Philippe de Noircarmes

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Philippe de Noircarmes, dont le nom complet était : Philippe René Nivelon Louis de Sainte-Aldegonde, seigneur de Noircarmes[1] (v. 1530 – Utrecht, 5 mars 1574) est un homme d'État et un chef militaire des Pays-Bas habsbourgeois au service de Charles-Quint puis de Philippe II d'Espagne. Il acquit une certaine renommée au cours de la répression des insurrections calvinistes, en particulier à Valenciennes en 1566-67, et en tant que membre du Conseil des troubles au début de la guerre de Quatre-Vingts Ans. Il fut stathouder du Hainaut à partir de 1566, et de Hollande, de Zélande et d'Utrecht de 1573 jusqu'à sa mort.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Noircarmes (comme l'historiographie l'appelle généralement) était le fils de Jean de Sainte-Aldegonde, issu d'une vieille famille aristocratique de Saint-Omer, et de Marie de Rubempré[2]. Son père (mort en 1538) avait été chambellan de Charles-Quint et lui-même est mentionné comme page de Charles-Quint en 1547. Noircarmes épousa Bonne de Lannoy le 7 septembre 1554. Ils eurent un fils, Maximilien-Lamoral, et une fille.

Rôle dans la première phase de la Révolte des Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Les troupes de Noircarmes lors du siège de Valenciennes en 1567

Noircarmes était membre du Conseil d'État de Marguerite de Parme au début des années 1560. À ce titre il s'opposa à Orange, à Egmont et à Horne, qui conseillaient la prudence à la régente après le bouleversement apporté par le Compromis des Nobles en 1566. Quand en août 1566 éclatèrent des troubles sociaux en relation avec des sermons en plein air des calvinistes, suivis des destructions iconoclastes de la révolte des gueux, il se prononça pour la répression. Il fut nommé stathouder par intérim et grand bailli du Hainaut en juillet 1566, et en même temps mis à la tête des forces royales dans cette région.

Marguerite lui confia entre autres le soin de réprimer une révolte calviniste à Valenciennes, menée par Guy de Brès en décembre 1566. Il mit le siège devant la ville et s'en empara le 23 mars 1567[3]. De Brès fut exécuté avec un grand nombre d'autres citoyens de Valenciennes. Noircarmes à cette époque avait déjà repris Tournai en révolte et y avait exécuté de nombreux calvinistes. Il partit ensuite pour Bois-le-Duc et Maastricht qu'il contraignit à accepter des garnisons royales. Enfin, en mai, il partit pour la Hollande et châtia sans perdre de temps Gouda, Schoonhoven et Amsterdam.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ne pas confondre avec son parent éloigné Philippe de Marnix de Sainte-Aldegonde
  2. Ils s'étaient mariés en 1529 et Philippe était leur fils aîné
  3. Collectif, Le Nord, de la préhistoire à nos jours, ed Bordessoules,‎ 1988, p. 142

Sources[modifier | modifier le code]