Philippe Gilbert (cyclisme)

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Philippe Gilbert
Image illustrative de l'article Philippe Gilbert (cyclisme)
Philippe Gilbert lors du Tour du Pays basque 2013
Informations
Nom Gilbert
Prénom Philippe
Surnom Phil
Date de naissance 5 juillet 1982 (32 ans)
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Équipe actuelle BMC Racing
Spécialité Classiques ardennaises
Puncheur
Courses à étapes[1]
Équipe amateur
2002 ABX-Go Pass
Équipe professionnelle
09.2002-12.2002
2003-2004
2005-2008
2009
2010-2011
2012-
Fdjeux.com (stagiaire)
Fdjeux.com
La Française des Jeux
Silence-Lotto
Omega Pharma-Lotto
BMC Racing
Principales victoires
Championnats

Jersey rainbow.svg Champion du monde sur route 2012
MaillotBélgica.svg Champion de Belgique sur route 2011
MaillotBélgica.svg Champion de Belgique du contre-la-montre 2011
Classement mondial
UCI World Tour 2011
Classiques
Tour de Lombardie 2009 et 2010
Liège-Bastogne-Liège 2011
Paris-Tours 2008 et 2009
Amstel Gold Race 2010, 2011 et 2014
Flèche wallonne 2011
Classique de Saint-Sébastien 2011
Grand Prix cycliste de Québec 2011
7 étapes de grands tours
Tour de France (1 étape)
Tour d'Italie (1 étape)

Tour d'Espagne (5 étapes)

Philippe Gilbert, né le 5 juillet 1982 à Verviers, est un coureur cycliste belge, membre de l'équipe BMC Racing. Coureur offensif, il a notamment remporté le championnat du monde sur route en 2012, le Tour de Lombardie en 2009 et 2010, Paris-Tours en 2008 et 2009, l'Amstel Gold Race en 2010, 2011 et 2014, ainsi que la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège et la Classique de Saint-Sébastien en 2011. Ses résultats en 2011 lui ont permis de terminer l'année à la première place de l'UCI World Tour.

Il est originaire de Remouchamps, localité de la province de Liège connue pour abriter la côte de La Redoute, l'une des difficultés majeures de la course cycliste Liège-Bastogne-Liège. Il vit à Monaco. Son frère, Jérôme est également cycliste professionnel dans la formation Wanty-Groupe Gobert.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et carrière amateur[modifier | modifier le code]

Philippe Gilbert commence à disputer des courses pendant son adolescence, d'abord en individuel en étant entraîné par son grand frère Christian et ses parents. En mai 1997, il remporte le championnat de la province de Liège en catégorie débutants, à Manaihant, et s'inscrit au VC Ourthe-Amblève. Il gagne sept courses durant cette année, puis 23 en 1998.

En 1999, il passe en catégorie junior, au club Woonbemiddeling à Alost. Il gagne douze fois cette année, dont les championnats de Liège du contre-la-montre et de la course en ligne et une étape du Tour de Basse-Saxe. Il rejoint l'année suivante l'équipe Go Pass, dirigée par l'ancien coureur Dirk De Wolf, vainqueur de Liège-Bastogne-Liège en 1992. À nouveau double champion de la province de Liège, il gagne 19 fois, dont le Tour de Cantabrie, le Tour de Haute-Autriche, et une étape du Tour de Toscane. Il obtient ainsi sa sélection pour les championnats du monde juniors à Plouay en France. Il y prend la 41e place de la course en ligne.

En 2001, Philippe Gilbert accède à la catégorie espoirs, toujours chez Go Pass. Il gagne six courses. Il participe à la course en ligne des moins de 23 ans aux championnats du monde sur route à Lisbonne au Portugal, et en prend la 74e place. Il termine l'année à la 16e place du classement UCI des moins de 23 ans, et y est le meilleur coureur de son âge[2]. Il gagne douze courses en 2002, dont le Triptyque ardennais, le championnat de Wallonie, Romsée-Stavelot-Romsée. Il est également vice champion de Belgique espoirs, deuxième du Triptyque des Barrages, quatrième du Tour des Flandres espoirs. En fin de saison, il est une deuxième fois sélectionné en équipe nationale des moins de 23 ans aux championnats du monde. Il termine à la neuvième place de la course en ligne[3].

