Philippe Stamma

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Philippe Stamma.

Philippe Stamma, dit « le Syrien » (né à Alep vers 1705 - 1755) est un joueur d'échecs, et compositeur d'études d'échecs.

Champion officieux du « noble jeu », il se produisait à Londres au Slaughter's Coffee House dans St. Martin's Lane, l'équivalent anglais du Café de la Régence à Paris. Il était considéré comme l'un des meilleurs joueurs du monde jusqu'à sa défaite face à Philidor à Londres en 1747.

Stamma était en Angleterre traducteur pour l'arabe[1].

Compositeur d'études[modifier | modifier le code]

Philippe Stamma : Essai sur le jeu des echecs
Les blancs jouent et gagnent[2]. Une étude de Philippe Stamma.

Sa réputation tenait pour une large part à son recueil d'études intitulé Essai sur le jeu des echecs ou Les secrets des échecs (1737), qui fut traduit en anglais (1745) et en allemand (Breslau, 1784). Ce livre, le premier à utiliser la notation algébrique, popularisa en Europe l'art des finales d'échecs, fort appréciées depuis des siècles au Moyen-Orient. Il a été réédité au XXe siècle sous le titre « Cent positions désespérées[3] » car il contient une centaine de fins de parties.

Œuvre[modifier | modifier le code]

(fro) Philippe Stamma, Essai sur le jeu des echecs : où l'on donne quelques Regles pour le bien joüer, & remporter l'avantage par des Coups fins & ſubtils, que l'on peut appeller les Secrets de ce Jeu, Paris, impr. Emery,‎ 1737 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Klaus Lindörder, intr. à l'édition de Moses Hirschel «  Die Schachspiel-Geheimnisse des Arabers Philipp Stamma » pour les éd. Olms (Hildesheim).
  2. Les blancs gagnent par 1. Tg1 ! qui fait perdre aux noirs un tempo décisif dans la course des pions passés
  3. François Le Lionnais et Ernst Maget, Dictionnaire des échecs, éd. PUF, 1967