Philippe III de Macédoine

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Philippe de Macédoine.
Philippe III Arrhidée
Titre
Roi de Macédoine
-323-317
Prédécesseur Alexandre III le Grand
Successeur Alexandre IV Aigos
Biographie
Dynastie Argéades
Date de naissance -352
Date de décès -317
Père Philippe II de Macédoine
Mère Philinna
Conjoint Eurydice

Philippe III de Macédoine, ou Philippe III Arrhidée (ca. 352-317) est, avec Alexandre IV le dernier roi argéade de Macédoine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Philippe II et de la thessalienne Philinna, il est frappé d'une incapacité mentale qui l'écarte très tôt de la succession royale. Pour certaines sources, c'est un poison donné par Olympias qui serait responsable de cet état. Il est peut-être simplement épileptique. À la mort de Philippe II, en 336, il ne fait donc pas figure de prétendant sérieux face à Alexandre qui lui épargne la vie. Il accompagne Alexandre en Asie, et le seconde dans certaines circonstances montrant qu'il n'en est pas moins considéré comme un membre à part entière de la famille royale.

À la mort d'Alexandre en 323, il est proclamé roi, ainsi que le fils in utero de Roxane (le futur Alexandre IV de Macédoine) par la phalange macédonienne réunie en assemblée à Babylone, et le Conseil est contraint d'accepter cette décision tout en le plaçant sous la tutelle de Perdiccas. Il accompagne ce dernier dans une série de campagnes en 322.

En 321, il épouse une petite-fille de Philippe II, Eurydice, de son nom originel, Adea, la fille de Cynané et d'Amyntas (fils de Perdiccas III), née vers 336 et donc âgée seulement de 15 ans, malgré l'opposition de Perdiccas qui ordonne à son frère Alcetas de tuer Cynané, en route pour le mariage de sa fille. L'armée macédonienne, scandalisée par cet assassinat d'une fille de Philippe II, se mutine et fait accepter le mariage voulu par Cynané. C'est probablement la même assemblée en armes qui renomme Adea du nom de la mère de Philippe II, Eurydice. Eurydice semble en avoir appelé à l'assemblée des Macédoniens pour être considérée comme la porte-parole de son mari, et donc la représentante du roi, en lieu et place des Diadoques. Elle joue dès lors, malgré sa jeunesse, un rôle important dans la guerre civile qui secoue la Macédoine.

En 317, Eurydice profite de l'absence de Polyperchon à la lutte avec Cassandre pour s'entendre avec le parti de ce dernier, et prendre le pouvoir en Macédoine. Elle ordonne au nom de Philippe III à Polyperchon et Antigone le Borgne de remettre leurs armées à Cassandre, auquel est confiée l'administration du royaume.

Olympias, alors en Épire avec Alexandre IV, mobilise une armée et marche sur la Macédoine : elle rencontre les forces de Philippe III et d'Eurydice à Euia, sur la frontière entre la Macédoine et la Thessalie. Le prestige de la vieille Reine-mère et le souvenir d'Alexandre l'emportent : les soldats de Philippe III le désertent, et il est fait prisonnier. Eurydice est bientôt elle aussi arrêtée alors qu'elle fuyait vers Amphipolis.

En septembre 317, Olympias fait assassiner Philippe III et contraint Eurydice au suicide. Elle fait également exécuter 100 de leurs partisans, dont Nicanor, le frère de Cassandre.

Titulature en tant que Pharaon d'Égypte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature dans l'Égypte antique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Battistini (dir.) et Pascal Charvet (dir.), Alexandre le Grand, Histoire et dictionnaire, Paris, Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 2004 (ISBN 222109784X)
  • (en) N. G. L. Hammond et F. Walbank, A History of Macedonia, vol. 3 : 336-167 B.C., Oxford, Clarendon Press,‎ 1988 (ISBN 0198148151)