Philippe Decouflé

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Philippe Decouflé

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Philippe Decouflé en 2012 au festival du cinéma américain de Deauville.

Naissance 22 octobre 1961 (53 ans)
Neuilly-sur-Seine
Activité principale Chorégraphe, danseur
Style Danse contemporaine
Lieux d'activité Saint-Denis, Paris
Années d'activité Debut des années 1980
Formation Centre national de danse contemporaine d'Angers
Enseignement Annie Fratellini, Alwin Nikolais, Merce Cunningham
Récompenses Concours de Bagnolet 1983 Prix du ministère de la Culture 1983
Site internet www.cie-dca.com

Œuvres principales

Codex
Cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques d'Albertville
Decodex
Shazam !
IIris

Philippe Decouflé, né le 22 octobre 1961 à Neuilly-sur-Seine[1], est un danseur et chorégraphe français de danse contemporaine. Chorégraphe populaire, devenu célèbre grâce à la mise en scène des cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques d'Albertville en 1992, il a constitué une compagnie de danse éclectique et inventive, rencontrant un grand succès auprès du public depuis les années 1990[2]. Fortement influencé par le travail d'Alwin Nikolais, Decouflé créée des « spectacles totaux », qui incluent souvent, outre l'aspect chorégraphique, un travail important plastique (costumes, lumières, etc.) ainsi que le recours à la vidéo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'André-Clément Decouflé, Philippe Decouflé est formé à de nombreuses disciplines comme le mime avec Isaac Alvarez et le cirque avec Annie Fratellini[3]. Il travaille ensuite avec Merce Cunningham et Alwin Nikolais, notamment au Centre national de danse contemporaine d'Angers après avoir été recalé à l'audition d'entrée à l'École Mudra de Béjart[4].

De retour en France, il crée sa propre compagnie en 1983, à Bagnolet : la compagnie DCA (Diversité, Camaraderie, Agilité), et gagne la même année le premier prix de chorégraphie du concours de Bagnolet et le Prix du ministère de la Culture. Il a réalisé des clips, notamment pour le groupe New Order, ainsi que de nombreuses publicités marquantes des années 1980 dont la fameuse publicité pour Polaroïd, qui a obtenu un Lion d'argent à Cannes en 1989. L'aspect visuel, décalé et même ludique, voire burlesque de sa danse, est un élément important de son style, il apporte à ses chorégraphies un côté humain, artisanal, poétique.

En 1989, il est choisi pour organiser plusieurs spectacles, dont La Danse des sabots, lors du défilé du bicentenaire de la Révolution française à Paris mis en scène par Jean Paul Goude. Fort de ce succès, Philippe Decouflé crée en 1992 la mise en scène très remarquée des festivités d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques d'Albertville avec le costumier Philippe Guillotel, qui lui donnera une renommée internationale. En 1993, la compagnie DCA s'installe à la Chaufferie à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans une ancienne usine réhabilitée à cet effet, et qui depuis est son lieu de résidence, et parfois de représentations. En 1993, son court métrage, le P'tit Bal, rencontre un grand succès critique. Il a créé ensuite une série de pièces qui ont rencontré un très grand succès, en France et à l'étranger : Petites Pièces Montées (1993), Decodex (1995), Shazam (1997), puis une nouvelle version de Triton, Triton 2ter (1998), Iris (2003), Solo (2003), Sombrero (2006) etc.

En 2006, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, il met en scène un défilé de mode à La Villette, appelé L'Autre Défilé. Les vêtements exposés sont des costumes de scène de la Comédie-Française et de l'Opéra de Paris. Il fut également chargé, en 2005, d'une partie des cérémonies d'ouverture de la Coupe du monde de football 2006 en Allemagne[5],[2], avant que le projet ne soit abandonné, notamment pour des raisons budgétaires. Cependant, l'année suivante, Decouflé se voit confier l'organisation des festivités de l'ouverture de la Coupe du monde de rugby 2007 avec notamment une parade à Paris appelée La Mêlée des mondes, regroupant un millier de volontaires habitant la Seine-Saint-Denis[2].

