Philippe Wolfgang de Hanau-Lichtenberg

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Philippe Wolfgang de Hanau-Lichtenberg est né le 31 juillet 1595 à Bouxwiller. Il décède à l'âge de 45 ans le 24 février 1641 à Bouxwiller et est enterré le 17 mars à Lichtenberg. Le 19 novembre 1625, jour de la mort de son père Johann Reinhard I de Hanau-Lichtenberg, il hérite du comté de Hanau-Lichtenberg et devient ainsi le septième comte de Hanau et sire de Lichtenberg. Sa gouvernance s'est déroulée durant les terribles années de la guerre de Trente Ans.

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils du comte Johann Reinhard 1er de Hanau-Lichtenberg (1569-1625) et de la comtesse Marie Elisabeth de Hohenlohe-Neuenstein (1576-1605). Il fréquenta l'université de Strasbourg. Son Grand Tour le mena en France, en Italie et en Angleterre.

Famille[modifier | modifier le code]

Philippe Wolfgang se maria deux fois:

  1. Le 15 novembre 1619 avec la comtesse Johanna d'Öttingen (de), née le 30 août 1602, décédée le 17 septembre 1639 à Strasbourg, d'abord inhumée en cette ville à Saint-Pierre, sa dépouille fut plus tard transférée à Bouxwiller et placée au côté de celle de son époux[1]. De cette union sont issus :
    1. Johann Ludwig, né le 14 juin 1621 à Strasbourg, décédé le 30 janvier 1623 à Bouxwiller, et inhumé en ce lieu.
    2. Anne Elisabeth, née le 19 mai 1622 à Bouxwiller, et décédée le 21 mai 1622 à Bouxwiller et inhumée en ce lieu.
    3. Frédéric Casimir, né le 4 août 1623, et décédé le 30 mars 1685.
    4. Dorothée Elisabeth, née le 19 novembre 1624 à Bouxwiller, et décédée le 21 novembre 1624 et inhumée en ce lieu.
    5. Johann Philippe (de), né le 13 janvier 1626 (calendrier julien) à Bouxwiller, décédé le 18 décembre 1669 à Babenhausen.
    6. Johanna Juliane, née le 4 janvier 1627[2] à Bouxwiller et décédée le 4 septembre 1628 à Bouxwiller.
    7. Johann Reinhard II (de), né le 13 janvier 1628 (calendrier julien) à Bouxwiller et décédé le 25 avril 1666 à Bischofsheim am hohen Steg)
    8. Sophie Eleonore, née le 13 avril 1630 à Bouxwiller et décédée le 20 avril 1662 (calendrier julien) à La Petite Pierre non mariée, vivant avec sa sœur Agathe Christine, inhumée à Bouxwiller[3].
    9. Agathe Christine (de), née le 23 septembre 1632 et décédée le 5 décembre 1681, épouse du comte palatin Leopold Ludwig de Pfalz-Veldenz-Lützelstein
    10. Christian Eberhard, né le 17 juillet 1635 (calendrier julien) à Strasbourg et décédé le 4 mai 1636 à Strasbourg), inhumé à Bouxwiller[4].
  2. Il épouse le 17 mai 1640 la Rheingräfin (de) Dorothée Diane de Salm (de) née le 25 juillet 1604 à Créhange, décédée le 19 décembre 1672 à Wörth am Rhein, veuve du comte Philippe Ludwig de Ribeaupierre († 19 decembre 1672). Elle fut inhumée à Bouxwiller[5]

Règne[modifier | modifier le code]

Les principaux problèmes survenus au cours de son règne ont pour cause directe la guerre de Trente Ans. La tradition rapporte qu'il gouverna lui-même son comté ce qui l'obligea à être souvent sur les routes d'Allemagne[6]. Ses incessants voyages seraient la cause de son décès prématuré.

