Phan Thanh Giản

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Phan Thanh Giản
潘清簡

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Phan Thanh Giản à Paris en 1863.

Naissance 11 novembre 1796
Village Ba Thanh, Bien Hoa
Décès 1867
Cochinchine (Vietnam)
Nationalité Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Vietnamienne

Compléments

Négociateur du traité de Saigon.
Ambassadeur en France. Gouverneur.

Phan Thanh Giản (hanja 潘淸簡), 11 novembre 1796 - 4 août 1867) était un politicien et diplomate vietnamien, ambassadeur en France. Son nom de naissance est Jingbo (hanja 靖伯), et il est largement connu sous le surnom de 'Liang xi' (hanja 梁溪) et 'meichuan'(梅川).

Sous le règle de Minh Mạng à celui de Tu Duc, il a été successivement : vice-grand censeur du royaume, ministre et membre du Conseil secret, président du tribunal des rites, plénipotentiaire auprès du premier gouverneur de la Cochinchine française, l'amiral Louis Adolphe Bonard, chef de la mission extraordinaire envoyée à l'empereur Napoléon III aux Tuileries, à Paris, et enfin à son retour d'Europe, vice-roi des trois provinces occidentales de la Basse-Cochinchine.

Il a mené une ambassade en France dès 1863, et s'est suicidé lorsque la France a achevé l'invasion au sud du Vietnam (Cochinchine) vers 1867. Il vient de le province de Fujian en Chine. Le grand-père de Phan Thanh Giản était chinois, et il a épousé une Vietnamienne. Il était surnommé Liangxi (梁溪), meichuan (梅川).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Phan Thanh Gian, fils d'un employé de rang inférieur de l'administration, est né dans un petit village près de Batri nommé Baothanh, en 1796 - mort, en août 1867, à Vinhlong. Phan Thanh Gian passa brillamment tous ses examens. Licencié en lettres, puis docteur, il occupa auprès de Minh Mạng à la cour des mandarins à Hué un emploi de deuxième degré, puis rapidement il s'éleva au rang de vice-censeur du royaume, premier degré, deuxième classe.

Traité de Saigon[modifier | modifier le code]

Phan Thanh Giản était l'un des principaux mandarins de la cour Nguyễn. Il a joué un rôle majeur dans le traité de Saigon avec les Français en 1862[1]. Les négociations qui ont conduit au traité de Saigon (Cochinchine) : les provinces de Già Dinh, Mỹ Tho, Bien Hoa, les îles de Poulo Condore ont été cédées, et les Français ont payé les réparations[2].

À cause de son rôle dans ses négociations, Phan Thanh Giản était plutôt populaire, autant auprès la population vietnamienne qu'à la cour du roi Tự Đức.

Ambassade extraordinaire[modifier | modifier le code]

Il fut envoyé à Paris le 4 juillet 1863, auprès de l'empereur Napoléon III avec Henri Rieunier futur ministre de la marine et député. Le vice-grand-censeur du royaume était accompagné de deux autres mandarins et de soixante trois personnes attachés à son ambassade dont Truong-Vinh-Ky, mandarins inférieurs, secrétaires, soldats ou domestiques. Les ambassadeurs arrivèrent dans la capitale le 13 septembre et furent présentés le 18 septembre au ministre des Affaires étrangères et à l'empereur Napoléon III, le jeudi 7 novembre 1863 au palais des Tuileries. Ils apprirent, par la presse, que le gouvernement impérial était disposé à atténuer le traité de 1862. Après un court séjour, à Madrid, auprès de la reine Isabelle II d'Espagne ils arrivèrent, le 18 mars 1864, en Cochinchine à bord du Japon, pour annoncer à Tu-Duc le succès de leur mission.

La mort de Phan Thanh Gian[modifier | modifier le code]

Phan Thanh Gian, âgé de 74 ans, ne supportait plus les attaques injurieuses que ses adversaires politiques mettaient en circulation contre lui. Il voulait faire entrer son pays, à la suite de son voyage en Europe, dans une démarche de progrès à l'occidentale. Il ne réussit pas à dissuader le roi Tu Duc et la cour de Hué de continuer une politique de refus, de sape, et de lutte armée. Comprenant la résistance inutile, ne pouvant obéir aux ordres de son souverain, ni conserver à sa patrie les provinces dont il avait le gouvernement il donna l'ordre aux mandarins, pour préserver le sort des populations, de livrer sans résistance, en 1867, les citadelles des trois provinces occidentales, à la France. L'illustre Phan Thanh Gian se résout donc à mourir. Il avait réuni sa nombreuse famille auprès de lui à Vinhlong. Ensuite il s'empoisonna devant tous ses parents en prenant une forte dose d'opium. Il avait fait préparer son cercueil et il avait adressé une lettre au gouverneur français, l'amiral Pierre-Paul de La Grandière. Par le sacrifice de sa vie le 5 juillet 1867, Phan Thanh Gian avait voulu racheter les fautes de son gouvernement et essayer auparavant de lui rendre les trois provinces qu'il avait perdues. Un détachement de soldats français lui rendit les honneurs funèbres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vietnam de Jan Dodd, Mark Lewis, Ron Emmons, p. 151
  2. Chapuis, p. 49: "Phan Thanh Giản agreed to cede Già Dinh, My Tho, Bien Hoa, and the Poulo Condore Island, and to pay for war reparations of 400000 silver dollars over 10 years"

Bibliographie[modifier | modifier le code]