Philipp Etter

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Philipp Etter
Photo officielle de Philipp Etter
Photo officielle de Philipp Etter
Fonctions
55 e conseiller fédéral
Élection
Prédécesseur Jean-Marie Musy
Successeur Jean Bourgknecht
Chef du Département de l'Intérieur
Prédécesseur Albert Meyer
Successeur Hans Peter Tschudi
Conseiller aux États
Législature 28e (1928-1931)
29e (1931-1935)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Menzingen
Origine Canton de Zoug
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Berne
Parti politique Parti conservateur populaire
Diplômé de Université de Zürich
Profession Avocat

Philipp Etter
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Philipp Etter, né le à Menzingen, décédé le à Berne, était un homme politique suisse. Membre du Parti conservateur populaire, il est conseiller fédéral de 1934 à 1959.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Philipp Etter est né le à Menzingen. Il étudia à l'école cantonale de Zoug puis au couvent d'Einsiedeln. En 1917 il achève sa licence de droit à l'Université de Zürich. Il est docteur ès sciences politiques et sociales, honoris causa. En 1912 il devient rédacteur en chef des Zuger Nachrichten. En 1918 il épouse Maria Hegglin (1893-1972) qui lui donnera dix enfants.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Membre du Parti conservateur populaire, il commença sa carrière politique à l'âge de 26 ans, en étant élu Juge d'Instruction par le Conseil d'État Zougois. En 1918, il est élu au Grand Conseil du canton de Zoug puis en 1922 il est élu conseiller d'État responsable du département de l'Instruction et Militaire. En 1930 il est élu au Conseil des États où il siègera de 1930 à 1934.

Ministre de l'intérieur[modifier | modifier le code]

Philipp Etter est élu au Conseil fédéral le dès le premier tour avec 115 voix, il succède à Albert Meyer à la tête du Département de l'Intérieur le . Durant la première partie de son mandat, il se consacre principalement à la défense nationale spirituelle, symbolisée par la création de la fondation Pro Helvetia, la reconnaissance du Romanche comme quatrième langue nationale en votation populaire le et l’Exposition nationale de 1939. Il est élu vice-président pour l'année 1938 et Président de la Confédération pour l'année 1939.

La deuxième partie de son mandat a lieu pendant la Seconde Guerre mondiale, il adopte face au IIIème Reich une attitude prudente et rejoignit les idées du Conseiller Fédérale Pilet-Golaz. En 1942, alors qu'il est Président de la Confédération, il refusa de dénoncer publiquement l'extermination des juifs en Allemagne, car selon lui la Croix Rouge suisse aurait pu encourir quelques dangers.

La troisième partie de son mandat représente la réorganisation économique et sociale d'après-guerre. L'extension de l'École Polytechnique Fédérale, la création du Fonds national suisse de recherche scientifique, l'extension du réseau des routes nationales (Autoroutes). En 1954 l'Office fédéral des assurances sociales fut rattachée au département de l’Intérieur. Sous la direction du Conseiller Fédéral, l'AVS fut étendue et l'Assurance Invalidité (AI) fut créée. Il est président de la Confédération en 1947 et 1953, en 1957 il s'est également vu offrir la fonction mais la refusa en annonçant son retrait prochain. Sa longue présence au sein du Conseil Fédéral, 25 ans, lui vaut de se voir décerner par le carnaval de Bâle le surnom d’Éternel.

Décès[modifier | modifier le code]

Après son retrait du Conseil fédéral, il continua à résider à Berne, il décède le des suites d'une brève maladie.

Liens externes[modifier | modifier le code]