Il chercha à poursuivre l'action que son père engagea au cours de ce conflit, à savoir une politique de neutralité. Les résultats furent assez mitigés. En effet, en 1631, le bailliage de Babenhausen fut ravagé. La ville et son château furent occupés et pillés par les troupes impériales. Un an plus tard, en 1632, elles furent suivies par les troupes suédoises du comte Wolf Heinrich von Isenburg. Du 23 février au 28 mars 1635 la ville fut assiégée, sans succès, par les Impériaux de Philippe de Mansfeld. En 1636, le bailliage de Babenhausen fut a nouveau occupé.

Les possessions comtales situées en Alsace furent elles aussi durement touchées par le conflit. Là aussi les Impériaux brûlèrent et pillèrent de nombreuses localités. Philippe Wolfgang engagea bien des mesures militaires d'attaque et défense. Mais ses moyens limités ne lui permirent pas de défendre efficacement son comté contre ses adversaires. En 1633, les suédois investirent ses biens en Alsace, avec son lot de pillage et de destruction. Le 31 juillet 1633, non loin de Pfaffenhoffen, les Suédois affrontèrent avec succès les troupes lorraines dans le camp des Impériaux. Lorsque la Suède s'allia avec la France, Bouxwiller, Ingwiller et Pfaffenhoffen furent occupées par les troupes françaises. Par la suite, les Impériaux du maréchal Matthias Gallas envahirent le comté ; là, la ville de Wörth am Rhein (Palatinat) fut pillée par deux fois. Encore plus tard, Le duc Bernard de Saxe-Weimar, dans le camp des protestants, installa son quartier général à Brumath. Le comte Jacques Jean de Hanau-Münzenbourg (1612-1636) tomba près de Saverne et fut inhumé en l'église Saint-Nicolas de Strasbourg. En 1638, Bouxwiller fut pillée par les Croates. Pour défendre ses intérêts, Philippe Wolfgang se plaça sous la protection du roi de France pour échapper aux ambitions du duc de Weimar, militaire doué mais sans possessions territoriales personnelles et qui durant ce conflit chercha à se constituer un État en Alsace.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Matt, « Philippe Wolfgang de Hanau », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 15, p. 1402
  • (de) Reinhard Dietrich: Die Landesverfassung in dem Hanauischen (= Hanauer Geschichtsblätter, Band 34). Hanau 1996, (ISBN 3-9801933-6-5)
  • (de) M. Goltzené: Aus der Geschichte des Amtes Buchsweiler. In: Pay d’Alsace. Heft 111/112, S. 64f.
  • (de) Wilhelm Morhardt: Hanau alt's – in Ehren b'halt's – Die Grafen von Hanau-Lichtenberg in Geschichte und Geschichten (= Babenhausen einst und jetzt, Band 10). Babenhausen 1984.
  • Fritz Roth (de): Restlose Auswertung von Leichenpredigten und Personalschriften für genealogische und kulturhistorische Zwecke. Band 6, Boppart 1970.
  • (de) Reinhard Suchier: Genealogie des Hanauer Grafenhauses. In: Festschrift des Hanauer Geschichtsvereins zu seiner fünfzigjährigen Jubelfeier am 27. August 1894. Hanau 1894.
  • (de) Georg Wittenberger: Stadtlexikon Babenhausen. Babenhausen 1995.
  • (de) Ernst J. Zimmermann: Hanau Stadt und Land. 3. Auflage, Hanau 1919, ND 1978.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zu ihrem Tod erschien 1641 in Straßburg eine Leichenpredigt von Jacobus Hindermeier. Nachweis: Roth, Nr. R 5018.
  2. Maison de l'Histoire (Darmstadt), réserve D7, 1/.
  3. Leichenpredigt von Sebastian König. Nachweis: Gustav Früh u.a.: Die Leichenpredigten des Stadtarchivs Braunschweig. Band 3, Hannover 1979. Signatur: Bd. 34 Nr. 10.
  4. Leichenpredigt von Jakob Hindermeier. Nachweis bei Fritz Roth (de): Restlose Auswertung von Leichenpredigten und Personalschriften für genealogische Zwecke. Band 6, Boppard 1970
  5. Nachweis bei Roth, Nr. 5024.
  6. Vgl.: Leichenpredigt, nach Roth, R 5018, Band 6, S. 14f.