Philippe Djian

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Philippe Djian

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Philippe Djian en 2009

Activités Écrivain, parolier, traducteur
Naissance 3 juin 1949 (1949-06-03) (63 ans)
Paris
Langue d'écriture français
Genres Roman, théâtre, nouvelles

Œuvres principales

  • 37°2 le matin (1985)
  • Maudit manège (1986)
  • « Oh... » (2012)

Philippe Djian est un romancier et nouvelliste français né le 3 juin 1949 à Paris. Il est parfois présenté comme un héritier de la Beat generation en France[1],[2]. Il est notamment l'auteur de 37°2 le matin.

Sommaire

Biographie [modifier]

Pendant une enfance paisible dans une famille de la petite bourgeoisie arménienne du 10e arrondissement parisien, et alors qu'il s'ennuie à l'école[réf. nécessaire], un camarade de classe le pousse à l'écriture, d'abord sous forme de carnets. Il est diplômé de l'École supérieure de journalisme de Paris. Il part ensuite pour l'Amérique du Sud réaliser un reportage qu'il réussira plus tard à vendre à l'hebdomadaire L’Humanité Dimanche. Ses premières lectures lui forgent une certaine idée de l'importance du style : Mort à Crédit de Céline, Lumière d'août de Faulkner, L'Attrape-Cœurs de Salinger[réf. nécessaire]. Sa préférence va à la littérature américaine.

Il sera docker, magasinier chez Gallimard, vendeur, interviewer de Lucette Destouches, la veuve de Céline, pour Le Magazine littéraire[réf. nécessaire]. C'est la nuit, dans une petite guérite d'autoroute, qu'il rédige son premier recueil de nouvelles, 50 contre 1. Le succès n'est pas immédiat, mais les romans qui suivent apportent un souffle nouveau[réf. nécessaire]. Il y parle de cigarettes, d'amour, de cuites mélancoliques, de casseroles dans l'évier : du quotidien. L'adaptation au cinéma de 37°2 le matin lui apportera la popularité.

Antoine de Caunes lui présente plus tard Stephan Eicher, avec lequel Djian noue une profonde amitié. Il devient son parolier, au moins pour ses chansons en français (Déjeuner en paix, Pas d'ami comme toi, Tu ne me dois rien,...). Il écrit les paroles de Ne reviens pas pour Johnny Hallyday en 2002, sur la musique de S. Eicher.

Il déménage souvent - de Boston à Florence - et il est aujourd'hui installé à Biarritz, d'où il rédige un roman tous les 18 mois en moyenne. Doggy Bag, dont le premier opus Saison 1 est sorti en 2005, entame une série littéraire en 6 saisons (6 livres) inspirée des séries télévisées américaines.

Il obtient le prix Interallié 2012 pour son livre « Oh... ».

Citations [modifier]

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in Zone Érogène, 1984 :

« Ça fait du bien de temps en temps de voir qu'on n'est pas tout seul sur le chemin, ça élargit la route pendant un petit moment, c'est quand même mieux que rien. »

in 37°2 le matin, 1985 :

« Se fixer des buts dans la vie, c'est s'entortiller dans des chaînes. »

in Assassins, 1994 :

« La vaniteuse idée que j'avais pu avoir de moi s'était effilochée avec le temps et je ne la portais plus comme un étendard. Aucun nouvel accroc ne méritait que je déclare la guerre à qui que ce soit. il fallait se réserver pour les attaques vraiment sérieuses. Car celui qui mène mille petits combats ne peut jamais lever son sabre assez haut et meurt d'épuisement. »

« Si on ne peut pas avoir le cœur de quelqu'un, faut-il pour autant renoncer au reste ? »

Œuvres [modifier]

Romans [modifier]

  • Bleu comme l'enfer, Bernard Barrault, 1983 (adapté au cinéma en 1986 par Yves Boisset).
  • Zone érogène, Bernard Barrault, 1984
  • 37°2 le matin, Bernard Barrault, 1985 (adapté au cinéma en 1986 par Jean-Jacques Beineix).
  • Maudit Manège, Bernard Barrault, 1986
  • Échine, Bernard Barrault, 1988
  • Lent dehors, Bernard Barrault, 1991
  • Sotos, Gallimard, 1993
  • Assassins, Gallimard, 1994
  • Criminels, Gallimard, 1997
  • Sainte Bob, Gallimard, 1998
  • Vers chez les blancs, Gallimard, 2000
  • Ardoise, Julliard, 2002
  • Ça, c'est un baiser, Gallimard, 2002
  • Frictions, Gallimard, 2003
  • Impuretés, Gallimard, 2005
  • Doggy Bag
    • saison 1, Julliard, octobre 2005
    • saison 2, Julliard, mars 2006
    • saison 3, Julliard, octobre 2006
    • saison 4, Julliard, avril 2007
    • saison 5, Julliard, novembre 2007
    • saison 6, Julliard, mai 2008
  • Impardonnables, Gallimard, 2009 (Prix Jean Freustié 2009[3]) (adapté au cinéma en 2011 par André Téchiné).
  • Incidences, Gallimard, 2010
  • Vengeances Gallimard, juin 2011
  • « Oh... », Gallimard, 2012 Prix Interallié 2012

Théâtre [modifier]

  • Lui, L'Arche/Scène ouverte, 2008
  • Lui, Gallimard/Futuropolis, 2010 (mise en bande dessinée par Jean-Philippe Peyraud)

Nouvelles [modifier]

  • 50 contre 1, Bernard Barrault, 1981
  • Crocodiles, Bernard Barrault, 1989
  • Lorsque Lou, Gallimard/Futuropolis, 1992, illustrations de Miles Hyman
    (paru durant l'été 1992 dans le Nouvel Observateur sous le titre Sarah et les ours, réédité en 2008)
  • Contes de Noël, Méréal, 1996
  • Il dit que c'est difficile, Flohic (1er novembre 1998)
  • Mise en bouche, Gallimard/Folio, 2008 (originalement supplément du magazine Inrockuptibles, 2003)
  • Mise en bouche, Gallimard/Futuropolis, 2008 (mise en bande dessinée par Jean-Philippe Peyraud)

Traductions [modifier]

  • La Campagne de Martin Crimp, L'Arche, 2002
  • Tendre et Cruel de Martin Crimp, L'Arche, 2004
  • Le Gardien de Harold Pinter, Gallimard, Du monde entier, 2006
  • Into the Little Hill, de Martin Crimp, L'Arche, 2006
  • La Ville, de Martin Crimp, L'Arche, 2008
  • Le Retour, de Harold Pinter, Gallimard, Du monde entier, 2012

Entretiens [modifier]

Cinéma [modifier]

Adaptations de ses romans [modifier]

Scénariste [modifier]

Sources [modifier]

  1. Entretien à Télérama, 22 juin 2008
  2. « Transfert du roman français contemporain. Jean Echenoz, Philippe Djian et Sylvie Germain en Allemagne (1986-2004) », Thèse de Mirjam Tautz
  3. Prix Jean Freustié. Consulté le 05/06/2009

Liens externes [modifier]