Début de carrière (2003-2007)[modifier | modifier le code]

En tête de peloton lors de la septième étape de l'Eneco Tour 2006.

Philippe Gilbert passe professionnel en 2003 dans l'équipe Fdjeux.com après y avoir été stagiaire en 2002. Il signe sa première victoire sur le circuit professionnel la même année en remportant une étape du Tour de l'Avenir.

En 2005, il se révèle en gagnant la Coupe de France, notamment grâce à ses succès au Tour du Haut-Var, au Trophée des grimpeurs et à la Polynormande. Il termine sixième de Milan-San Remo à l'issue d'un sprint massif. En fin de saison, il passe près d'une victoire sur Paris-Tours : échappé avec Stijn Devolder dans les 25 derniers kilomètres, il est rattrapé à 200 mètres de l'arrivée après que Devolder a refusé de le relayer, suivant les instructions de son directeur sportif[4].

2008 : une dernière saison réussie à la Française des Jeux[modifier | modifier le code]

En 2008, il se distingue dès son début de saison, au Tour Down Under où il attaque à de nombreuses reprises. Onzième du général, quatrième de la cinquième étape, il remporte le classement de la montagne[5].

Il poursuit au Challenge de Majorque et s'impose au classement final ainsi qu'aux Trofeo Mallorca et Trofeo Soller[6].

Une semaine plus tard, il s'aligne au Tour du Haut-Var avec l'ambition de briller, comme en 2005, où il avait levé les bras[7], il y réussit une cinquième place, à neuf secondes du vainqueur, Davide Rebellin[8].

Lors du Circuit Het Volk, favori avant la course[9], il parvient à créer l'exploit, partant dans l'Eikenberg, à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée, il dépose ensuite, les uns après les autres, les échappés du jour, et arrive seul à Gand, comme lors de sa victoire en 2006[10]. Quelques jours plus tard, il remporte Le Samyn et, à la fin du mois, il monte sur le podium de Milan-San Remo et de la Flèche brabançonne. En juillet, il se classe deuxième de la première étape du Tour de France à Plumelec, derrière Alejandro Valverde. Ayant décliné la sélection en raison notamment d'un parcours ne correspondant pas à ses qualités, il ne participe pas aux Jeux olympiques de Pékin en août[11].

Début octobre, il se présente comme un outsider au départ de la classique Paris-Tours, où il s'est déjà illustré les années précédentes en attaquant dans le final, ne se faisant reprendre qu'à quelques centaines de mètres de la ligne. Une nouvelle fois, il est à l'attaque dans les derniers kilomètres, et grâce au travail de son coéquipier Mickaël Delage - sorti quelques kilomètres plus tôt en compagnie de trois coureurs - dans la dernière ligne droite, remporte la « classique aux feuilles mortes », pour sa dernière course sous le maillot de La Française des Jeux. En effet, Gilbert a signé en juin un contrat de trois ans avec l'équipe Silence-Lotto. Il quitte ainsi en fin de saison l'équipe avec laquelle il a débuté sa carrière professionnelle[12].

2009-2011 : chez Omega Pharma-Lotto[modifier | modifier le code]

2009 : Paris-Tours et le Tour de Lombardie[modifier | modifier le code]

Philippe Gilbert lors de Liège-Bastogne-Liège 2009 dans la côte de la Roche-aux-faucons

La saison 2009 de Philippe Gilbert commence par un abandon au Grand Prix la Marseillaise. Lors de Paris-Nice, il est contraint à l'abandon au cours de la cinquième étape en raisons de douleurs musculaires. Il mettra ces douleurs sur le compte d'une mauvaise adaptation au matériel de sa nouvelle équipe.

