Philippe Henri de Ségur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ségur (homonymie).
Philippe Henri de Ségur
Le maréchal de Ségur. Portrait par Élisabeth Vigée-Lebrun, 1789
Le maréchal de Ségur. Portrait par Élisabeth Vigée-Lebrun, 1789

Titre Marquis de Ségur
Autre titre Baron de Romainville[1]
Seigneur de Ponchac et de Pougnérolle[1]
Prédécesseur Henri François, comte de Ségur
Successeur Louis Philippe, marquis de Ségur
Arme Cavalerie
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade militaire Maréchal de France
Années de service 1739 - 1787
Gouvernement militaire Gouverneur du comté de Foix
Conflits Guerre de Sept Ans
Distinctions Chevalier du Saint-Esprit
Autres fonctions Secrétaire d'État à la Guerre
Biographie
Dynastie Maison de Ségur
Surnom Maréchal de Ségur
Naissance 20 janvier 1724
Paris
Décès 3 octobre 1801 (à 77 ans)
Paris
Père Henri François, comte de Ségur
Mère Philippe Angélique de Froissy
Conjoint Louise Anne de Vernon

Orn ext Maréchal marquis OSE.svg
Blason fam fr Ségur (de).svg

Philippe Henri, marquis de Ségur, né le 20 janvier 1724, mort le 3 octobre 1801, petit-fils du Régent, est un gentilhomme français, officier durant les guerres de Louis XV, secrétaire d'État à la Guerre de Louis XVI de 1780 à 1787, maréchal de France en 1783.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Henri François, comte de Ségur (1689-1751) et d'Angélique de Froissy (1702-1785), fille naturelle légitimée du Régent.

Il fait d'abord une carrière dans l'armée : il est cornette et capitaine au régiment de Rosen Cavalerie (1739), colonel des régiments Vexin (22 août 1743) et Soissonnais (1er décembre 1745) et sert sous le commandement de son père en Italie et en Bohême. Il est blessé à Roucoux, dans les Flandres, en octobre 1746, perd un bras à la bataille de Lauffeld en 1747 et est nommé brigadier le 27 juillet 1747. Le 23 mars 1748, il succéda à son père comme lieutenant général en Champagne et Brie et devient maréchal de camp le 25 août 1749. En 1753, il est nommé gouverneur du comté de Foix.

Durant la Guerre de Sept Ans, il se bat à Hastenbeck (1757), Crefeld (1758) et Minden (1759). Il est nommé inspecteur général de l'infanterie le 25 mai 1758 et lieutenant général le 18 mai 1760. En octobre 1760 il est fait prisonnier à la bataille de Clostercamp. Durant sa captivité il est distrait par les pièces galantes et même un peu libres illustrées par de Besenval que rédige et lui envoie tous les jours la joyeuse Académie de Drevenich. Il devient chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit le 7 juin 1767.

Les capacités qu'il démontre comme gouverneur de la Franche-Comté en 1775 le font nommer Secrétaire d'État à la Guerre le 25 décembre 1780. Il crée en 1783 un état-major général permanent et prend des règlements remarquables concernant les casernes et les hôpitaux militaires. Il endosse la responsabilité de l'édit réactionnaire dit « édit de Ségur » exigeant en 1781 quatre quartiers de noblesse pour les nominations d'officier, mais il semble qu'il ne l'ait pas approuvée.

Fait maréchal de France le 13 juin 1783, il démissionne de son département ministériel le 29 août 1787.

Durant la Terreur, il est enfermé à la prison de la Force et, après sa libération, est réduit à la plus grande pauvreté.

À partir de 1796, il participa, au côté de ses deux fils, aux activités de la joyeuse société chantante des dîners de Vaudeville[2].

Napoléon Ier lui accorde une pension en 1800. Il meurt l'année suivante.

Récapitulatif[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Chevalier du Saint-Esprit

Armoiries[modifier | modifier le code]

Écartelé: aux 1 et 4, de gueules au lion d'or ; aux 2 et 3, d'argent plein[3].

Famille[modifier | modifier le code]

Portrait de Louise-Anne-Madeleine de Vernon, marquise de Ségur.

En 1749, il épouse Louise Anne de Vernon, créole de Saint-Domingue, fille d'Alexandre de Vernon et d'Anne Duvivier. De leur mariage, naissent deux fils :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roglo 2012.
  2. Les quarante-huit quartiers de Paris : biographie historique et anecdotique des rues, des palais, des hôtels et des maisons de Paris (3e édition), par Girault de Saint-Fargeau, E. Blanchard Éditeur, Paris 1850, page 210.
  3. a et b Popoff 1996, p. 105.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]