Philippe Legorjus

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Philippe Legorjus est un officier de gendarmerie français en retraite né le 8 décembre 1951 à Caen[1]. Ancien commandant du GIGN, il est élevé au grade de chef d'escadron.

Sommaire

Biographie[modifier]

Il est le fils d'un d'ouvrier métallurgiste devenu ingénieur et d'une mère enseignante en comptabilité. Après une maîtrise de droit à Caen, il monte à Paris pour des études de criminologie et de théologie. Il éprouve à l'époque « une fascination pour la révolution de 1968 et pour la théologie de la libération »[2].

Le 1er octobre 1976, Philippe Legorjus entre à l'École des fusiliers marins en tant qu'officier de réserve sous contrat. Il en sort très bien classé, passe les stages commando et obtient le « béret vert ». Il intègre alors le commando de Penfentenyo, un des cinq commandos marine[3]. Le 1er décembre 1977, il en devient chef de section. Alors qu'il pensait faire carrière dans la Marine nationale, il doit quitter les commandos en décembre 1977 suite à des restrictions budgétaires[4].

Recruté par la Gendarmerie nationale en 1978[5], il est affecté à l’escadron parachutiste de Mont-de-Marsan.

En 1982, il sort major de l’École des officiers de la gendarmerie nationale (ÉOGN) de Melun. Le 1er septembre 1982[6], il rejoint le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) en tant qu'officier.

Du 1er juin 1985 à 1989, il est commandant du GIGN.

Capturé le 27 avril 1988 et relâché le soir-même, il participe aux négociations avant l’assaut de la grotte d’Ouvéa où 27 gendarmes étaient retenus en otage. Selon lui, le bain de sang (11 preneurs d'otages sur 19 tués, ainsi que 2 militaires) aurait pu être évité[7] et trois Kanaks seraient morts faute de soins appropriés ou victimes d'exécution sommaire.

Toutefois, de nombreuses voix concordantes pointent des faiblesses de commandement lors de l'affaire[8]. Un passage du propre livre de Philippe Legorjus attesterait d'ailleurs cette thèse, puisqu'il reconnait avoir eu « des absences dangereuses »[9] lors des phases finales de l'affaire. Les hommes du GIGN, quoi qu'il en soit, gardent apparemment des relations tendues avec leur ancien chef[10],[11],[12].

En 1988, il est promu chef d'escadron.

En 1993, il crée une petite société : PHL Consultants, qui propose d’« accompagner les entreprises françaises dans les zones à risques pour sécuriser leurs opérations logistiques et financières à l’export ».

En 1995, il fonde Atlantic Intelligence une société de conseil dans le domaines de la sécurité, de l'intelligence économique et de la gestion de crise[13].

Publications[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Bulletin des annonces légales obligatoires du 26 novembre 2007
  2. Ouvéa : les mensonges de Kassovitz, Thierry Deransart, Le Figaro-Magazine, 12 novembre 2011
  3. À l'époque il n'existait que 5 commandos marine. Le commando Kieffer a été créé en 2008.
  4. Les officiers de réserve sous contrat sont les premiers à faire les frais des restrictions.
  5. Voir armées.com
  6. Journal Le Monde du 22 août 1989
  7. L'Express, 11 mai 1990
  8. "Ouvéa, Philippe Legorjus est-il un héros?", marianne.net, J.-M. Merchet
  9. Philippe Legorjus, Ouvéa, La République et la Morale, Plon, 2011, page 19.
  10. Témoignage circonstancié de Michel Lefèvre, gign.org
  11. Les Nouvelles calédoniennes, 3 juin 2011
  12. « Selon l'ancien patron du GIGN, des Kanaks ont été exécutés en 1988 à Ouvéa », Le Monde, 3 juin 2011 [texte intégral (page consultée le 3 juin 2011)] 
  13. Le Point du 17 janvier 2007

Lien interne[modifier]

Cinéma[modifier]

Son rôle est tenu par Mathieu Kassovitz dans le film L'Ordre et la Morale