Philippe de Scitivaux

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Philippe de Scitivaux de Greische (1911-1986) était un officier de la marine nationale française qui se distingua lors de la Seconde Guerre mondiale dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL) et occupa dans la marine nationale de hautes fonctions après la guerre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe de Scitivaux de Greische est né le 11 novembre 1911 à Rosnay (Indre). Son père, officier de cavalerie est tué au combat dès août 1914. Attiré par la marine, il entre à l'École navale en 1931. Il en sort enseigne de vaisseau de 2ème classe en 1933 et embarque successivement sur le croiseur Tourville, le cuirassé Bretagne et le sous marin Junon. Passionné par l'aéronautique navale, il passe son brevet de pilote en 1937.

La seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pilote, l'enseigne de vaisseau de 1ère classe de Scitivaux sert alors dans l'Aéronautique navale. Affecté en 1939 à l'escadrille de chasse AC2 équipée de Potez 631, il est blessé en combat aérien le , ce qui ne l'empêche pas de recruter sur les quais de Boulogne assiégée un équipage de fortune qui lui permet de faire quitter la ville à un grand nombre de militaires pour rejoindre l'Angleterre. Rentré en France, il ne peut accepter l'armistice et part pour Gibraltar, où il rencontre l'amiral Muselier. En septembre 1940, nommé lieutenant de vaisseau, il rejoint les Forces aériennes françaises libres et le 245th Squadron, puis en novembre le 253th Squadron. Affecté ensuite en mars 1941 au 249th Squadron, en avril au 242th Squadron, en septembre le 615th Squadron, il rejoint en novembre 1941 le groupe de chasse Île-de-France, 340th « free french » Squadron, dont il devient le commandant le 1er février 1942, avec le grade de capitaine de corvette. Malheureusement, il est abattu lors de la première mission du groupe, le 10 avril. Blessé et fait prisonnier, il s'évade lors de sa quatrième tentative, le .

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Il poursuit ensuite une brillante carrière dans la marine nationale. Capitaine de frégate en 1945, il est le chef de la mission navale à Washington en 1946 où il joue un rôle de premier plan dans la renaissance de l'aéronautique navale française. Il commande ensuite l'aviso la Pérouse jusqu'en 1949. Capitaine de vaisseau en 1952, il prend le commandement de la base aéronautique de Port Lyautey au Maroc en 1953 puis il est professeur au Collège des hautes études militaires (CHEM) en 1957. Promu contre-amiral en 1960, il devient le commandant de l'arrondissement maritime de La Pallice-Rochefort. Il est commandant en chef pour le Pacifique de 1962 à 1964. De 1964 à 1966, il préside la commission permanente des essais des bâtiments de la flotte (CPEBF). Vice-amiral en 1966, il est nommé Préfet maritime de la 3ème région maritime à Toulon et commandant en chef pour la Méditerranée. Élevé au rang de vice-amiral d'escadre en 1968, il est membre titulaire du Conseil supérieur de la marine (CSM) de 1969 à 1971.

Il est versé dans la 2ème section des officiers généraux en 1971 et se retire en Polynésie française.

A la fois pilote de guerre et marin ayant occupé de très hautes responsabilités, le vice-amiral d'escadre de Scitivaux décède à Toulon le 10 août 1986 où il est inhumé.

Victoires aériennes[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]