The Legend of Zelda: Phantom Hourglass

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The Legend of Zelda
Phantom Hourglass
image

Éditeur Nintendo
Développeur Nintendo EAD
Concepteur Daiki Iwamoto (directeur)
Eiji Aonuma (producteur)

Date de sortie Drapeau du Japon 23 juin 2007
Drapeau des États-Unis 1er octobre 2007
Drapeau européen 19 octobre 2007
Genre Action-aventure
Mode de jeu Un joueur et multijoueur
Plate-forme Nintendo DS
Média Cartouche
Langue Multilingue
Contrôle Écran tactile, stylet, microphone

Évaluation CERO : A ?
ESRB : E ?
OFLC (AU) : G ?
PEGI : 7

The Legend of Zelda: Phantom Hourglass (ゼルダの伝説 夢幻の砂時計, Zeruda no densetsu Mugen no sunadokei?, litt. La Légende de Zelda: Le Sablier spectral) est un jeu vidéo de la série The Legend of Zelda sur Nintendo DS. Son existence a été officiellement dévoilée lors du salon Game Developers Conference le 23 mars 2006 lors d'une conférence de presse par le président en place de Nintendo, Satoru Iwata. La sortie a été retardée pour finaliser le gameplay. C'est l'un des jeux les plus attendus de l'année 2007 en raison du succès des épisodes précédents.

Le jeu est sorti officiellement le 23 juin 2007 au Japon mais il était disponible en ligne et téléchargé par de nombreux fans dès le 20 juin 2007. Un joueur au pseudonyme de Mind Open (MO) a mis en ligne une solution du jeu dès le 21 juin 2007, soit deux jours avant le lancement du jeu au Japon alors que le forum de Nintendo mentionne pour sa part la mise en ligne de vidéos de la version japonaise du jeu sur YouTube avant même sa sortie et le bannissement de fans trop empressés sur le site de GamesFaqs. Une foire aux questions en anglais explicite le fonctionnement de cette version japonaise jouable au stylet de manière intuitive[1].

Grâce au cel-shading, le style graphique est le même que celui du jeu The Wind Waker dont il est d'ailleurs la suite. Il a été pensé pour être joué entièrement au stylet. The Legend Of Zelda: Spirit Tracks sorti sur Nintendo DS en 2009 est sa suite directe.

En mai 2008, le jeu s'est écoulé à 4,1 millions d'exemplaires[2].

Trame[modifier | modifier le code]

Univers[modifier | modifier le code]

Ce jeu reprend l'univers de The Wind Waker, à savoir un vaste océan peuplé de plusieurs îles de tailles plus ou moins importantes.

Personnages[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Après leur aventure survenue quelques mois auparavant dans The Wind Waker, Link, Tetra et toute l'équipe pirates sont partis au gré du vent, sur leur fidèle bateau, vers un nouvel horizon. Au gré des vagues, ils se dirigent vers un gigantesque manteau de brume, un navire abandonné mouille au milieu de l'épaisse couche de brouillard… Tetra, décide d'aller explorer le navire, mais elle n'avait pas prévu que l'exercice serait si éprouvant et se met en danger. Link tente alors de la sauver mais ses efforts sont malheureusement futiles, il se noie dans l'océan brumeux. À son réveil, il se retrouve sur une plage. Une petite fée nommée Ciela lui offre ses services pour retrouver le reste de son équipe disparue.

Le héros rencontre un vieillard mystérieux nommé Siwan, qui lui apprend à se battre et lui recommande d'aller voir le marin Linebeck pour se déplacer en mer. Mais il doit auparavant retrouver les esprits de la force, de la sagesse et du courage (qui n’est autre que Ciela elle-même) pour trouver le navire fantôme. Hélas, Tetra a été changée en statue, et le seul moyen de la sauver est de rendre ses pouvoirs à Siwan, en réalité le Roi des Mers, qui, après avoir été attaqué par une créature nommée Bellum les a perdu, entraînant le dérèglement du monde : apparition de nombreux monstres, séismes…

Pour battre Bellum, Link doit de nouveau parcourir les mers et trouver trois minerais rares donnés par le Roi des Mers à des tribus vivant sur des îles éloignées. Grâce à ces minerais, le forgeron Sazu peut forger une épée spectrale, la seule suffisamment puissante pour vaincre Bellum. Ceci fait, Link retrouve Tetra et son équipage, avant d'apprendre qu'il ne s'est en réalité écoulé que quelques minutes depuis le début de l’aventure.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

L'utilisation du jeu est essentiellement basée sur l'écran tactile de la console ainsi que sur ses deux écrans qui permettent d'afficher des cartes, de les annoter, de planifier des déplacements, de résoudre des énigmes, de lancer des objets (le boomerang par exemple), pré-dessiner la route d'un bateau, dessiner des symboles qui permettent d'ouvrir une porte. Beaucoup de personnages adjuvants sont présents pour guider le héros, lui faire découvrir les possibilités de jeu, etc.

Les boutons servent uniquement à la gestion des options du jeu alors que le jeu lui même de type DCE (déplacements, combats, énigmes) se joue exclusivement et entièrement au stylet.

La résolution de certaines énigmes nécessite néanmoins l'usage du microphone, par exemple en soufflant pour imiter le bruit du vent ou en devant obligatoirement fermer l'écran de la console pour résoudre une énigme, ce qui limite l'utilisation des émulateurs de la Nintendo DS qui ne gèrent pas l'entrée du son.

