Philippe Habert (1605-1637)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Philippe Habert.

Philippe Habert (1604 à Paris - 26 juillet 1637 à Aimeries en Belgique) est un poète français.

Frère de Germain Habert et cousin de Henri Louis Habert de Montmor, ami de Conrart, il est l'un des premiers membres de l'Académie française, dont il contribue à rédiger les statuts. Capitaine d'artillerie, il est tué à l'âge de 33 ans par la chute d’un mur lors de l'explosion d’un dépôt de munitions dans le Hainaut.

Les « Trois Habert », comme les nommaient leurs contemporains, appartenaient au « cénacle des Illustres Bergers » qui, cultivant la poésie dans des campements champêtres sur les bords de la Seine, s’appliquaient à vivre comme les héros de L’Astrée. Seul un poème de Philippe Habert a été publié de son vivant, Le Temple de la mort, que Paul Pellisson appelle « une des plus belles pièces de notre Poësie Françoise[1] » et dont John Sheffield fera plus tard une traduction en anglais.

Madrigal[modifier | modifier le code]

Ce madrigal composé par Philippe Habert a été mis dans la bouche du narcisse pour la Guirlande de Julie[2] :

Épris de l'amour de moy-même,
De Berger que j'estois je devins une Fleur ;
Faites proffit de mon malheur,
Vous que le Ciel orna d'une beauté suprême ;
Et pour en eviter les coups,
Puisqu'il faut que tout ayme, aymez d'autres que vous.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'Académie françoise, 1653, volume I, p. 229.
  2. Vincent Voiture, Lettres de Monsieur de Voiture, lettres aux Rambouillet, lettres amoureuses, suivies de la Guirlande de Julie, Vialetay, Coll. Prestige de l’Académie Française, Paris, 1969, p. 264.

Liens externes[modifier | modifier le code]