Philippe Decouflé a signé la revue Désirs présentée au Crazy Horse à Paris, depuis septembre 2009, en revisitant les codes du strip-tease et du spectacle érotique notamment en y incorporant ses travaux sur la vidéo[6]. Depuis 2010, il est artiste associé au Théâtre national de Bretagne où il a créé Octopus (2010) puis Panorama (2012), un spectacle florilège de sa carrière de chorégraphe. En 2011, il crée Iris (sans lien avec le spectacle Iris qu'il avait créé au Japon en 2003) pour le Cirque du Soleil, spectacle permanent sur le thème du cinéma joué au Kodak Theater de Los Angeles. En 2012, il présente Opticon, une exposition d'installations interactives autour du thème de l'optique, à mi-chemin entre l'art contemporain et l'entresort forain, à la Grande Halle de la Villette à Paris.

Filiation et caractéristiques artistiques[modifier | modifier le code]

L'influence théorique de Merce Cunningham sur le travail de Philippe Découflé, comme sur celui de très nombreux chorégraphes contemporains, réside dans l'idée que tout mouvement a une valeur égale. Cependant, c'est principalement en ayant travaillé auprès d'Alwin Nikolais qu'il trouve ses sources d'inspiration, notamment dans l'utilisation de différentes techniques multimédias ou la volonté de créer des spectacles totaux mettant sur le même plan danse, scénographie, techniques et musiques[7],[8]. L'aspect technique de sa danse est marqué par l'enseignement de Peter Goss. L'univers circassien de certains de ses spectacles trouve ses origines dans sa formation auprès d'Annie Fratellini et de la parenté revendiquée par Decouflé avec le travail du mime Isaac Alvarez[7].

Enfin, il est à noter une grande influence du travail de Régine Chopinot, notamment de la pièce Rossignol (1985) créée à Angers[9], dans la « réinvention » du corps des interprètes passant par des prolongations (costumes allongeant les membres, la tête, etc.) du corps des danseurs, ou une contrainte (immobilisation d'une partie du corps, utilisation de prothèses, d'élastiques pour conquérir la troisième dimension...) qui obligent les interprètes à modifier leurs mouvements et attitudes. La collaboration avec le costumier Philippe Guillotel et le scénographe Jean Rabasse qui crée les objets et machines insolites et ludiques des spectacles de Decouflé n'est pas sans rappeler celle de Chopinot avec Jean Paul Gaultier durant dix ans.

Principales chorégraphies et spectacles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Fifty Contemporary Choreographers, Martha Bremser, Lorna Sanders, éd. Taylor & Francis, 2011, (ISBN 9781136828324), p. 138.
  2. a, b et c Decouflé va faire swinguer le rugby par Rosita Boisseau dans Le Monde du 31 août 2007.
  3. Philippe Decouflé, par Rosita Boisseau, éditions Textuel, Paris, 2003, p. 153.
  4. Maurice Béjart sous le regard de ses pairs par Rosita Boisseau dans Le Monde du 26 mai 2005.
  5. « Decouflé, chorégraphe du gala FIFA » dans La Lettre de l'économie du sport no 776 du 30 novembre 2005.
  6. « Decouflé déshabille joliment les filles du Crazy Horse » dans Le Monde du 26 septembre 2009.
  7. a et b Panorama de la danse contemporaine. 90 chorégraphes, par Rosita Boisseau, Éditions Textuel, Paris, 2006, p. 153-154.
  8. Le siècle d'Alwin Nikolais, la danse dans tous ses états dans Le Monde du 7 mai 2011.
  9. Rossignol de Régine Chopinot sur numeridanse.tv de la Maison de la danse de Lyon.
  10. Interprété par Philippe Decouflé et Pascale Houbin.
  11. voir la vidéo sur Dailymotion
  12. La fiche du spectacle sur le site de la Compagnie DCA. (lu le 04/10/14)
  13. voir un extrait vidéo sur TV5
  14. Présentation du spectacle sur le site du festival
  15. Le charme tentaculaire de Decouflé par Rosita Boisseau dans Le Monde du 13 octobre 2010.
  16. Le grand cirque de Decouflé, Le Point, le 15 juin 2012
  17. La fiche du spectacle sur le site de la Compagnie DCA. (lu le 04/10/14)
  18. "Contact", la dernière folie Decouflé flirte avec la comédie musicale par Linda Belhaoues dans Culturebox sur Francetvinfo le 1er octobre 2014.
  19. La fiche du spectacle sur le site de la Compagnie DCA. (lu le 04/10/14)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]