Philip Stephens

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Philip Stephens (), 1er baronnet de Horsford (Norfolk), fut Premier secrétaire de l'Amirauté vers la fin du XVIIIe siècle puis Lord commissaire de l'Amirauté entre 1795 et 1806. Il fut également un ami du capitaine James Cook et l'île Caroline fut nommée en l'honneur de sa fille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philip Stephens est issu d'une famille originaire depuis plusieurs générations d'Eastington dans le Gloucestershire[1]. Il est le plus jeune fils de Nathaniel Stephens, recteur d'Alphamstone dans l'Essex, c'est d'ailleurs ici qu'il naît. Il fait ses études à l'école gratuite d'Harwich[2]. À un âge précoce, il obtient une nomination au poste de secrétaire du bureau de ravitaillement maritime, comme son frère aîné, Tyringham Stephens, l'avait fait auparavant[1].

De retour d'un voyage autour du monde, le contre-amiral George Anson (plus tard Lord Anson) remarque le jeune secrétaire et lui procure un poste à l'Amirauté. Stephens sert alors Anson sous le poste de secrétaire adjoint de l'Amirauté. En 1763, il devient secrétaire et continue pendant plus de trente ans à gravir les échelons. Il est élu membre de la Royal Society le , et de 1768 à 1806 il représente Sandwich à la Chambre des communes[1].

En 1795, il demande la permission de démissionner de son poste à l'Amirauté. Le 17 mars, il obtient le titre de baronnet et est nommé seigneur de l'Amirauté. Par une recommandation spéciale, le , Stephens, âgé de 81 ans, obtient une pension de 1 600 £[3], dont il profitera jusqu'à sa mort le . Il est enterré dans l'église de Fulham[1].

Son seul fils, le capitaine Thomas Stephens, est tué dans un duel à Margate en 1790, et son neveu, le colonel Howe Stephens, qui fut inclus dans le titre de baronnet, décéda avant le fils. Le titre de baronnet disparut ainsi. Un frère aîné, Nathaniel Stephens, meurt en tant que capitaine en 1747, et deux neveux, aussi capitaines de la marine, William et Tyringham Howe, décédent respectivement en 1760 et 1783 respectivement[1]. La fille unique et illégitime de sir Philip, Caroline Elizabeth, épouse Thomas Jones, 6e vicomte Ranelagh en 1804, mais mourut en couches l'année suivante[4]. Elle est inhumé dans le caveau même dans l'église de Fulham[5]. En l'absence de descendants vivants, sir Philip légua la totalité de sa succession au vicomte Ranelagh.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e John Knox Laughton, Philip Stephens, Sidney Lee, ed. (1898), Dictionary of National Biography, vol. 54, p. 186.
  2. Gentleman's Magazine 1810, i. 128
  3. Orders in Council, vol. lxvi.
  4. Darry Lundy, Caroline Elizabeth Stephens, The Peerage.com. Consulté le 3 novembre 2009.
  5. Historical Sculptures Search, Hammersmith and Fulham Council. Consulté le 3 novembre 2009.