Lors de Milan-San Remo, le premier grand objectif de sa saison, il s'accroche dans la Cipressa et dans le Poggio pour basculer vers San Remo tout proche du groupe de tête. Il ne peut cependant pas disputer le sprint remporté par Mark Cavendish et se classe 23e. La forme de Gilbert s'améliore alors progressivement en vue des classiques flandriennes. On le retrouve notamment à l'attaque lors de la Flèche brabançonne où il prend la neuvième place. Au Tour des Flandres, il se montre à son avantage dans le Mur de Grammont et dans le Bosberg en accélérant en tête du groupe des favoris. Néanmoins, c'est Stijn Devolder, échappé à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée qui remporte le Tour des Flandres, Philippe Gilbert terminant sur le podium en réglant ce qu'il restait du peloton. Il fait alors l'impasse sur Paris-Roubaix pour mieux se concentrer sur les classiques ardennaises. Il prend la quatrième place de l'Amstel Gold Race aux Pays-Bas. Il prend part dans la foulée à la Flèche wallonne où il termine loin du vainqueur Davide Rebellin. Arrive alors la « doyenne », Liège-Bastogne-Liège, la course qui fait rêver Gilbert, originaire de Remouchamps au pied de la célèbre côte de La Redoute. Il attaque à une trentaine de kilomètres de l'arrivée et aborde la côte de la Roche aux Faucons seul. Il ne peut rien faire face au retour d'Andy Schleck qui le dépasse et part seul vers la victoire à Liège. Gilbert termine quatrième, battu au sprint pour la troisième place par Rebellin, dont le contrôle positif aux Jeux olympiques de Pékin en 2008 est annoncé quelques jours plus tard.

Il décide alors de faire le Tour d'Italie plutôt que le Tour de France; Giro sur lequel il remporte l'avant-dernière étape sur les hauteurs d'Anagni après avoir attaqué peu avant la flamme rouge. S'ensuivent une victoire d'étape et du classement général au Ster Elektrotoer aux Pays-Bas et une deuxième place au championnat de Belgique derrière Tom Boonen. Après un stage d'entrainement à Livigno, il reprend la compétition fin juillet au Tour de Wallonie avant de prendre la direction d'Assen, aux Pays-Bas, pour le grand départ du Tour d'Espagne, tremplin en vue de peaufiner sa condition avant les Mondiaux.

Lors de la course en ligne des championnats du monde à Mendrisio, il ne parvient pas à prendre la bonne échappée au pied de la dernière difficulté et se classe sixième. Il concrétise sa forme en étant invaincu[13] dans les quatre courses disputées ensuite : il remporte en dix jours la Coppa Sabatini, Paris-Tours en devançant Boonen au sprint, le Tour du Piémont et le Tour de Lombardie. Il reçoit le Trophée national du Mérite sportif 2009[14]. Il est aussi élu Sportif de l'Année par la presse sportive belge[15].

2010 : l'Amstel Gold Race et le Tour de Lombardie[modifier | modifier le code]

En 2010, il termine neuvième de Milan-San Remo après avoir lancé la bagarre dans le Poggio. Trois semaines plus tard, il termine une nouvelle fois troisième du Tour des Flandres.

Lors de l'Amstel Gold Race aux Pays-Bas, il s'adjuge la victoire à l'issue d'une accélération dans la dernière ascension et apporte à son équipe sa première victoire de la saison[16]. Le lendemain, il annonce qu'il prolonge son contrat avec Omega Pharma-Lotto de deux ans[17]. Gilbert poursuit sa campagne ardennaise avec une 6e place sur la Flèche wallonne, à une dizaine de secondes du vainqueur Cadel Evans. Fort de ces bons résultats, le coureur belge est annoncé comme le principal favori de Liège-Bastogne-Liège en fin de semaine, une course qu'il avoue rêver de gagner. Il y termine quatrième comme lors de l'édition précédente, battu par Alejandro Valverde dans le sprint pour une place sur le podium. Ce dernier étant finalement suspendu[18], Gilbert récupère la troisième place. Il prend la tête du classement mondial[19]. Il perd sa place de leader à la suite de la victoire de Valverde lors du Tour de Romandie[20]. Après le déclassement de l'Espagnol[18], il récupère sa place de numéro 1, mais il la cède à Cadel Evans fin mai.

Son objectif suivant est le Tour de Suisse 2010. Pour cela, il se prépare sur le Tour de Belgique. Il remporte la première étape[21] et est longtemps à la lutte pour la victoire finale. Il termine finalement quatrième de son tour national[22]. Il rate son Tour de Suisse qu'il abandonne lors de la septième étape[23]. À la fin du mois, il termine une nouvelle fois deuxième du championnat de Belgique sur route, étant devancé cette fois-ci par Stijn Devolder qui s'impose en solitaire[24].