Shigeru Miyamoto, le créateur de Mario et Zelda, justifie cette position dans une interview le 16 juin 2007[3],[4] : « Quand nous avons décidé de développer un Zelda sur DS, nous voulions que ce soit un jeu amusant et qui capture l’essence de la DS. Nous nous inquiétions de savoir si nous pouvions faire un bon Zelda qui utiliserait le stylet comme système de contrôle… Si vous voulez essayer quelque chose vous avez juste besoin de toucher l’écran avec le stylet, c’est très intuitif. »

Le concepteur du jeu indique enfin : « Un message pour les fans de Zelda : je crois que la série Zelda a évolué à travers les années. Ce jeu ne fait pas l’exception. Nous avons changé les mécaniques du gameplay pour en faire un jeu frais et amusant. »

Les premiers tests par les revues de jeu japonaises mentionnent une maniabilité au stylet parfaite et une difficulté progressive qui devrait permettre à des millions de joueurs d'apprécier ce nouvel opus.

Le jeu bénéficie également d'un mode online permettant le jeu à plusieurs grâce au réseau Nintendo Wi-Fi Connection.

Développement[modifier | modifier le code]

L'objectif de cette création était d'utiliser les possibilités offertes par la DS : un jeu Zelda entièrement jouable avec le stylet et l'écran tactile. Eiji Aonuma espère que ce nouveau mode de contrôle sera réutilisé par les prochains Zelda, ou par d'autres jeux d'aventures sur DS.

La première idée pour l'interface fut que le joueur aurait contrôlé Link en utilisant la croix directionnelle et les boutons, avec une carte sur l'écran du bas et toute l'action en 3D sur celui du haut, à la Metroid Prime Hunters ou Super Mario 64 DS. Mais l'équipe n'était pas satisfaite par ce système et inventa celui désormais utilisé par le jeu.

Le jeu fut d'abord présenté au public lors de la Game Developers Conference de 2006, sous forme d'un trailer. À l'E3 2006, le jeu était jouable et on découvrit également le mode multijoueurs. La date de sortie annoncée était alors le quatrième trimestre 2006 mais comme Nintendo ne donna plus de nouvelles dans les mois suivants, il sembla évident qu'il allait être retardé et fin novembre, il fut officiellement annoncé comme retardé jusqu'à 2007. À l'E3 2007, Nintendo annonça la date de sortie américaine : 1er octobre 2007.

Au début, le projet commença comme une adaptation DS de Four Swords, et l'équipe de développement, après avoir découvert les possibilités de cel shading de la DS, décida d'en faire une aventure pour joueur solo. Quand Nintendo annonça la DS à l'E3 2004, Eiji Aonuma laissa entendre qu'il y aurait un jeu Zelda sur cette console.

Shigeru Miyamoto déclara en octobre 2004 : « nous pensons à adapter Zelda: Four Swords pour la DS »[5], mais Aonuma fit plus tard remarquer que l'idée n'a jamais atteint le stade du développement. Début 2005, Aonuma déclara au Electronic Gaming Monthly dans un entretien que le nouveau Zelda pour DS ne serait pas Four Swords, et Nintendo annonça finalement Phantom Hourglass à la Game Developers Conference 2006.

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues

Presse numérique
Média Note
1UP.com (US) B+[6]
Allgame (US) 4,5 / 5[7]
Gamekult (FR) 8 / 10[8]
GameSpot (US) 9 / 10[9]
IGN (US) 9 / 10[10]
Jeuxvideo.com (FR) 18 / 20[11]
Agrégateurs de notes
Média Note
GameRankings 88,91 %[12]
Metacritic 90 / 100[13]
MobyGames 89 / 100[14]

Postérité[modifier | modifier le code]

Manga[modifier | modifier le code]

Un manga de Akira Himekawa intitulé The Legend of Zelda: Phantom Hourglass est sorti le 16 mars 2011 en France aux éditions Soleil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The Legend of Zelda: Mugen no sunadokei »,‎ 24 juin 2007 (consulté le 10 février 2014)
  2. (en) « The Legend of Zelda: Phantom Hourglass », sur VG Chartz (consulté le 10 février 2014)
  3. (ja) « Interview officielle en japonais de Miyamoto, le créateur de Zelda » (consulté le 10 février 2014)
  4. (en) « Playing The Legend of Zelda with the Stylus »,‎ 15 juin 2007 (consulté le 10 février 2014)
  5. (en) Anoop Gantayat, « Miyamoto Speaks to Final Fantasy Producer », sur IGN,‎ 7 octobre 2004 (consulté le 10 février 2014)
  6. (en) James Mielke, « The Legend of Zelda: Phantom Hourglass », sur 1UP.com,‎ 2 octobre 2007 (consulté le 2 décembre 2011)
  7. (en) « The Legend of Zelda: Phantom Hourglass », sur Allgame (consulté le 2 décembre 2011)
  8. « Test The Legend of Zelda : Phantom Hourglass », sur Gamekult,‎ 17 octobre 2007 (consulté le 2 décembre 2011)
  9. (en) Alex Navarro, « The Legend of Zelda: Phantom Hourglass Review », sur GameSpot,‎ 1er octobre 2007 (consulté le 2 décembre 2011)
  10. (en) Mark Bozon, « The Legend of Zelda: Phantom Hourglass Review », sur IGN,‎ 25 septembre 2007 (consulté le 2 décembre 2011)
  11. « The Legend of Zelda : Phantom Hourglass », sur Jeuxvideo.com,‎ 16 octobre 2007 (consulté le 2 décembre 2011)
  12. (en) « The Legend of Zelda: Phantom Hourglass », sur GameRankings (consulté le 2 décembre 2011)
  13. (en) « The Legend of Zelda: Phantom Hourglass », sur Metacritic (consulté le 2 décembre 2011)
  14. (en) « The Legend of Zelda: Phantom Hourglass », sur MobyGames (consulté le 2 décembre 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]