Philippe Jaffré

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Philippe Jaffré (né le 2 mars 1945 à Charenton-le-Pont et mort le 5 septembre 2007, est un haut fonctionnaire et homme d'affaires français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a étudié à l’ENA, dans la promotion Rabelais (avec Laurent Fabius, Daniel Bouton…), dont il sort major en 1973[1]. Il choisit l’inspection des finances au ministère des Finances. En 1977, il obtient un poste de chargé de mission à la direction du Trésor, avant de devenir (1978-1979), secrétaire général du Comité interministériel pour l’aménagement des structures industrielles.

En 1979, il entre dans un cabinet ministériel auprès de René Monory, alors ministre des Finances[1].

En 1984 et 1985, il devient sous-directeur des participations à la direction du Trésor. Pendant la cohabitation, il est chargé par Édouard Balladur de conduire les privatisations décidées par le gouvernement.

En 1988, la direction du Trésor lui échappe au profit de Jean-Claude Trichet. Il rejoint pendant trois mois la banque Stern avant de devenir directeur général de la CNCA (Caisse nationale du Crédit agricole), poste qu'il occupe jusqu'en 1993[2].

En 1993, il devient PDG d’Elf Aquitaine succédant à Loïk Le Floch-Prigent. Il est nommé par Édouard Balladur qui le charge de privatiser le groupe. En 2000, TotalFina rachète Elf et Philippe Jaffré démissionne. Il bénéficia alors d’un parachute doré constitué d’indemnités de départ et de stock-options[3].

Il s’investit alors, comme Président du Conseil de Surveillance, dans la Banque Internet Zebank, qui s'avère un échec financier malgré, selon ses propres mots, "un succès technique et commercial indéniable". Il devient en 2002 conseiller de Pierre Bilger (PDG d’Alstom). Il garde ce poste lorsque Patrick Kron devient PDG avant d’être directeur financier puis vice-président exécutif du groupe, poste qu’il occupait à sa mort[3].

En 2006, il publie un roman, Le Jour où la France a fait faillite, dont le but est de mettre en garde contre un accroissement non contrôlé de la dette française et ses conséquences catastrophiques[1]. Il décède le 5 septembre 2007 des suites d'un cancer, à l'âge de 62 ans.

Il était membre du club Le Siècle.

Frère du politologue Jérôme Jaffré.

Livres[modifier | modifier le code]

  • Monnaie et politique monétaire, (avec Jacques Henri-David), Economica, 1996.
  • Pour et contre les stock-options, (avec Laurent Mauduit), Grasset, 2002.
  • Philippe Jaffré et Philippe Riès, Le Jour où la France a fait faillite, Paris, Grasset,‎ 2006 (ISBN 2246711215), p. 362

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Sophie Fay, « Décès de Philippe Jaffré, patron brillant et provocateur », sur wwww.lefigaro.fr,‎ 14 octobre 2007
  2. Notice nécrologique, Le Monde, 11 septembre 2007
  3. a et b « Philippe Jaffré est mort », sur www.liberation.fr,‎ 9 septembre 2007