Phare du Créac'h

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Créac'h.
Phare du Créac'h
Phare du Créac'h
Phare du Créac'h

Coordonnées 48° 27′ 33″ N 5° 07′ 44″ O / 48.45917, -5.1288948° 27′ 33″ N 5° 07′ 44″ O / 48.45917, -5.12889  
Pays Drapeau de la France France
Localisation Ouessant, Finistère
Construction 1863
Hauteur 54,85 m
Élévation 70 m
Portée 32 milles (59,26 km)
Feux 2 éclats blancs groupés toutes les 10 s
Optique 4 optiques double sur 2 niveaux, focale 65 cm
Lanterne 4 lampes aux iodures métalliques de 2 000 W
Aide sonore 2 vibrateurs
Automatisation oui
Gardienné oui
Visiteurs musée seulement
Protection Logo monument historique Classé MH (2011)

Géolocalisation sur la carte : Finistère

(Voir situation sur carte : Finistère)
Phare du Créac'h

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Phare du Créac'h

Le phare du Créac'h a été construit en 1863 sur l'île d'Ouessant, une des îles du Ponant. C’est le plus puissant d'Europe.

Le phare fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 23 mai 2011[1],[2],[3],[4].

Situation[modifier | modifier le code]

Phares de l'île d'Ouessant.

C'est un phare de "grand atterrissage" qui marque l'entrée dans la Manche. Il est situé à l'ouest de l'île d'Ouessant. Il n’existe que deux phares situés plus à l’ouest en France métropolitaine : le phare de Nividic et le phare de la Jument, tous deux situés en mer.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom vient de la pointe de Créac'h, un terme courant en toponymie bretonne. C’est un mot d’origine bretonne signifiant « hauteur, promontoire » (krec’h en breton moderne).

Son nom breton est Tour-tan ar C'hreac'h[5],[Note 1].

En français, on trouve les deux formes « phare du Créac'h » et « phare de Créac'h ».

Historique[modifier | modifier le code]

  • En 1863, allumage du premier feu sur une tour cylindrique en maçonnerie de 46,50 m de hauteur. C'est un feu à éclipses de 20 secondes en 20 secondes avec un éclat alterné avec deux éclats blancs.
  • En 1867, installation d'une trompette (corne de brume) à l'extrémité de l'île d'Ouessant (un son de 2 secondes toutes les 10 secondes).
  • En 1888, le feu est électrifié et devient un feu 2 éclats blancs toutes les 10 secondes. L'ancien appareil optique est démonté et remonté sur le phare du Stiff.
  • En 1901, installation d'une optique double : feu à éclats 10 secondes électrifiée de focale 0,30 m.
  • En 1912, on y installe un radiophare.
  • En 1932, installation d'un diaphone, appareil sonore à air comprimé.
  • En 1939, une nouvelle lanterne présentée à l'Exposition universelle de Paris de 1937 équipe le nouveau feu qui devient alors le plus puissant du monde. C'est un feu à 2 éclats réguliers blancs 10 secondes, équipé en temps normal de 4 lampes incandescence de 3 000 W et pour les périodes de brume de 4 lampes à arc qui faisaient passer la puissance de 5 à 500 millions de candelas.
  • En 1969 équipé de 4 lampes au xénon de 1600 W
  • En 1995 a nos jours 4 lampes aux iodures métalliques de 2000 W

État actuel[modifier | modifier le code]

Tour cylindrique en maçonnerie lisse formant groupe avec divers bâtiments en forme de U. Le fût supporte une balustrade. Il est peint de bandes horizontales blanches et noires. À sa base, dans l'ancienne centrale électrique, se trouve le musée des phares et balises abritant la plus belle collection de lentilles de Fresnel d'Europe.

Le sémaphore du Créac'h actuellement désarmé, est installé non loin du phare.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En breton, la consonne « K » devient « C’h » par mutation consonantique après l’article défini « ar ».

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]