Phil Goff

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Phil Goff, au Brésil, le 1er mars 2004.

Phil Goff (né le 22 juin 1953 à Auckland, Nouvelle-Zélande), est un homme politique néo-zélandais. Il est député du parlement néo-zélandais pour la circonscription de Mount Roskill. De 1999 à 2008, il occupa plusieurs postes de ministre du gouvernement travailliste sous Helen Clark, notamment ceux de Ministre de la Défense et Ministre des Affaires Étrangères. Il fut chef officiel de l'opposition face au gouvernement de John Key de 2008 à 2011.

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Phil Goff naît et grandit à Auckland, au sein d'un milieu relativement modeste. Son père voulait de lui qu'il devienne un travailleur dès la sortie du lycée, mais Phil Goff entra à l'université contre l'avis de ses parents. Cette décision le força à quitter le domicile familial à l'âge de seize ans. Pour payer ses études universitaires, il devint salarié dans un abattoir et homme de ménage. Il est marié à Mary Ellen Goff avec qui il a eu trois enfants.

Études[modifier | modifier le code]

Phil Goff est titulaire d'une maîtrise de sciences politiques à l'Université d'Auckland, l'une des plus prestigieuses du pays.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Membre du Parlement[modifier | modifier le code]

Phil Goff rejoint le Labour, ou Parti travailliste, en 1969, à l'âge de seize ans, la même année où il quitte le domicile familial. Il occupa des postes administratifs au sein du parti. Aux élections générales de 1981, il est élu membre du parlement néo-zélandais dans la circonscription de Roskill. Phil Goff fut battu dans sa circonscription par un politicien du National, Gilbert Myles. En 1993, il redevint député pour sa circonscription originelle. Helen Clark, alors nouvelle chef du Labour, le nomma porte-parole du parti pour la Justice. En 1996, le Labour fut divisé entre ceux qui voulaient que Helen Clark démissionne de son poste de chef et ses défenseurs. Phil Goff fit partie de ces premiers. Helen Clark resta à la tête du parti mais ne renvoya pas Phil Goff. Il conserva son siège aux élections de 1996 en refusant de s'inscrire dans la liste travailliste de la circonscription de Roskill. De 1996 à 1999, il est membre du parlement pour la circonscription de New Lynn, reprenant dès 1999 son siège pour la circonscription de Roskill.

Membre du Cabinet (1984-1990)[modifier | modifier le code]

Trois années plus tard, quand le gouvernement néo-zélandais gagna les élections générales de 1984, il fut nommé Ministre du Logement et Ministre de l'Emploi et devint le membre le plus jeune du Cabinet. Après les élections de 1987, il fut de nouveau nommé Ministre du Logement et devint aussi Ministre de la Jeunesse et Ministre du Tourisme. Plus tard, après une modification de la constitution du cabinet, il devint Ministre de l'Éducation.

Membre du Cabinet (1999-2008)[modifier | modifier le code]

En tant que Ministre de la Justice, Goff renforça les sanctions contre la pornographie enfantine et la pédophilie. Il participa, en tant que Ministre du Commerce, à la signature de l'accord de libre échange entre la Chine et la Nouvelle-Zélande.

Chef de l'opposition[modifier | modifier le code]

Le Parti Travailliste perd les élections générales de 2008, au profit de John Key, chef du National. À la suite de cette défaite, Helen Clark annonça sa démission du poste de chef du Labour. Phil Goff prit la relève. En tant que chef de l'opposition, il s'oppose à la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée de 12,5 à 15 %, en prenant la défense des classes défavorisées. Il proposa l'exemption de cette taxe pour les légumes et fruits frais, suggestion rejetée par le Premier ministre John Key, la pensant trop bureaucratique. En février 2010, il s'oppose à l'ouverture de parcs nationaux, très nombreux en Nouvelle-Zélande, à l'exploitation minière.

Élections générales de 2011[modifier | modifier le code]

Le 26 Novembre 2011, le Labour obtient des résultats très faibles aux élections générales. John Key obtient un second mandat de premier ministre. Phil Goff déclara "it wasn't our time" (ce n'était pas notre heure). Trois jours plus tard, il annonce sa démission du poste de chef du parti.

Positions prises sur à la libéralisation économique du pays[modifier | modifier le code]

Dans les années 80, la Nouvelle-Zélande fut marquée par de grandes réformes économiques. Les gouvernements travaillistes libéralisèrent l'économie et privatisèrent bon nombre d'entreprises, allant à l'encontre de leur principes. Ces modifications profondes dans un système économique connu pour son protectionnisme créèrent de grands débats au sein du pays. Phil Goff se positionna en faveur de Roger Douglas, alors Ministre des Finances, et donc en faveur de la libéralisation. Phil Goff déclara à ce sujet que "the main problem had been in communication, not policy" "le problème résidait dans la communication, pas dans la politique".

Source[modifier | modifier le code]