Phase IV

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Phase IV

Titre original Phase IV
Réalisation Saul Bass
Scénario Mayo Simon (Scénario original)
Barry N. Malzberg (novélisation)
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Sortie 1975
Durée 84 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Phase IV est un film réalisé en 1974 par le designer graphique Saul Bass sur un scénario original de Mayo Simon.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ernest D. Hubbs, scientifique issu d'une grande université, découvre que le cosmos influence certaines espèces de fourmis, en Arizona Celles-ci s'unissent, éliminent leurs prédateurs et construisent des structures inhabituelles. Elles semblent douées d'intelligence et de stratégie. Hubbs s'associe avec son collègue James Lesko pour en faire une étude plus poussée. Ils font évacuer la région, construisent un laboratoire de pointe et commencent à étudier le comportement des fourmis. Le lendemain de l'installation du laboratoire, celles-ci l'attaquent, mais Lesko diffuse un poison jaune qui tue toutes les assaillantes. Quand Lesko et Hubbs sortent, ils découvrent Kendra, une habitante de la région qui n'avait pas été évacuée. Dans l'impossibilité de le faire, puisque coupés du monde, ils la recueillent.

Le film montre ensuite un fragment de poison transporté d'une fourmi à l'autre : toutes celles qui y touchent meurent, mais il parvient finalement à la reine, qui l'absorbe et se met simplement à pondre des œufs jaunes, d'où naissent des fourmis résistantes au poison. Les insectes continuent à assiéger le laboratoire. Puis l'une d'elle détruit le climatiseur. La chaleur coupe les ordinateurs, qui ne fonctionnent alors plus que la nuit, quand la température baisse. Or, ces ordinateurs servent à Hubbs à décoder le langage des fourmis, dans l'espoir de communiquer avec elles. Puis les fourmis envoient un message aux scientifiques. Encore ignorants de ses subtilités, ils le décodent mal et Kendra croit que c'est elle que les fourmis veulent, selon la première interprétation de leur message. Elle quitte alors le laboratoire, se rendant à elles. Hubbs sort à son tour, avec l'intention de tuer la reine, mais les fourmis lui tendent un piège et le tuent. Lesko tente à son tour d'atteindre le centre de la colonie pour la détruire : il y retrouve Kendra vivante et finit par comprendre que les fourmis souhaitent qu'ils se joignent à elles dans l'intention de dominer la Terre[réf. nécessaire].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

Contrairement à ce qu'on pourrait en penser en voyant l'affiche officielle (une main implorante dont la paume est transpercée par une fourmi surmontée d'un message apocalyptique trompeur), ce film peut difficilement être qualifié de simple film catastrophe. Le rythme lent et les effets visuels innovants en font une œuvre atypique, parfois rapprochée du 2001 de Stanley Kubrick ou du Solaris d'Andreï Tarkovski.

L'action se passe en Arizona, entre deux savants enfermés dans un laboratoire, véritable cellule de travail autonome, abondamment équipé en ordinateurs et armée de trois insecticides différents. Ils essayent de comprendre par quels mécanismes les fourmis communiquent, s'en prennent à toutes les espèces vivantes et construisent d'énigmatiques architectures. Dans un premier temps, ils découvrent que les fourmis savent faire deux choses depuis leur évolution : organiser des plans complexes (par exemple créer une chaîne vivante qui provoquera un court-circuit, ce qui les tuera, mais neutralisera aussi un appareil) et analyser un insecticide pour créer une variété mutante qui lui résiste. Dans un deuxième temps, les chercheurs cherchent à communiquer avec elles.

L'essentiel, dans ce film, ne réside pas dans quelques rares scènes d'action. En revanche, ce film met l'accent sur la façon dont deux hommes instruits, équilibrés et rationnels font face à un phénomène inexplicable, sans jamais (à une exception près) se départir de leur flegme et de leur froideur d'analyse.

Il est à noter que ce film ne comporte aucun générique au début : le film commence directement avec un fond noir puis étoilé, une voix off, celle du narrateur, et enfin les mots « Phase I » s'affichant dans l'angle supérieur droit de l'écran.

Le titre « Phase IV » s'explique par la structure narrative du film, divisée en quatre parties.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Ce film fut le seul long métrage réalisé par Saul Bass.
  • Ce film marque les retrouvailles de Nigel Davenport et Lynne Frederick, après Terre brûlée.
  • En 1971, la fiction documentaire The Hellstrom Chronicle (Des insectes et des hommes), écrit par David Seltzer et dirigé par Walon Green présentait déjà les insectes de façon inquiétante en les filmant suivant des angles et des techniques comparables.
  • Le film gagna le Prix spécial du jury au Festival international du film fantastique d'Avoriaz 1975.

Voir aussi[modifier | modifier le code]