En préparation des championnats du monde, il remporte la troisième[25] et la dix-neuvième étape du Tour d'Espagne[26] et est durant cinq jours maillot rouge de l'épreuve. Favori des Mondiaux de Melbourne[27],[28], il avoue s'y préparer depuis plusieurs mois : « Je suis à 100 %. Je me suis préparé comme jamais. Depuis quatre mois, tout ce que je fais, je le fais en pensant aux Mondiaux[29]. ». Lors de la course, il attaque lors de la première montée du dernier tour et se retrouve seul en tête. Cependant, seul et face au vent, il ne résiste pas au peloton et est rattrapé à 3 kilomètres de l'arrivée. Il termine finalement dix-huitième[30].

À la suite du championnat du monde, il remporte pour la deuxième année consécutive le Tour du Piémont[31] et le Tour de Lombardie. Cette dernière classique se dispute dans le froid, la pluie et le brouillard[32]. Philippe Gilbert termine deuxième du classement mondial UCI[33].

Fin novembre, il annonce qu'il participera au Tour de France 2011[34]. Durant l'hiver 2010, Philippe Gilbert annonce ses principaux objectifs pour 2011 qui sont comme les années précédentes les classiques flandriennes et ardennaises.

2011 : n°1 mondial[modifier | modifier le code]

Philippe Gilbert lors de la 20e étape du Tour de France 2011

En début de saison, il remporte une étape du Tour de l'Algarve, le Monte Paschi Strade Bianche et une étape de Tirreno-Adriatico[35] puis se classe troisième de Milan-San Remo. En avril, il termine neuvième du Tour des Flandres. Dans sa préparation pour les classiques ardennaises, il gagne la Flèche brabançonne. Quatre jours après ce succès, il remporte pour la deuxième année consécutive l'Amstel Gold Race en devançant Joaquim Rodríguez de deux secondes au terme de la montée finale du Cauberg[36]. Trois jours plus tard, il gagne la Flèche wallonne au sommet du Mur de Huy, à nouveau devant Joaquim Rodríguez[37]. Le dimanche suivant, il remporte Liège-Bastogne-Liège en battant au sprint les frères Fränk et Andy Schleck. Il gagne ainsi les trois classiques ardennaises la même année, ce que seul l'Italien Davide Rebellin avait fait auparavant, en 2004. Fin mai, pour son retour à la compétition, il termine deuxième du prologue du Tour de Belgique derrière Lieuwe Westra puis il remporte le samedi l'étape-reine ainsi que le classement général[38]. Le 18 juin, il remporte la quatrième étape du Ster ZLM Toer devant Niki Terpstra et endosse le maillot jaune de leader. Il remporte l'épreuve le lendemain.

Le 26 juin, il devient, pour la première fois de sa carrière, champion de Belgique sur route en s'imposant en solitaire sur le circuit de Hooglede-Gits devant Gianni Meersman (FDJ) et Jelle Wallays (Topsport Vlaanderen-Mercator)[39].

Le 2 juillet, pour la première fois, il remporte la première étape du Tour de France au Mont des Alouettes et par la même occasion, il endosse le maillot jaune de leader du classement général ainsi que les maillots vert et à pois. Il perd le maillot jaune le lendemain, à l'issue d'un contre-la-montre par équipes. Le 6 juillet, il termine deuxième de la cinquième étape du Tour de France derrière Mark Cavendish et devant José Joaquín Rojas. Le 6 juillet, il termine septième de la sixième étape qui s'est achevée au sprint. Il conserve le maillot vert pour un point. Le 9 juillet, il termine deuxième de la huitième étape derrière Rui Alberto Faria da Costa. Il reprend le maillot vert à José Joaquín Rojas. Quelques jours plus tard, il perd le maillot vert au profit de Mark Cavendish

Le 30 juillet, peu après le Tour de France, Gilbert remporte la Classique de Saint-Sébastien, devant le vainqueur de l'édition 2009 Carlos Barredo, qui sera par la suite déclassé[n 1], et son ancien équipier Greg Van Avermaet. En août, il participe à l'Eneco Tour qu'il termine à la deuxième place après avoir remporté la quatrième étape. Le lendemain, il remporte le championnat de Belgique du contre-la-montre. Alors que son équipe fusionnera pour la saison 2012 avec Quick Step, il annonce qu'il rejoindra l'équipe américaine BMC Racing[41].

