Philippe Rühl

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ruhl.
Philippe Rühl
Image illustrative de l'article Philippe Rühl
Fonctions
1er et 37e président de la Convention nationale
6 mars 179421 mars 1794
(15 jours)
Prédécesseur Louis Antoine de Saint-Just
Successeur Jean-Lambert Tallien
20 septembre 179220 septembre 1792
(0 jour)
Prédécesseur Pierre Joseph Cambon (Président de l'Assemblée législative)
Successeur Jérôme Pétion de Villeneuve
Biographie
Date de naissance 3 mai 1737
Lieu de naissance Strasbourg, Royal Standard of the King of France.svg Royaume de France
Date de décès 29 mai 1795 (à 58 ans)

Philippe Jacques Rühl, né le 3 mai 1737 à Strasbourg, mort par suicide le 29 mai 1795, est un homme politique français, député du Bas-Rhin à l'Assemblée législative puis à la Convention nationale. Il est resté célèbre pour avoir brisé la Sainte Ampoule, le 7 octobre 1793 à Reims[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un pasteur luthérien de Worms. Il faisait partie de la chancellerie du prince allemand de Linange-Hartenbourg (Leiningen-Hartenburg), possessionné à Dabo mais résidant en Allemagne, lorsque les événements de 1789 le décidèrent à rentrer en France.

Il fut nommé administrateur de son département en février 1791, puis élu à l'Assemblée législative du 1er octobre 1791 au 20 septembre 1792 où il se fit remarquer par ses idées.

Réélu en tête des députés du Bas-Rhin à la Convention nationale, il présida sa première séance comme doyen d'âge des députés présents et se rangea parmi les Montagnards. Il devint commissaire chargé de surveiller la traduction des décrets, et le 20 novembre 1792, membre de la Commission des Douze, chargée d'inventorier les papiers trouvés dans l'armoire de fer aux Tuileries. Il fit des rapports sur les divers papiers trouvés, et insista pour qu'il fut procédé sans retard au jugement de Louis XVI.

Envoyé en mission, le 23 décembre 1792 avec Coustard et Couturier, dans les départements de la Meurthe, de la Moselle et du Bas-Rhin, il ne put participer au procès du roi étant malade. Il fut élu le 26 mars 1793 à la Commission de salut public, nouveau comité de défense générale, mais fut absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Marat. Le 28 mai 1793, il vota contre le rapport du décret qui avait cassé la Commission des Douze la veille et le 30 il fit l'éloge du général Beauharnais.

Le 14 septembre 1793, il est élu au Comité de sûreté générale. En septembre 1793, il fut envoyé en mission dans la Marne et la Haute-Marne. Il brisa publiquement la Sainte Ampoule, qui contenait l'huile servant au sacre des rois (7 octobre 1793) et envoya les débris à la Convention nationale. À peine rentré, il fut envoyé, du 23 novembre 1793 au 8 janvier 1794, dans le Bas-Rhin pour y organiser un nouveau district en incorporant les communes de Neu-Sarrewerden, de Harskirchen et de Asswiller. Il occupa de nouveau la présidence de l'Assemblée du 6 au 21 mars 1794, et, comme Lindet, refusa de contresigner l'arrestation de Danton.

Le 9 thermidor, il se prononça contre Robespierre ; toutefois il prit la défense de ses anciens collègues attaqués par la Convention et faillit être accusé en même temps qu'eux. Il participa à l'insurrection de prairial. Cette fois, il fut décrété d'arrestation, mais, en raison de son grand âge (c'est le député Bourdon de l'Oise qui interviendra en sa faveur le lendemain), resta consigné chez lui jusqu'au rapport final de Sevestre (c'est le député qui se déchaina le plus contre les émeutiers de prairial). Il est l'un des cinq « derniers Montagnards ». Devant être traduit devant une commission militaire, Rühl se frappa d'un coup de poignard le 29 mai 1795.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.asonimage.fr/A-2110-du-sacre-des-rois-de-france-de-son-origine-et-de-la-sainte-ampoule.aspx

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :