Philippe Kourilsky

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Philippe Kourilsky, né le 22 juillet 1942 à Boulogne-Billancourt, est un scientifique français, membre de l'Académie des sciences et professeur au Collège de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Raoul Kourilsky, médecin d’origine russe, né en région parisienne, Philippe Kourilsky se consacre à la biologie après des études de mathématiques et de physique à l’École polytechnique. Pour son doctorat, il choisit comme directeur de thèse le biologiste François Gros, un des pionniers de la génétique en France, aujourd’hui secrétaire perpétuel honoraire de l’Académie des sciences.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

il effectue la majeure partie de sa carrière au Centre national de la recherche scientifique, où il est directeur de recherche.

En 1998, il est nommé professeur au Collège de France, où il occupe la chaire d'immunologie moléculaire.

Le 1er janvier 2000, il est nommé directeur général de l'Institut Pasteur, poste dont il démissionne le 31 juillet 2005.

Il est membre de l'Académie des sciences, professeur à l'Institut Pasteur et membre de l'Academia Europaea[1].


Recherches[modifier | modifier le code]

Il a exercé de nombreuses responsabilités touchant à l'administration de la recherche et aux applications de la génétique et de l'immunologie dans le secteur public et privé. Il est notamment l'auteur d'un rapport sur le principe de précaution, remis au premier ministre en 2006.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1986 : Prix international d'immunopathologie
  • 1990 : Prix Lacassagne du Collège de France
  • 1998 : Officier de la Légion d'honneur
  • 2000 : Prix international de la recherche en sciences médicales
  • 2001 : Commandeur de l'ordre national du Mérite
  • Le 12 avril 2009, il est promu au titre de Commandeur de la Légion d'honneur[2].

Publications[modifier | modifier le code]

  • « Vaccination : quand l’éthique devient immorale », Pour la Science, Paris, 2004, no 322, p. 8-11.
    Dans cet ouvrage, il soutient une thèse controversée quant au fait que l'urgence sanitaire dans le tiers monde autorise des assouplissements réglementaires vis-à-vis, notamment, des essais cliniques, alors même que les populations "cobayes" ne sont pas solvables et ne pourront donc bénéficier du traitement une fois sa mise au point terminée. De telles dérives sont d'ores et déjà observées, c'est notamment le cas pour un composant des polythérapies du VIH, le Ténofovir auquel un essai clinique (détaillé dans l'article sur le Ténofovir) au Cameroun a fait une triste réputation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]