Le vendredi 9 septembre, il gagne la deuxième édition du Grand Prix cycliste de Québec en devançant Robert Gesink. Deux jours plus tard, il est troisième du Grand Prix cycliste de Montréal. Dans sa quête de victoires en 2011, trois jours après sa troisième place à Montréal, il remporte le Grand Prix de Wallonie en devançant Julien Simon (Saur-Sojasun) et Björn Leukemans (Vacansoleil-DCM) après 203,1 km de course. Huitième du Tour de Lombardie en octobre, il termine la saison à la première place du classement mondial.

Fin octobre, Philippe Gilbert se voit décerner le Vélo d'or 2011, récompensant sa saison[42].

Depuis 2012 chez BMC Racing[modifier | modifier le code]

2012, champion du monde sur route[modifier | modifier le code]

Philippe Gilbert au départ du prologue du Critérium du Dauphiné 2012

Philippe Gilbert commence sa saison début février par le Tour du Qatar, qu'il finit à la 22e place, pendant que son compatriote Tom Boonen remporte l'épreuve. Une semaine plus tard, il se présente sur le Tour du Haut-Var et prend la quinzième place au classement général. Le 25 février, il participe à sa première course de l'année sur le territoire belge, la classique flamande du Circuit Het Nieuwsblad. Il figure parmi les favoris mais déçoit en finissant 31e, victime d'une crevaison à un moment crucial de la course.

Le 3 mars, il a bien l'intention de défendre son titre acquis à la Montepaschi Strade Bianche en 2011 dans les rues de Sienne mais il termine la course à la 48e place, loin du vainqueur Fabian Cancellara. Des inquiétudes commencent alors à se faire sentir et la presse, tout comme ses supporters, s'interrogent sur son état de forme.

Quatre jours plus tard, il prend le départ de Tirreno-Adriatico pour « travailler [sa] condition »[43]. Il est cependant lâché dès le contre-la-montre par équipes du premier jour et abandonne à la veille de l'arrivée, malade et fiévreux, officiellement à la suite de maux de dents persistants l'ayant affaibli.

Le 17 mars, Milan-San Remo marque la première course des classiques printanières, qui se terminent le 21 avril par Liège-Bastogne-Liège. Lors de Milan-San Remo, Philippe Gilbert se montre à son avantage en tête de peloton. Il ne peut éviter une chute dans la descente de la Cipressa à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée, l'entraînant à son tour sur le bitume. Il parvient cependant à terminer la course en 87e position.

Le 23 mars, il est de retour en Belgique pour le Grand Prix E3, qu'il ne termine pas. Dans la foulée, il termine à la 39e position de Gand-Wevelgem.

Sa saison des classiques flamandes s'achève le 1er avril, avec le Tour des Flandres. Sur un nouveau parcours, il tente de dynamiter la course à 49 km de l'arrivée dans le Kruisberg mais est finalement repris et rallie l'arrivée à la 75e place.

Le début des classiques ardennaises marque son retour en forme. Il débute avec un douzième place à la Flèche brabançonne. Quatre jours plus tard, il se présente sur les routes du futur championnat du monde, à l'Amstel Gold Race, une course dont il est le double tenant du titre. Il prend ses responsabilités dans l'ultime ascension du Cauberg, afin de revenir sur Óscar Freire mais coince et termine sixième. Il confirme sa forme ascendante lors de la Flèche wallonne, au sommet du Mur de Huy, en décrochant son premier podium de la saison. Lors de Liège-Bastogne-Liège, il franchit la ligne d'arrivée en 15e position.

Après avoir pris part au Tour de France, Philippe Gilbert est sélectionné pour les Jeux Olympiques de Londres. Après avoir tenté sa chance en solitaire à quelques dizaines de kilomètres de l'arrivée, il est repris par un premier peloton au sein duquel il termine la course en 19e position.

