Philippe de Culant

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Philippe de Culant, seigneur de Jalognes, de La Croisette, de Saint-Amant-le-Chatel (actuel quartier de Saint-Amand-Montrond), sénéchal du Limousin, (1413- † 1454), Maréchal de France. Second fils de Jean de Culant, seigneur de la Crête et de Marguerite de Sully, il est le frère de Charles de Culant et le neveu de Louis de Culant (1360–1444)[1].

Biographie[2][modifier | modifier le code]

Capitaine de la grosse tour de Bourges, Philippe de Culant sert en Normandie au mois de mars 1436, ayant le commandement de vingt-cinq hommes d'armes. Sénéchal du Limousin en 1439, il se distingue sous le roi Charles VII dans les guerres contre les Anglais. Il contribue à la prise de Meaux en 1439 et à celle de Pontoise en 1441. Il reçoit de Charles VII le bâton de maréchal le 1er mars 1441. Il épouse, en 1441, Anne, fille d'Edouard de Beaujeu, seigneur d'Amplepuis, de qui il aura une fille.

Il accompagne le Dauphin dans la guerre d’Allemagne en 1444 et devient conseiller et chambellan du roi en 1445. Il se signale aux prises de Taillebourg, de Tartas, du Mans en 1447, puis à la prise de Pont-Audemer, de Château-Gaillard, de Rouen, de Bayeux, de Saint-Sauveur-le-Vicomte en 1449, de Caen et de Cherbourg en 1450. Il prend part à toutes les opérations de la grande campagne qui, en 1450, fait rentrer la Normandie sous l'obéissance royale.

Gouverneur de Bergerac en cette même année, il contribue à la conquête de la Guyenne lors des campagnes de 1451 à 1453. Il s'illustre particulièrement au sièges de Bergerac en 1451.

Il est aux côtés du comte de Dunois lors de son entrée triomphale dans la ville de Bordeaux. Il se trouve encore à la reprise de Castillon en 1453 et au siège de Cadillac. Enfin, il meurt en décembre 1454.

Sa veuve se remarie au baron de Beauvau, puis à Jean de Baudricourt qui fut également Maréchal de France

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason fam fr de Culant 2.svg

D'azur semé d'étoiles d'or au lion du même brochant.[3] - Le père Anselme (TVII p77) ajoute un lambel de gueules, ce qui est logique car il appartient à la branche cadette des seigneurs de Saint-Amand

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire de la noblesse Volume 5 - Edition 2 de 1772 - page 423
  2. Pour l'essentiel tiré de Anselme de Sainte-Marie : Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume Tome VII pp 77 et 78
  3. pagesperso-orange.fr/jm.ouvrard