Philipp Spitta

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Philipp Spitta

Julius August Philipp Spitta (né le 27 décembre 1841 à Wechold près de Hoya, et mort le 13 avril 1894 à Berlin) est un musicographe et musicologue allemand surtout connu pour sa biographie de Johann Sebastian Bach, parue en 1873 et fruit de longues recherches.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était fils du théologien protestant et écrivain Philipp Spitta (18011859), et de son épouse Johanna Maria Hotzen. Philipp Spitta père avait composé un recueil d'hymnes intitulé Psalter und Harfe (Psautier et harpe).

Il fut tout d'abord instruit par des précepteurs et apprit le piano, l'orgue et la composition. En 1856 il entra au collège à Hanovre, deux ans plus tard au lycée à Celle où il obtint le baccalauréat en 1860. Le 20 avril de cette année, suivant le désir de ses parents, il s'inscrivit en théologie à l'Université de Göttingen, mais, dès le premier semestre, suivit uniquement l'enseignement magistral de la faculté de philosophie. Dès 1861 il s'inscrivit officiellement en philologie classique et soutint sa thèse de doctorat en 1864[1].

Dès le début de son séjour à Göttingen, il se fit des relations qui allaient le faire participer à la vie musicale locale. Parmi ses premières connaissances figurait Julius Otto Grimm, qui lui fit connaître Hermann Sauppe, et le gynécologue Eduard von Siebold dont la fille Agathe connaissait bien Johannes Brahms. Grâce à son activité et à ses connaissances en matière de musique, il obtint bientôt une considération certaine et devint en septembre 1861 membre et dirigeant des Blaue Sänger - la chorale des étudiants de l'Université au sein du Sondershäuser Verband avec lesquels il obtint des succès remarqués.

Après la parution de sa biographie de Johann Sebastien Bach, il fut nommé en 1875 professeur d'histoire de la musique à l'Université de Berlin. En 1877, Brahms lui dédia ses deux motets a cappella opus 74[1].

Il mourut à Berlin, âgé de 52 ans, le 13 avril 1894. Il fut inhumé dans un mausolée au cimetière évangélique dit Neuer Zwölf-Apostel-Kirchhof (nouveau cimetière des Douze Apôtres) situé 5, Werdauer Weg dans le quartier de Tempelhof-Schöneberg.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Ein Lebensbild Robert Schumanns, Leipzig, 1862
  • Johann Sebastian Bach, Leipzig, 1873–1880, 1962
  • Zur Musik, Berlin, 1892
  • Musikgeschichtliche Aufsätze, Berlin, 1894

Éditions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Honegger 1970, p. 1057 op. cit.