Il finit par accrocher une victoire à son tableau de chasse lors du Tour d'Espagne, où il remporte la neuvième étape au sommet du Montjuïc, à Barcelone. Il s'échappe avec l'Espagnol Joaquim Rodríguez au sommet de la dernière bosse de la journée et bat ce dernier lors d'un sprint à deux[44]. Il se distingue une seconde fois au cours de cette Vuelta, comme en 2010, en remportant la 19e étape à La Lastrilla. Au terme d'un sprint en côte, il devance sur la ligne d'arrivée l'Espagnol Alejandro Valverde. Le 16 septembre, il prend la deuxième place du championnat du monde du contre-la-montre par équipes avec BMC, à 3 secondes des vainqueurs, Omega Pharma-Quick Step.

Le 23 septembre, Philippe Gilbert remporte la course en ligne des championnats du monde en devançant le Norvégien Edvald Boasson Hagen et l'Espagnol Alejandro Valverde de 4 secondes à la suite d'une échappée en solitaire lors de la montée de la dernière difficulté de la course : le Cauberg.

Lors de la dernière course de sa saison, le Tour de Lombardie, il est contraint à l'abandon à la suite d'une chute survenue à 70 km de l'arrivée, dans la descente du col de Sormano.

2013, une seule victoire[modifier | modifier le code]

En 2013, il reprend la compétition en Australie lors du Tour Down Under. Le 17 mars, comme l'année précédente, il aborde Milan-San Remo avec de l'ambition[45]. Au cours d'une course particulière, il tente sa chance dans la descente de la Cipressa mais se relève et finit la course à la 32e place, à 14 secondes du vainqueur Gerald Ciolek. Lors du Tour d'Espagne, il remporte la douzième étape à Tarragone, devançant Edvald Boasson Hagen au terme d'un sprint en légère côte. Ce sera sa seule victoire de la saison. Il réalise toutefois plusieurs places d'honneur comme lors de la Flèche brabançonne où il se présente à l'arrivée en compagnie du seul Peter Sagan qui le règle au sprint. Il termine septième et premier belge à Liège-Bastogne-Liège à 18 secondes du vainqueur Daniel Martin. Il obtient un podium pour le classement général ainsi que pour deux étapes (chaque fois troisième) du Tour de Belgique.

2014[modifier | modifier le code]

Le 16 avril, Philippe Gilbert remporte son premier succès de la saison en s'adjugeant la Flèche brabançonne où il devance au sprint l'Australien Michael Matthews et le Français Tony Gallopin[46].

Quatre jours plus tard, le jour de Pâques, il remporte sa troisième Amstel Gold Race en démarrant dans la dernière ascension du Cauberg et en terminant en solitaire devant son compatriote Jelle Vanendert, Simon Gerrans et Alejandro Valverde[47].

Au mois de juin, Philippe Gilbert remporte pour la troisième fois le Ster ZLM Toer, dont il gagne également deux étapes.

Palmarès, résultats et distinctions[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès amateur[modifier | modifier le code]

Palmarès professionnel[modifier | modifier le code]

En 2008 sur le podium du Het Volk.
Sur le podium du Tour de Belgique 2010

Principales classiques et championnats du monde[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente les résultats de Philippe Gilbert lors des classiques de l'ancienne Coupe du monde et de l'UCI World Tour (ex-ProTour), ainsi qu'aux championnats du monde.

Année Milan-
San Remo
Gand-Wevelgem Tour des Flandres Paris-Roubaix Amstel Gold Race Flèche wallonne Liège-
Bastogne-Liège
Classique de Saint-Sébastien Grand Prix cycliste de Québec Grand Prix cycliste de Montréal Paris-Tours Tour de Lombardie Championnats du monde
2004 14e - - - 34e 69e 40e - 12e - -
2005 6e - - - - - - 44e 25e - -
2006 32e 29e - - 69e 21e 38e - 13e - -
2007 21e 45e 25e 52e - 19e 16e 84e 27e - 8e
2008 3e 62e 15e - 29e - 92e Abandon Vainqueur - 15e
2009 23e - 3e - 4e 35e 4e - Vainqueur Vainqueur 6e
2010 9e 3e 3e - Vainqueur 6e 3e 43e - - 63e Vainqueur 18e
2011 3e 36e 9e - Vainqueur Vainqueur Vainqueur Vainqueur Vainqueur 3e 67e 8e 17e
2012 87e 39e 75e - 6e 3e 16e - - - - Abandon Vainqueur
2013 32e - - - 5e 15e 7e 27e - - - 20e 9e
2014 13e - - - Vainqueur 10e 8e

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Encouragements pour Philippe Gilbert dans La Redoute (Liège-Bastogne-Liège) à Remouchamps, localité dont il est originaire.

