombie n'est pas bien grande. D'autres comme Daniel Dennett répliquent qu'un zombie philosophique constitue un concept incohérent ou invraisemblable. On a également proposé qu'en vertu du physicalisme, chacun doit croire que tout le monde, y compris lui-même, peut être un zombie, ou que personne ne peut l'être - cela suivant l'affirmation que la conviction propre que chacun a d'être ou de ne pas être un zombie est un produit du monde physique, et que par conséquent cette conviction n'est pas différente de celle de n'importe qui d'autre. Cet argument a été exprimé par Dennett de la façon suivante : «Les zombies pensent être conscients, posséder des qualia, souffrir de la douleur ; ils sont simplement « faux » (selon cette déplorable tradition), d'une manière que ni eux ni nous ne pourrions découvrir ! »

Dualisme interactioniste[modifier | modifier le code]

Le dualisme interactionniste, ou plus simplement l'interactionnisme, est une forme particulière de dualiste que Descartes fut le premier à épouser dans ses Méditations. Au XXe siècle, il fut principalement défendu par Karl Popper et John Carew Eccles. Le dualisme interactionniste est le point de vue selon lequel les états mentaux, tels que les croyances ou les désirs, interagissent de façon causale avec les états physiques. Le plus célèbre argument de Descartes en faveur de l'interactionnisme peut être résumé comme suit : Seth a une idée claire et distincte de son esprit comme une substance pensante qui n'est pas spatialement étendue (i.e. qui ne peut pas être mesurée en termes de longueur, largeur, hauteur, etc). Il a également une idée claire et distincte de son corps comme une substance spatialement étendue, sujet à une possible quantification, et incapable de la moindre pensée ; d'où il suit que l'esprit et le corps ne sont pas identiques de par leurs propriétés radicalement différentes. Dans le même temps, il est cependant clair que les états mentaux de Seth (désirs, croyances, etc) ont des effets causaux sur son corps et vice-versa.

États mentaux[modifier | modifier le code]

Qualia[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Qualia.

Les qualia, au singulier quale, sont définis comme les propriétés de l'expérience sensible par lesquelles cela fait quelque chose de percevoir ceci ou cela (couleur, son, etc.). Ce sont donc des effets subjectifs ressentis et associés de manière spécifique aux états mentaux : expériences perceptives, sensations corporelles (douleur, faim, plaisir, etc.) ainsi que passions et émotions.

Par définition, ces qualia sont inconnaissables en l'absence d'une intuition directe ; ils sont donc aussi incommunicables. L'existence et la nature de ces propriétés sont l'un des débats les plus importants de la philosophie de l'esprit. Cette importance tient au fait que l'existence des qualia réfute le physicalisme, dans la mesure où on les tient pour des phénomènes irréductibles.

Intentionnalité[modifier | modifier le code]

Un état mental est dit "intentionnel" quand il est dirigé vers un objet. L'objet que vise un état mental intentionnel n'existe pas nécessairement dans le monde : si je crois que le roi de France est chauve, ma croyance a bien un contenu (elle décrit un certain état de fait), mais elle n'a pas de référent (aucun état de fait actuel ne répond à la description qu'enveloppe ma croyance). L'intentionnalité recouvre donc plus que la simple capacité de viser des objets hors du corps : elle s'applique généralement au pouvoir de représenter mentalement des états de faits. Voici quelques exemples d'états intentionnels : la croyance, le désir, la joie, la peine, le regret, l'espoir, la déception, la peur, le dégoût, etc.

Dans Psychologie d'un point de vue empirique (1874) Franz Brentano affirme que l'intentionnalité constitue le critère pertinent pour une distinction générale des phénomènes mentaux et des phénomènes physiques : selon lui, seuls des états mentaux sont intentionnels, et cette propriété ne peut être comprise sous les concepts appliqués avec succès aux phénomènes physiques. L'intentionnalité, appréhendée comme une propriété intrinsèque des états mentaux, constitue l'un des arguments les plus puissants en faveur du dualisme, et soulève de sérieuses difficultés pour toute théorie matérialiste des phénomènes psychiques.

Sciences[modifier | modifier le code]

Les humains sont des êtres physiques, et, en tant que tels, ils sont les objets de l'examen et des descriptions des sciences naturelles. Si les processus mentaux ne sont pas indépendant des processus corporels, les descriptions de l'être humain par les sciences naturelles ont une importance fondamentale pour une philosophie de l'esprit. Il existe de nombreuses disciplines scientifiques qui étudient les processus liés d'une manière ou d'une autre au mental ; par exemple : biologie, informatique, science cognitive, cybernétique, linguistique, médecine, pharmacologie, psychologie, etc.

Exemples de questions intermédiaires.

Neurobiologie[modifier | modifier le code]

Le lien entre le cerveau et le fonctionnement du corps peut être fait. Le champ théorique de la biologie, tout comme celui d’une majorité de sciences naturelles modernes, peut être fondamentalement caractérisé par une méthodologie matérialiste. Les objets d’études, avec en premier lieu les relations physicochimique à l’intérieur du cerveau, sont en effet considérés comme les fondements de toute activité mentale et du comportement humain. Les avancées toujours croissantes de cette science en matière de compréhension de l’activité mentale peuvent s’expliquer notamment par une claire absence de toute réfutation empirique de son paradigme fondamentale : « Il ne peut y avoir chez l’individu de changement d’état mental sans une évolution des processus neuronaux. »

À l’intérieur même du champ de la neurobiologie on peut distinguer plusieurs sous-disciplines considérant elles aussi la relation entre états mentaux et processus chimiques : la neurophysiologie détermine la nature et les relations entre phénomènes de perceptions et stimulations, les Neurosciences cognitives étudient les corrélations possibles entre processus mentaux et neuronaux, la Neuropsychologie se concentre sur la détermination des facultés mentales par leurs localisations dans des régions spécifiques du cerveau. Dernièrement, l’évolution des études en neurobiologie se concentre sur les origines et le développement du système nerveux humain et, celui-ci constituant une "base" de l’esprit, les scientifiques espèrent ainsi pouvoir formuler une ontogenèse et une phylogenèse sur l’apparition des phénomènes mentaux à partir de leurs états primitifs. Depuis les années 1980 les techniques d’imagerie médicale comme l’IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle – avec une image toutes les 1,5 à 6 secondes) ont permis d’acquérir des connaissances considérables sur le fonctionnement du cerveau, faisant au passage la lumière sur d’anciens problèmes philosophiques. La méthodologie faisant des avancées capitales en ce domaine, en particulier l’introduction de technologie de pointe en matière d’imagerie médicale, a propulsé les scientifiques vers l’élaboration de programmes de recherche toujours plus ambitieux : l’un des plus importants visant notamment à décrire et comprendre les processus neuronaux qui correspondent à chacune des fonctions du cerveau.

Informatique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Computationnalisme et Connexionnisme.

Grâce à l'ère de l'intelligence artificielle, il est possible de se demander à quel point est conscient le processus électronique qui n'est pas si différent du processus biologique.

Le téléchargement de l'esprit (Mind uploading en anglais) est une technique hypothétique qui pourrait permettre de transférer un esprit d'un cerveau à un ordinateur, en l'ayant numérisé au préalable. Un ordinateur pourrait alors reconstituer l'esprit par la simulation de son fonctionnement, sans que l'on ne puisse distinguer un cerveau biologique « réel » d'un cerveau simulé[5].

Psychologie[modifier | modifier le code]

La psychologie arborant différentes écoles, aucune ne peut expliquer correctement comment la conscience peut choisir un tel acte plutôt qu'un autre. Et même si la psychologie peut prédire un acte, on peut se demander, la conscience contrôle-t-elle le corps, ou est-elle seulement un observatoire, voire sans contrôler ses processus mentaux.

Pharmacologie et médecine[modifier | modifier le code]

L'effet dit placebo (mot latin signifiant "je plairai" parce que le médecin peut prescrire un médicament "pour faire plaisir" et sans en attendre d'effet pharmacologique) serait mieux appelé sémiotique ou symbolique, signifiant par là qu'il est lié non pas à la pharmacologie mais à la signification imaginaire que la médication prend pour le patient. L'utilisation du placebo est à la base de la médecine fondée sur les preuves, grâce à la comparaison expérimentale d'un groupe de patients traités par placebo avec un groupe traité par la médication à valider. Cette méthodologie, dite en double aveugle, car ni le patient ni le ou les thérapeutes ne savent jusqu'à la fin de l'étude si la médication est chimiquement active ou non, met en évidence dans beaucoup de domaines un effet considérable, tant subjectif qu'objectif, de substances pharmacologiquement inactives. L'influence de "l'esprit" sur le "corps", si on utilise ce langage dualiste, est donc ainsi démontrée ainsi que la capacité des échanges, verbaux et non verbaux, d'influencer dans leur matérialité les organismes vivants et en particulier les structures c/r/brales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Oliver Elbs, Neuro-Esthetics: Mapological foundations and applications (Map 2003), (Munich 2005)
  2. Le mind n'est pas l'esprit au sens spiritualiste, mais le mens latin, c'est-à-dire la psyché, l'ensemble des fonctions cognitives telles que la pensée, la perception, etc.
  3. Kim, J., "Problems in the Philosophy of Mind". Oxford Companion to Philosophy. Ted Honderich (ed.) Oxford:Oxford University Press. 1995.
  4. Damasio 2006.
  5. (en) Whole Brain Emulation: A Roadmap ed. Future of Humanity Institute, Oxford University

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ressource gratuite mais avec un comité de rédaction (blind peer review), en anglais.
  • Antonio R. Damasio (trad. Marcel Blanc), L'Erreur de Descartes [« Descartes'error »], Paris, Odile Jacob,‎ 2006, 3e éd. (1re éd. 1995), 368 p. (ISBN 2-7381-1713-9).
  • Pascal Engel, Introduction à la philosophie de l'esprit, La Découverte, Paris, 1994.
  • Samuel Guttenplan (dir.), A Companion to the Philosophy of Mind, Blackwell, Oxford, 1994.
  • Philosophie de l'esprit, Jaegwon Kim, Les Éditions d'Ithaque, Paris, 2007 (préface de Pascal Engel).
  • (en) History of the philosophy of mind, embracing the opinions of all writers on mental science from the earliest period to the present time de Robert Blakey, éd. Longman, Brown, Green and Longmans, 1850, Volume 1 en ligne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]