Philippe de La Noye

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Philippe de La Noye, né le 7 décembre 1602 à Leyde (Provinces-Unies) et mort le 22 août 1681 à Bridgewater (Massachusetts), est un noble des Pays-Bas espagnols de religion protestante et lié à l'église wallonne ayant émigré dans la colonie de Plymouth à cause de sa religion. Il est l'ascendant de nombreuses personnalités américaines.

Sommaire

Origines familiales[modifier]

Son père Jean de La Noye (1570-1604) était le descendant direct de Baudouin VI de Lannoy (1388-1474), chevalier de l'Ordre de la Toison d'or, Gouverneur de Lille, Douai, Orchies et seigneur de Tourcoing issu de l'illustre Maison de Lannoy[1]. Jean de La Noye fut l'un des premiers protestants à avoir quitté sa ville natale, Tourcoing, en compagnie de son père Gilbert de La Noye. Ils embarquèrent pour l'Angleterre, puis se fixèrent finalement à Leyde en 1591.
Là, Jean de La Noye fit la connaissance de Marie Le Mahieu, issue elle aussi d'une famille protestante originaire de Lille, récemment installée dans la ville. Ils se marièrent à l'Église wallonne le 13 janvier 1596 et eurent deux enfants : Philippe et Isaiah.
Jean de La Noye mourut en 1604, et sa veuve se remaria avec Robert Mannoo de Namur le 18 février 1605.

Biographie[modifier]

Le jeune Philippe naît donc à Leyde. Vers 1615, il aurait probablement fréquenté à l'Université de la ville, le pasteur John Robinson (1576-1626) instigateur des migrations de communautés protestantes vers le Nouveau Monde.
Les candidats à l'émigration de la ville de Leyde, décidèrent alors d'acheter un navire dans ce but, le Speedwell et embarquèrent à Delftshaven. Philippe de La Noye aurait été l'un de ceux-là bien que son nom ne figure pas sur la liste des passagers. En tout cas, il aurait rejoint son oncle maternel Francis Cooke (mari de la sœur de sa mère, Hester le Mahieu) et son fils John, eux aussi candidats à l'exode, lors de sa première escale du voyage à Southampton.
Une défection du Speedwell forcera les migrants à se partager en deux convois :

Il rejoint alors son oncle Francis et son autre cousin Robert Cooke (arrivés un an auparavant). En 1627, il acquiert une propriété qu'il revend par la suite pour s'installer à Duxbury. En 1632, il se marie à Hester Dewsbury (1613–1657) et pas moins de huit enfants naissent de ce mariage :

  1. Mary, né en 1635
  2. Esther (1637-1733)
  3. Philipp, né en 1640
  4. Thomas (1641-1723).
  5. Jane (1642-1647)
  6. John (1644-après 1697)
  7. Jonathan (1647-1720)
  8. Rebecca (1651-1709)

À cette époque, Philippe de La Noye participait à la construction de routes et de ponts.

Par la suite, il servit en 1637 durant la Guerre Pequot contre les Indiens. Puis participa à la fondation de Dartmouth avec une trentaine de colons et il y achète des terres. Les 800 acres (3,2 km²) acquis lors de cet achat auprès du chef indien Massassoit, furent cédés à son plus jeune fils Jonathan.

Après la mort de sa première épouse Hester en 1657, il se remaria avec Mary Pontus (ou Mary Glass) qui lui donna un autre fils Samuel (1659-1728).

Philippe de La Noye mourut en 1681 à Bridgewater dans le Massachusetts et laissa une dynastie qui constitua l'une des familles donnant la Boston Brahmin (les plus anciennes familles de Boston).

Descendants[modifier]

C'est par son fils Jonathan, marié à Mercy Warren, petite-fille de Richard Warren, un des passagers du Mayflower, que Philippe de La Noye (nom orthographié par la suite en « Delano »), laisse une nombreuse et illustre descendance :

Famille Delano :

Présidents des États-Unis :

Autres  :

Références[modifier]

  1. (en) Extrait du blog personnel de Robert Kent Green de Philippe de La Noye
  2. werelate.org : President Calvin Coolidge
  3. Famous Descendants of Mayflower Passengers

Sources[modifier]