Tour de France[modifier | modifier le code]

7 participations

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

3 participations

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

6 participations

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2004, le classement UCI concerne tous les coureurs ayant obtenu des points lors de courses du calendrier international de l'Union cycliste internationale (324 courses en 2004). En 2005, l'UCI ProTour et les circuits continentaux sont créés, ayant chacun leur classement. De 2005 à 2008, le classement de l'UCI ProTour classe les coureurs membres d'équipes ProTour en fonction des points qu'ils ont obtenus lors des courses du calendrier UCI ProTour, soit 28 courses en 2005, 27 en 2006, 26 en 2007. En 2008, le calendrier du ProTour est réduit à 15 courses en raison du conflit entre l'UCI et les organisateurs de plusieurs courses majeures. Les trois grands tours, Paris-Roubaix, la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie, Tirreno-Adriatico et Paris-Nice ne sont donc pas pris en compte dans le classement ProTour 2008. En 2009 et 2010, un « classement mondial UCI » remplace le classement ProTour. Il prend en compte les points inscrits lors des courses ProTour et des courses qui n'en font plus partie, regroupées dans un « calendrier historique », soit au total 24 courses en 2009 et 26 en 2010. Ce nouveau classement prend en compte les coureurs des équipes continentales professionnelles. En 2011, l'UCI ProTour devient l'UCI World Tour et reprend dans son calendrier les courses qui l'avaient quitté en 2008. Il comprend 27 courses en 2011.

Il obtient son meilleur classement en 2011 : il termine la saison à la première place, devant Cadel Evans et Joaquim Rodríguez[48].

Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Classement UCI[49] 1661e 1511e 242e 48e
Classement ProTour[50] 98e 67e NC 125e
Classement mondial UCI[51] 9e 2e[33]
UCI World Tour[52] 1er[48] 46e[53] 54e[54]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Carlos Barredo, initialement deuxième de la Classique de Saint-Sébastien 2011, a été déclassé en juillet 2014 par l'UCI[40].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Philippe Gilbert », sur bmcracingteam.com (consulté le 22 juillet 2013)
  2. « 12.10.2001 : Rankings / Classements - U23 - Men / Hommes », sur uci.ch (consulté le 1er juillet 2011)
  3. « Biographie », sur philippegilbert.com (consulté le 3 juillet 2011)
  4. (en) « Zabel's farewell present to T-Mobile », sur cyclingnews.com,‎ 9 octobre 2005 (consulté le 21 décembre 2008)
  5. « Gilbert se voit déjà à Sanremo », La Dernière Heure/Les Sports, 1er février 2008.
  6. « La belle et folle semaine de Gilbert », La Dernière Heure/Les Sports, 15 février 2008.
  7. Gilbert : « Avec ma forme... », La Dernière Heure/Les Sports, 23 février 2008.
  8. « Rebellin remporte le Tour du Haut-Var », La Dernière Heure/Les Sports, 24 février 2008.
  9. « L'arme secrète de Gilbert », La Dernière Heure/Les Sports, 28 février 2008.
  10. « Gilbert triomphe au Circuit Het Volk », La Dernière Heure/Les Sports, 2 mars 2008.
  11. « Philippe Gilbert renonce aux JO », Le Soir, 27 mai 2008
  12. « Avec Gilbert, Silence veut faire du bruit », Le Soir, 5 juin 2008
  13. « Gilbert le cannibale », sur www.lequipe.fr (consulté le 17 octobre 2009)
  14. « Le Mérite Sportif 2009 à Philippe Gilbert », Belga,‎ 2009 (consulté le 19 novembre 2009)
  15. « Philippe Gilbert sportif de l'année 2009 », Velowallon,‎ 2009 (consulté le 20 décembre 2009)
  16. « Gilbert paie sa tournée », Eurosport,‎ 2010 (consulté le 18 avril 2010)
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  18. a et b Communiqué de presse - Décision du TAS sur le cas d’Alejandro Valverde : réaction de l’UCI
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